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Hommage à Nelson Mandela et sa lutte contre le SIDA lors des Solidays 2014

Solidays  - La scène Paris par SupetMat - CC BY-SA 3.0

Solidays – La scène Paris par SuperMat – CC BY-SA 3.0

L'évennement tant attendu a bien eu lieu ! La 16e édition de Solidays qui s'est déroulé du 27 au 29 juin, à l’hippodrome de Longchamp à Paris a démontré l'engouement du public pour cet évènement culturel. Le festival a attiré 175 000 spectateurs en trois jours, soit 5000 de plus que l'an dernier. Dans un billet paru sur Mag agenda culturel, Caroline Boeuf ne cache pas son enthousiasme:

Du 27 au 29 juin, le festival Solidays a animé l’Hippodrome de Longchamp à Paris. -M-, Franz Ferdinand, Fauve, Metronomy, Triggerfinger, Rodrigo y Gabriela ou encore Vanessa Paradis, qui a clos l'événement dimanche, ont enflammé cette 16 édition, malgré la pluie incessante. Le mauvais temps n'a cependant pas démotivé les festivaliers. Avec 175.000 spectateurs réunis en trois jours, Solidays, l'un des plus grands festivals de musiques actuelles de France progresse par rapport à 2013. La 15e édition avait accueilli 170.000 spectateurs.

Le logo de Solidays. Image extraite de la page Facebook de l'évènement

Le logo de Solidays. Image extraite de la page Facebook de l'évènement

Organisé par Solidarité SIDA, cette année, le Festival Solidays devait rendre hommage à la mémoire et au combat de Nelson Mandela dont un des enfants a été victime de cette maladie, avec le slogan “The fight must go on !”.  The smart girl ‘s blog  explique:

“The fight must go on !”

Symbole d’engagement dans la défense des droits de l’Homme, Mandela consacra les dernières années de sa vie à lutter contre le sida. Associé au slogan “The fight must go on”, clin d’œil au célèbre groupe Queen, le message se veut encore plus fort : le sida est toujours présent, le combat doit continuer.

Le blog transgenres.over-blog.com rappelle quelques chiffres de la pandémie en France:

Sida : “plus de 6.400 nouvelles contaminations par an”

En 2013, Solidays a connu un record de fréquentation, avec quelque 170.000 festivaliers. Pour l'édition 2014, la seizième, Solidays  prend le pari de faire encore mieux. “La mobilisation ne doit pas se relâcher : rien qu'en France, plus de 6.400 nouvelles contaminations par an sont observées, tandis que le sida entraîne souvent isolement social et précarisation, même si les traitements ont fait des progrès sans parvenir à éradiquer le virus”, a souligné Luc Barruet, cité par l'AFP.

Myriam Thibault, écrivain, musicienne et rédactrice en chef de la Revue Littéraire des Éditions Léo Scheer décrit sur son blog personnel son expérience et ses sensations personnelles:

En tout début d’après-midi, Bill Gates et Antoine de Caunes ouvraient le festival au Forum Café. Je ne les ai malheureusement pas vus. J’arrive vers 18 heures. Les files d’attente semblent interminables. Après avoir fait la queue une bonne demie-heure, une bénévole m’informe que je dois aller à l’entrée des invitations, et que j’ai attendu pour rien, car là-bas, il n’y a personne… Je reste calme. 10 minutes plus tard, avec mon bracelet autour du poignet, j’entre enfin !

La visite du Président François Hollande n'a pas manqué d'attirer l'attention de nombreux blogueurs d'autant plus qu'il a fait un engagement important en cette période de crise, de réduction des fonds alloués au Programme ONUSIDA. Le site portaildesiles.com a publié à ce propos:

Premier président de la République en exercice à se rendre au festival de Solidarité Sida, François Hollande a effectué une visite surprise de plus d’une heure dimanche après-midi (voir les photos en bas de l’article).

Lors d’une rencontre avec les bénévoles, il s’ engagé à maintenir « quoi qu’il arrive à l’identique » la contribution de la France au Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

En plus de la musique, les activités à caractère purement culturel ont été nombreuses. La blogueuse  a participé à une table ronde animée par des religieuses allemandes:

Cela fait 35 ans que les sœurs militent pour différents droits, dont parmi eux “le droit à la différence” .

Pleine de sagesse, elles nous racontent comment leur différence a été perçue, et souvent rejetée, dans leur milieu familial et professionnel. Et quelle voie, elles ont suivi pour vivre cela. C’est indéniablement la voix du coeur. 

Après tant d'années depuis que le VIH/SIDA est connu, la vie des personnes séropositives est encore pleines de difficultés, comme en témoignent des victimes sur aides.org, dont Aurore:

Le regard des autres est multiple, il dépend du niveau culturel des gens. Souvent les personnes jugent par bêtise, par ignorance ou par manque d’information…..

Comment sommes-nous censés vivre un regard de crainte, de dégoût, de gêne ou de peur ? Et lorsque ces regards se répètent, jour après jour, comment continuer à avancer ? Ce qui m’effraie le plus, ce sont les paroles entendues au sujet des personnes séropositives lorsque les gens ne savent pas que je le suis. Les idées préconçues et fausses ont encore la vie dure, notamment en termes de modes de

Selon le Centre régional d'information et de prévention du sida (Crips) d'Ile-de-France, en 2012, le nombre de personnes personnes qui ont découvert leur séropositivité VIH en France était de 6372 dont 2702 rien qu'en Ile-de-France, la région la plus affectée du pays. De son coté, Thibaut Verrier fait savoir qu'en France, 50000 personnes vivent avec le virus sans le savoir.

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