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Peut-on faire des affaires avec les déchets fécaux ?

Clean Team Ghana's toilet cartridges  awaiting delivery to customers in Kumasi, Ghana on 17 October 2013. Photo by Yani. Used with permission from Clean Team Ghana.

Les conteneurs des toilettes Clean Team Ghana en attente de livraison auprès de la clientèle à Koumassi, Ghana, le 17 octobre 2013. Photo de Nyani. Utilisée avec la permission de Clean Team Ghana.

[Billet d'origine publié le 19 avril 2014]

Cela ne veut sans doute pas dire grand chose pour Monsieur tout le monde, pourtant, pour les entrepreneurs sociaux, les déchets fécaux constituent un business inestimable. Les engrais chimiques sont remplacés par des boues fécales, moins chères et plus riches en minéraux pour une utilisation agricole.

Ayant compris le potentiel que représente le recyclage des déchets fécaux, Clean Team Ghana (@cleanteamghana), une entreprise d'assainissement basée au Ghana fournissant des installations sanitaires innovantes et abordables aux citadins, a organisé un tchat sur Twitter invitant les experts du traitement des boues fécales à partager leurs opinions sur “Comment transformer les déchets fécaux en opportunités”. Le tchat du 15 avril 2014 s'est déroulé via le hashtag #WasteOpportunities.

C'est le deuxième tchat Twitter organisé par l'entreprise. Le premier a traité des moyens d'éradiquer la défécation en plein air au Ghana avec la participation d'experts en assainissement, de représentants de l'administration, d'entreprises sociales et des internautes, le 24 janvier 2014.

Gavin Collins, conférencier au Ryan Institute en Irlande, a indiqué :   

J'aurais tendance à dire que les possibilités sont illimitées en ce qui concerne les produits et les services qu'on peut générer avec les déchets fécaux.

Doreen Anim, gestionnaire du recouvrement des recettes au sein de Clean Team Ghana, a fait remarquer :

ils peuvent être transformés en éthanol et en méthanol utilisables sous forme de carburant liquide

Andy Narracott a insisté sur l'utilisation du CO2 dégagé par les déchets :

Les pêcheries ont des problèmes à gérer les écosystèmes des plantes sous-marines dans les étangs. Le CO2 émanant des déchets pourrait contribuer à résoudre les problèmes

Quels sont les principaux obstacles à la transformation des déchets en opportunités de business ? Un utilisateur de Twitter @ahiabor a avancé une réponse :

La culture, le financement et les infrastructures ont toutes un rôle à jouer. Nous n'avons pas prévu de système de traitement des eaux usées, par exemple

Gavin Collins approuve également :

Il y a un ‘facteur beurk’ qui colle au débat sur la pertinence et la recevabilité des produits et des services provenant de déchets fécaux.

Naomi Kokuro a écrit :

La culture est le premier obstacle, une fois qu'il est brisé, le financement ne devrait pas poser problème

Francis Kumadoh a avancé :

La culture est un facteur important dans la gestion des déchets.

En réponse au tweet de Francis Kumadoh, Valérie Labi a écrit :

et l'odeur, les gars. Il y a beaucoup d'argent à faire au niveau de la chaîne de valeur, la manutation, le transport et le produit final.

Akua Akyaa Nkrumah, gestionnaire de l'innovation au sein de l'entreprise de gestion des déchets Jekora Ghana, a commenté :

nous avons des perceptions sur les déchets, un manque de soutien des pouvoirs publics, un manque de capital et un manque de marché pour les déchets

Super Yansh, une entreprise dans le domaine de l'assainissement fournissant des logements équipés de toilettes à domicile, a suggéré :

En créant des produits utiles à base de déchets fécaux, nous devons prendre en considération nos valeurs et croyances culturelles

Dan Smith, un consultant technique au sein de Clean Team Ghana, a défendu :

Si on transforme les déchets fécaux en combustibles industriels alors la culture ne sera plus un problème

Andy Narracott n'est pas d'accord sur le fait que la culture soit un défi majeur :

Non – L'argent est roi. Nous avons parlé aux producteurs de cacao qui étaient satisfaits des engrais à base de déchets tant que ceux-ci restaient moins chers !

Hans Doctor, ambassadeur des Pays-Bas au Ghana, en Côte d'Ivoire, au Libéria, en Sierra Leone et au Togo, a écrit :

la tarification doit être compétitive, sinon les gens n'achèteront pas.

Climate Watch Ghana a suggéré :  

La question des bénéfices ne devrait pas être centrée uniquement sur les gains financiers….pensez davantage aux bénéfices environnementaux.

Asantewa Monney a noté :

Nous oublions que les déchets ne se limitent pas à la récupération et au recyclage mais touchent également tout ce qui est réutilisation…souvenez-vous la bouteille de coca-cola

Mona Mij, un designer industriel, a tweeté :

opportunités dans les déchets dans les pays en développement : la réutilisation des excréments doit être sexy ! Comment ? Via l'implication des gens, des stratégies de marque à la mode + du marketing !

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