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María Angélica Marín, contributrice de Global Voices et esprit libre

María Angélica Marín

María Angélica Marín au Sommet GV 2012 à Nairobi. photo par Laura Schneider pour Global Voices, utilisée sous licence Creative Commons  (CC BY-ND 2.0).

María Angélica Marín collabore avec Global Voices depuis 2009, où elle compte plus de 1300 traductions. Voyageuse passionnée et technophile, enthousiaste à découvrir de nouvelles choses, avec un esprit frais et libre, elle a accepté de se raconter.

Global Voices (GV) : Parlez-nous un peu de vous. D'où êtes-vous ? Quelle carrière avez-vous suivie ? Que faites-vous en ce moment ?

María Angélica (MA) : Soy una ciudadana chilena que ha estudiado, trabajado y andado en más de un lugar. Parte de mis estudios universitarios los hice en Chile (Bio-estadística, Demografía y Mediación Familiar), parte en Francia (Maestría y Doctorado en Demografía) y otra parte en Canadá (Salud Comunitaria). Como profesional he trabajado también en varios países: Chile, Suiza, Italia, Honduras, Perú, Francia, Canadá, El Salvador, Brasil, Gabón, EE. UU., Argentina (uf! ya es suficiente), esto en organismos nacionales, internacionales, ONG y como obrera en la empresa privada.

Fuera de GV actualmente hago poco y nada relacionado con mi profesión aunque tengo una debilidad por los temas de derechos humanos y sobre todo los de salud. Corrijo textos traducidos al español para una escuela en Estados Unidos, en cierta época del año colaboro en la reunión de cosas útiles para familias de bajos recursos, en la confección de prendas abrigadoras para personas de la tercera edad y no hay duda que hago vida social y me encanta salir “a descubrir mundo”, es decir a descubrir barrios en Santiago y parajes fuera de Santiago. Mantengo contacto con mis amistades fuera de Chile ya sea visitándolos o recibiéndolos y por cierto gracias a la nueva tecnología (a la que soy bastante aficionada) dialogando con ellos frente a frente.

Ya que mencioné nueva tecnología la verdad es que, hace años, comencé rechazándola y luego la necesidad de tratar datos hizo que tuviera que estudiar para poder dialogar con el programador. Así, me hice poco a poco usuaria y en cierta medida adicta y eso ha hecho que entre mi entorno poco aficionado a ella me haya convertido en una especia de asesora lo que constituye otra de mis ocupaciones fuera de GV.

María Angélica (MA): Je suis une citoyenne chilienne qui a étudié, travaillé et voyagé dans plus d'un endroit. J'ai effectué une partie de mes études universitaires au Chili (bio-statistiques, démographie et médiation familiale), une autre partie en France (maîtrise et doctorat en démographie) et une autre encore au Canada (santé communautaire). Pour des raisons professionnelles, j'ai aussi travaillé dans différents pays : Chili, Suisse, Italie, Honduras, Pérou, France, Canada, El Salvador, Brésil, Gabon, USA, Argentine (ouf c'est assez !), dans des organisations nationales et internationales, des ONG et dans le privé.

Outre GV, je mène actuellement des activités qui ont peu ou prou à voir avec ma profession, bien que j'aie un faible pour les questions des droits de l'homme, en particulier ceux liés à la santé. Je révise des textes traduits en espagnol pour une école aux Etats-Unis, certaines périodes de l'année, je participe à la collecte des objets utiles pour les familles à faible revenu ainsi qu'à la production de vêtements chauds pour les personnes âgées ; il ne fait aucun doute que je maintiens une vie sociale et j'aime sortir pour “découvrir le monde”, c'est-à-dire découvrir les quartiers de Santiago et les paysages en dehors de Santiago. Je reste en contact avec mes amis de l'extérieur du Chili en leur rendant visite ou en dialoguant avec eux de vive voix grâce aux nouvelles technologies (dont je suis assez fan).

Maintenant que j'ai mentionné les nouvelles technologies, la vérité est qu'il y a quelques années j'avais commencé par les rejeter, mais elles étaient nécessaires pour traiter les données que je devais étudier pour pouvoir communiquer avec le programmeur. C'est de cette façon que je suis devenue progressivement une internaute et, dans une certaine mesure, accro ; cela signifie que je suis devenue une sorte de conseillère pour des personnes un peu réticentes de mon entourage. C'est une autre de mes occupations en dehors de GV.

GV : Comment avez-vous rencontré GV ? Qu'est-ce qui vous amène à y collaborer ?

MA: Pregunta algo difícil de responder pues yo misma me la he hecho y la verdad es que ignoro la respuesta. Seguramente buscaba alguna información y caí en GV. Al ver que se podía colaborar traduciendo decidí probar (¡en probar no hay engaño!), resultó y aquí estoy feliz de hacerlo. Tenía alguna experiencia en traducción desde mis primeros tiempos como estudiante en Francia y en un cierto momento en Suiza.

Colaboro con gusto con GV pues creo en la utilidad de conocer no solo información de grandes medios si no también de blogs y otros. Me atrajo y sigue atrayendo la variedad de temas que se tratan, el espíritu de grupo y de colaboración de cada uno, la libertad que tenemos no solo de elegir lo que queremos hacer, también de cuándo lo hacemos. Nos comprometemos por que queremos y por el tiempo que queremos, nosotros somos responsables de nuestro compromiso.

En fín, me permito subrayar que no solo traduzco, no hace mucho osé escribir algunas cosillas tanto en español como en francés que han aparecido en GV y espero seguir haciéndolo.

MA C'est une question à laquelle il est très difficile de répondre, je me la suis posée mais en vérité j'ignore la réponse. Je cherchais probablement une information et je suis tombée sur GV. Quand j'ai vu qu'on pouvait collaborer comme traducteur, j'ai décidé d'essayer (il n'y a pas de mal à essayer !). Ça a marché et me voilà, je suis heureuse de le faire. J'avais une certaine expérience dans la traduction lorsque j'étais étudiante en France et pendant une période en Suisse. J'apprécie vraiment ma collaboration avec GV puisque je crois en l'importance de trouver des informations non seulement dans les médias traditionnels mais aussi dans les blogs et autres sites. J'étais, et je continue à être intéressée par la variété de sujets qui y sont abordés, l'esprit d'équipe et le désir de collaborer de chacun, la liberté que nous avons non seulement de choisir ce que nous voulons faire, mais aussi quand le faire. Nous nous impliquons parce que nous le voulons et aussi longtemps que nous le voulons, nous sommes chacun responsable de notre propre engagement.

Enfin, j'aimerais souligner que je ne fais pas que traduire, récemment, j'ai aussi franchi l'étape d'écrire quelques choses en espagnol et en français qui ont été publiées sur GV et j'espère pouvoir continuer à le faire.

GV : Vous avez pu assister au Sommet GV en 2012. Que pensez-vous de cette expérience ?

MA: Si, pude asistir pues tuve la SUERTE y PRIVILEGIO (así, con mayúscula) de haber sido invitada. Me hice miles de preguntas sobre qué podría hacer allí, cuál sería mi aporte, con quien me iba a encontrar, cuáles serían las semejanzas y diferencias con los Congresos, Reuniones, Seminarios y muchos otros eventos de ese tipo a los que he asistido o participado.

En fín, fue toda una experiencia que califico de LINDA, ENRIQUECEDORA y muy diferente a las que he tenido en mi vida profesional. Me encantó ser una más entre muchas personas de todo horizonte, poder conversar con quien quisiera sin el rito de hacer “courbettes” (inclinación de cabeza en demostración de respeto) frente a un gran sabio o a un profesor de gran fama, o al autor del libro x o de la teoría a, b, c, d, … No cabe duda que me sentí “en mi salsa” al encontrar personas de diferente importancia profesional así como de países, culturas, colores, … esto último a veces me hace falta en Chile.

En cuanto al contenido de las sesiones de trabajo aprendí mucho sobre GV, su historia, su evolución, métodos de trabajo así como de los planes futuros (en constante evolución). Me permitió considerarme parte de GV y no solo una colaboradora. Valoro muchísimo el que toda la comunidad GV sea consultada y tenga voz y voto.

MA : Oui, j'ai pu y assister comme j'ai eu la CHANCE et le PRIVILÈGE (comme ça, en lettres majuscules) d'avoir été invitée. Je me suis posé un tas de questions sur ce que je pouvais faire, quelle serait ma contribution, qui j'allais rencontrer, quelles sont les différences avec les conférences, réunions, séminaires et autres événements de ce type auxquels j'avais participé ou aurais pu participer.

En fin de compte, c'était toute une expérience, que je décrirais comme BELLE, ENRICHISSANTE et très différentes de celles que j'avais eues dans ma vie professionnelle. J'ai adoré être une des nombreuses personnes de partout dans le monde, de pouvoir parler à qui je voulais sans le rituel de “courbettes” (hochant la tête en signe de respect) quand on rencontre un grand penseur ou un célèbre professeur, ou l'auteur du livre X ou de la théorie A, B, C, D … Il ne faisait aucun doute que j'étais dans mon élément en rencontrant des personnes de différents niveaux professionnels ainsi que de différents pays, cultures, couleurs … Par moments cela me manque au Chili.

En ce qui concerne le contenu des séances de travail, j'ai beaucoup appris sur GV, son histoire, son évolution et les méthodes de travail ainsi que ses plans d'avenir (en évolution constante). Cela m'a permis de me considérer moi-même comme faisant partie de GV, et pas seulement une collaboratrice. J'apprécie vraiment le fait que chaque membre de la communauté de GV est consulté et a une voix et un vote.

GV : Avec votre grande expérience, que recommanderiez-vous aux jeunes générations qui débutent dans la traduction ou qui veulent voyager dans le monde?

MA: Uf! estas son dos preguntas disfrazadas en una. Mis respuestas van por separado.

Respecto a aventurarse en el mundo de la traducción sin ser traductor(a) solo diría que quien quiera hacerlo necesita primero que nada hacerlo a su lengua materna o eventualmente en un idioma que conozca muy pero muy bien, agrego que es importantísimo que lo hagan en un tema que les guste y que ojalá conozcan, que deseen saber mas de él, que estén dispuestos a hacerlo lo mejor que puedan aunque ello signifique mucho trabajo. Y lo último, querer superarse y hacerlo bien.

Respecto a quienes tengan ganas de recorrer el mundo les diría que deben o tienen que ser curiosos, respetuosos, sacrificados (especialmente cuando el dinero escasea), fáciles para adaptarse a todo o casi todo, tener una cierta propensión a hacer amistades y cuando sea posible devolver (en el sentido de hacer algo semejante o mas de lo recibido si fuere necesario) los apoyos y favores recibidos, no olvidar las amistades hechas.

En fin, para mi no hay nada mejor que hacer lo que a uno le guste pues lo hará a fondo, con gusto y alegría y lo disfrutará plenamente. No hay duda que es bueno o muy bueno experimentar en un área desconocida pues ello enriquece, sin embargo si no nos gusta debemos ser sinceros y decir hasta aquí llego, sin esconder las razones por las que se toma la decisión. En pocas palabras: SINCERIDAD ante todo.

MA : Ouf! Ce sont deux questions en une. Je vais répondre séparément.

En ce qui concerne les débutants dans le monde de la traduction, sans être une professionnelle, je dirai juste que tous ceux qui veulent le faire, de le faire d'abord dans leur langue maternelle ou, à la rigueur, dans une langue qu'ils connaissent très, très bien. J'ajouterais que c'est très important qu'ils le fassent dans un domaine qu'ils aiment et connaissent, sur lequel ils veulent en savoir plus, qu'ils sont prêts à le faire aussi bien que possible, même si cela implique beaucoup de travail. Et la dernière chose, avoir la volonté de s'améliorer et bien le faire.

En ce qui concerne ceux qui veulent voyager dans le monde, je dirais qu'ils doivent être curieux, respectueux et avoir de l'abnégation (surtout quand l'argent est rare), s'adapter facilement à tout ou presque tout, avoir une certaine propension à se faire des amis et, quand c'est possible à restituer, c'est-à-dire rendre ou dépasser la faveur ou le soutien reçus si nécessaire ; ne pas oublier les amitiés nouées.

Enfin, pour moi il n'y a rien de mieux que de faire ce que l'on aime pour le faire à fond, avec plaisir et bonheur et d'en profiter pleinement. Il ne fait aucun doute que c'est bon, voire très bon, que de faire de nouvelles expériences dans un domaine inconnu étant donné que cela enrichit, cependant si on n'aime pas quelque chose on doit être assez honnête pour dire “ça suffit”, sans cacher les raisons qui ont conduit à prendre cette décision. Pour résumer : l'HONNETETE avant tout.

Merci, María Angélica !

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