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COP20 : Les responsabilités du capitalisme devant le changement climatique

Catégories: Amérique latine, Bolivie, Pérou, Environnement, Médias citoyens, Peuples indigènes

La 20ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique et la 10ème session de la Conférence des Parties agissant comme Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (COP20 / CMP10 [1]) ont eu lieu à Lima du 1er au 12 décembre 2014, et ont été présidées par le pays hôte, le Pérou. Lors de la conférence, le président bolivien Evo Morales, a catégoriquement demandé à ce que les changements climatiques soient considérés comme une conséquence directe de système capitaliste et a exhorté les pays industrialisés à assumer les conséquences de leurs actes :

Evo Morales exhorte à écouter les populations autochtones et à lutter contre le capitalisme au cours de la COP20.

Damián Profeta résume [6] les dix points principaux du discours de Morales et met l’accent sur :

- ‘Hay que crear un Tribunal Internacional de Justicia Climática’ [encargada de] ‘juzgar a países que no cumplen sus compromisos y los tratados internacionales y a los que hacen mucho daño al ambiente’ […]
– ‘Que el sistema capitalista asuma su responsabilidad en el cambio climático’ […]
– ‘En la lucha contra el Cambio Climático los países del Norte nos han llevado a un terreno infecundo’ […]
– ‘El medio ambiente debe ser administrado comunitariamente porque la naturaleza misma es comunitaria’

- Une Cour internationale de justice climatique, qui aura pour mission de traduire en justice les pays qui ne respectent pas leurs obligations et les traités internationaux, ainsi que ceux qui nuisent beaucoup à l'environnement, doit être mis en œuvre […]
– Le système capitaliste doit assumer sa responsabilité vis-à-vis du changement climatique […].
– Dans la lutte contre le changement climatique, les pays du Nord nous ont conduits sur un terrain stérile […]
– L’environnement doit être géré collectivement, étant donné que la nature elle-même est commune à tous.

Certains utilisateurs de Twitter ont répondu en lui rappelant ses actions menées pour la construction d'une autoroute le long du territoire indigène et parc national Isiboro-Secure (TIPNIS [7]) :

Evo propose d’utiliser les biens de la communauté pour sauver la planète ? OK, arrêtons la construction l'autoroute à travers le TIPNIS et supprimons la propriété individuelle pour les cultivateurs de coca.