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L'Egypte remixe ‘l'hymne’ de l'état islamique en danse du ventre

Egyptians are poking fun of the ISIS "national anthem"  by uploading videos to YouTube featuring dancers swaying to the song's words

Les Egyptiens se moquent de ‘l'hymne national’ de l'état islamique avec une version danse du ventre

Comme bon nombre de groupes terroristes, Daech veut avoir son drapeau, un chef de l'état et ce qui tient d'un “‘hymne national”. Il peut être entendu en fond sonore de toutes les vidéos d'horreur produites par le groupe, c'est l'inévitable “Saleel Al-Sawarem”. Saleel Al-Sawarem se traduit littéralement en arabe par “le fracas des épées affutées.” Les paroles sont supposées inspirer la peur aux auditeurs. Ses paroles sont : 

صليلُ الصوارم نشيدُ الأباة
ودربَ القتال طريق الحياة
فبين اقتحام يبيد الطغاة
وكاتمُ صوتِ جميلِ صداه

Le fracas des épées affutées est l'hymne des fiers. 
Combattre est le chemin pour que la vie soit vécue. 
Entre l'attaque et la liquidation des tyrans 
Et la superbe voix d'un fusil qui s'est tu 

La chanson fait partie d'une série de quatre, toutes aussi violentes. Cependant, récemment, la chanson a été tournée en dérision sur les médias sociaux en Egypte. La chanson remixée sert de BO à des clips de danse qui tournent en dérison le groupe affilié à Al-Qaeda affiliate,qui s'est imposé dans d'importants territoires iraqiens et syriens. En d'autres mots, certains Egyptiens affirment qu'ils n'en ont pas peur.

Karem Farok a réalisé le remix suivant sous le nom de Saleel Al-Sawarem – en version pop :

D'autres en font un fond musical pour la danse du ventre, ou réalisent des vidéos de danseuses du ventre pour l'illustrer de cette musique.

Et d'autres encore reprennent des séquences de danse de films égyptiens, avec cette même chanson. 

D'autres vidéos sont disponibles via ce lien et ce hashtag sur  Twitter.

Se moquer de Daech et de ceux qui le soutiennent n'est pas nouveau. Une figure de rhétorique courante est de justifier par la pauvreté et l'oppression que certains rejoignent ces groupes.Sur Twitter, on trouve encore ce raisonnement, comme dans ce tweet de Abu Anas:

Comment se fait-il que quand les opprimés essaient de riposter pour soulever l'injustice dans laquelle ils vivent, qu'ils soient considérés comme de dangereux  terroristes. ISIS est l'état de la fierté. 

Voici quelques semaines, un autre hashtag satirique, “I am going to join Daesh“, est devenu viral. Des utilisateurs ont plaisanté avec ce genre de tweets : “Mon frère à pris mon chargeur de téléphone et je n'ai plus de batterie. Je vais rejoindre Daesh”.

Les moqueries ne sont pas limitées à l'Egypte. Aux Etats Unis, l'émission Saturday Night Live a produit un sketch sur ISIS.

Ridiculiser un groupe terroriste et se moquer de lui peut être vu comme positif, mais par ailleurs,  la vidéo d'enfants jouant à ISIS et ses victimes en Egypte, au lieu de jouer traditionnellement aux gendarmes et aux voleurs, inquiète. 

Manaliana a tweeté à ce sujet :

ISIS n'est pas une plaisanterie

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