Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

Ce que l'on sait sur le supposé coup d'état au Burundi

Célébrations et jubilation près du siège du gouvernement à Bujumbura après le renversement de Pierre Knurunziza

Quelques jours après l'annonce par le président Nkurunziza du Burundi de sa candidature à un troisième mandat, le General Godefroid Niyombare a annoncé qu'il avait limogé l'actuel gouvernement et qu'il était aux responsabilités jusqu'à nouvel ordre. Le gouvernement dément qu'un coup d'état ait eu lieu et parle de “farce”.  La situation est de toute évidence encore très fluide au Burundi, mais voici un résumé de ce que l'on sait et de ce qui est encore peu clair à Bujumbura, la capitale, par Penelope Starr (via le UN Dispatch blog):

Le Président Nkurunziza n'était pas dans le pays quand le coup d'état a été annoncé (mais personne ne sait s'il est de retour) : le président assistait à un Sommet des nations d'Afrique de l'est quand le coup a été annoncé. Il a tenté de revenir en avion, mais on ne sait pas s'il y est parvenu.

Il ne s'agit pas (seulement) de conflits ethniques  :

Nkurunziza et le General Niyombare sont tous deux d'anciens leaders des rebelles Hutu. Ils appartiennent aussi tous deux au même parti au pouvoir, et Niyombare a été tout à la fois ambassadeur au Kenya et responsable du Renseignement, poste dont il a été limogé cette année.

Comme au Burkina Faso cette année, l'opinion publique au Burundi semble être favorable au coup d'état, comme moyen de s'opposer aux ‘mandats à vie’ des présidents africains. 

Ce qui se passe aujourd'hui au Burundi rappelle ce qui a eu lieu en fin d'année dernière au Burkina Faso, quand le président Blaise Compaoré a été déposé par les militaires après avoir annoncé son intention de briguer un nouveau mandat. La situation au Burkina Faso est toujours mouvante, c'était un moment clé, la population a massivement soutenu le coup d'état, exaspérée par les décennies au pouvoir de Compaoré (…). La situation au Burundi est aussi différente à cause de la guerre civile qui a pris fin en 2005.

Commentez

Merci de... S'identifier »

Règles de modération des commentaires

  • Tous les commentaires sont modérés. N'envoyez pas plus d'une fois votre commentaire. Il pourrait être pris pour un spam par notre anti-virus.
  • Traitez les autres avec respect. Les commentaires contenant des incitations à la haine, des obscénités et des attaques nominatives contre des personnes ne seront pas approuvés.

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
Non merci, je veux accéder au site