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InfoAmazonia : des micro-laboratoires pour contrôler l'eau du Tapajos et de l'Amazone

O encontro das águas dos rios Tapajós e Amazonas, em Santarém. Foto: Giovanny Vera/InfoAmazônia

La rencontre des eaux des fleuves  Tapajós e Amazone, à Santarém. Photo: Giovanny Vera/InfoAmazônia

Ce texte a été écrit par Giovanny Vera et publié à l'origine sur le blog de Infoamazonia. Il est republié par Global Voices dans le cadre dun partenariat d échange de contenus.’

Santarém: deuxième ville de l'état du Pará, est le paisible spectateur des amours prolongées de deux colosses de l'Amazonie, deux fleuves qui, au fil de leurs méandres jouent avec la forêt sur des milliers de kilomètres. C'est en face de cet auditoire de presque 300 000 spectateurs/habitants qu'à lieu la rencontre finale de deux des plus grands fleuves de la planète, le Tapajós et l'Amazone qui s'unissent alors donnant vie à un fleuve encore plus puissant qui s'écoule ensuite jusqu'à l'océan Atlantique. Comme toujours en Amazonie, les fleuves commandent la vie et la mort.

A Santarém comme dans d'autres villes où communautés riveraines de l'Amazone brésilienne, on ne connait pas avec certitude le risque de contamination de l'eau, celle-ci provient d'un rapide développement urbain sans contrôle et sans planification,  créant une forte pression sur les ressources naturelles et provoquant des maladies et de nouveaux problèmes pour la population locale.

C'est pour cela qu'ici, à la rencontre du Tapajos et de l'Amazone, a commencé le travail de terrain du projet de réseau InfoAmazônia.

Notre objectif est de surveiller la qualité de l'eau et offrir ainsi en temps réel aux citoyens une information pour qu'ils puissent exiger de leurs dirigeants leur droit à la santé“. C'est ce qu'explique Ricardo Guimarães, plus connu sous le nom de Guima San, chercheur dans l'équipe du projet de réseau InfoAmazônia.

Le réseau InfoAmazônia est un des gagnants du concours “Impacts sociaux” soutenu par Google Brésil. Ce projet consiste à installer 20 capteurs de coût relativement bas qui mesurent quelques paramètres physico-chimiques sur l'Amazone brésilienne pour faire une cartographie de la qualité de l'eau en matière de consommation humaine. Une fois faite l'évaluation de ces facteurs et le traitement des données, l'information sera rendue  directement disponible au public, sous forme de messages SMS, et bien sûr aux responsables officiels et autorités locales diverses.

Cette information est de la plus haute importance pour la santé et la vie des populations riveraines dont le mode de vie dépend des ressources fluviales. C'est un des motifs pour lequel le projet réseau Info Amazonia a décidé d'installer trois laboratoires, entre le cinq et le douze mars, en accord avec des communautés riveraines, et en coordination avec l'ONG Joie et santé et les directions municipales pour l'environnement de Santarém et de Belterra.

Pendant ces sept jours, des rencontres avec des organisations et autorités de la région ont été organisées pour décider avec elle des lieux les mieux appropriés pour la surveillance de l'eau. Avec l'appui des préfectures locales ont été installés deux antennes Journalisme citoyen, environnement et citoyenneté à Santarém, et à Belterra. Cette mission a été réalisée grâce a la participation de près de 100 personnes : riverains, responsables locaux, jeunes volontaires et membres de l'O.N.G.

Ces laboratoires se caractérisent par l'engagement des participants qui ont pu réaliser eux même des tests de qualité de l'eau en utilisant des kits commerciaux de contrôle. Ce sont eux qui ont choisi les zones de recueil des échantillons d'eau à contrôler.

Avec l'aide de Guima San, les participants ont réalisé des tests sur ces prélèvements avec un capteur créé pour le projet réseau InfoAmazônia. Il a ainsi été possible d'observer les variations des paramètres obtenues grâce à un kit vendu dans le commerce et de les confirmer avec le capteur du projet.

O prototipo do sensor de água do projeto Rede InfoAmazônia em funcionamento. Foto: Giovanny Vera/InfoAmazônia

Le prototype  de sonde du projet réseau InfoAmazônia . Photo: Giovanny Vera/InfoAmazônia

Participantes da oficina de jornalismo cidadão e monitoramento da qualidade da água fazendo testes. Foto: Giovanny Vera/InfoAmazônia

Volontaires travaillant pour l'antenne de Journalisme citoyen et de contrôle de la qualité de l'eau. Photo: Giovanny Vera/InfoAmazônia

Les laboratoire de contrôle de la qualité de l'eau ont été mis au service de sept communautés riveraines de la région de Santarém : Six sur le bassin de l'Amazone (Pixuna do Tapará, Nova Vista do Ituqui, São Josẽ do Ituqui, Pixuna do Tapará, Igarapé da Praia et Castela)  et un sur celui du Tapajós (Alter do Chão).

Il a ainsi été créé une équipe de volontaires pour relever les capteurs de qualité de l'eau qui seront installés dans 20 communautés. Outre une formation de base, l'antenne de journalisme citoyen a réalisé six clips video sur le caractère positif de cette opération, au niveau individuel et social. L'un d'entre eux peut-être visionné ci-dessous.

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