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A Dubai, les femmes enfourchent leur Harley et tant pis pour les stéréotypes

A female rider on International Female Ride Day in Dubai. Credit: Amanda Fisher. Published with PRI's permission

Une motarde durant l’ International Female Ride Day à Dubai. Credit: Amanda Fisher. Publié avec l'autorisation de PRI

Ce reportage radio et écrit par  Shirin Jaafari pour The World est d'abord apparu sur PRI.org  le18 mai 2015, et est republié ici dans le cadre d'un accord de partage de contenus.

“Quand je suis sur la moto, j'ai l'impression que le monde m'appartient.”

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Voici comment Dana Adams décrit ce qu'elle ressent quand elle roule sur une moto, une Harley-Davidson, rien de moins, sur les autoroutes sans fin de Dubai.

Dana Adam n'est pas son vrai nom, elle utilise un pseudonyme car sa famille est puisante et conservatrice au Yémen, où une femme ne peut que rêver de conduire une moto. “Ce n'est pas acceptable au Yémen” dit-elle. “Aucune femme ne roule à moto. Ma famille ne me laisserait jamais faire ça.”

Hitting the road again after a quick pit stop for karak chai. Credit: Amanda Fisher. Published with PRI's permission

Reprendre la route, après une halte pour karak chai, la pause-thé. Credit: Amanda Fisher. Publié avec l'autorisation de PRI

Mais à Dubai, Dana a réalisé son rêve, et elle n'est pas la seule. Un groupe de motardes vit dans l'émirat, et la journaliste Amada Fisher à décidé de passer du temps avec elles. “J'ai découvert  des femmes avec du cran, loin du cliché de la femme arabe opprimée” dit-elle.

Elle raconte l'histoire d'une autre motarde, Shima Mehri. Iranienne elle voulait faire de la moto depuis son enfance. Les femmes en Iran ont le droit de conduire, mais il leur est interdit de faire de la moto. Shima Mehri et son mari se sont installés à Dubai quand elle avait 29 ans et c'est à ce moment qu'elle a passé son permis-moto.  “Dès que je suis arrivée à Dubai, je me suis dis, Ok, c'est le moment”.

Mais les choses ne se sont pas bien passées quand elle a annoncé la chose à sa mère, qui en a été choquée et s'est inquiétée de la réaction de la famille.

Shima Mehri leading the pack of Dubai Ladies of Harley riders on International Female Ride Day. Credit: Amanda Fisher.  Published with PRI's permission

Shima Mehri à la tête du ‘pack’ des femmes de Dubai qui conduisent des Harley  lors de l'International Female Ride Day. Crédit: Amanda Fisher. Publiée avec la permission de PRI

Depuis, non seulement sa mère a changé d'avis, mais elle a avoué à sa fille qu'elle aussi, autrefois, avait fait de la moto. “[Shima Mehri] a reçu un message de sa mère avec une photo, et la photo représentait sa mère à l'âge de 18 ans, elle aussi sur une moto’.

Amanda Fisher dit que le club des Harley-Davidson à Dubai est très soudé. Les ‘riders’ roulent en groupes mixtes, pour des raisons de sécurité, mais aussi parce que rouler en bande est un plaisir.

Dubai Ladies of Harley riders riding back to Dubai after marking International Female Ride Day two. Credit: Amanda Fisher. Published with PRI's permission

Les Harley Ladies de retour en ville, à Dubai, après avoir participé à l'International Female Ride Day two. Credit: Amanda Fisher.

“Le gang des Harley est un peu comme une famille d'adoption”. Il faut savoir que de nombreux membres sont des expatriés de Dubai. “C'est un tel melting pot” dit Amanda Fisher de ce groupe. “Il y a des Russes, des Polonais, des Allemands, des Marocains, des Libanais.”

A Dubai Ladies of Harley rider on the road during International Female Ride Day. Credit: Amanda Fisher. Published with PRI's permission

L'une des ”Dubai Ladies of Harley’  durant l'International Female Ride Day. Credit: Amanda Fisher. Published with PRI's permission

Pour ce qui est de la chaleur étouffante, Amanda dit que les bikers sortent tôt le matin à l'approche de l'été. Ils ont aussi trouvé un moyen innovant de rouler dans la grande chaleur : la veste réfrigérée. Ces blousons ont une doublure dans laquelle les motards peuvent glisser de la glace, ce qui les maintient au frais pendant une heure ou deux. “Il en faudrait beaucoup pour que ces filles renoncent à la route” conclut Amanda.

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