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Une image de Kama Sutra a failli coûter son poste à un patron de journal qatari

Qatari newspaper editor Jaber Al Harmi quit after this Kuma Sutra henna tattoo photograph appeared in his newspaper

Le rédacteur en chef qatari Jaber Al Harmi a démissionné après la parution dans son journal de cette photo de tatouages au henné inspirés du Kama Sutra

Le rédacteur en chef Jaber Al Harmi a démissionné aujourd'hui après la parution dans le supplément Santé du quotidien qatari Al Sharq Arabic de cette image de tatouage au henné représentant minutieusement les ébats sexuels d'un couple. La photo est probablement passée entre les mailles du filet avant d'illustrer un article mettant en garde contre les dangers du henné.

Dans une lettre publiée par le journal, M. Al Harmi a présenté des excuses pour cette “erreur” survenue dans le numéro de 112 pages, et assumé toute la responsabilité d'avoir publié les dessins “offensants” dans un journal du Qatar, pays musulman conservateur.

Sa décision a été jugée courageuse et louangée sur les médias sociaux par les internautes qataris, qui ont créé le mot-dièse #الحرمي_استقالتك_مرفوضة, qui se traduit “Al Harmi, votre démission est refusée”.

Le journal a de fait rejeté la démission du journaliste, qui a 25 ans de carrière.

Cet utilisateur de Twitter écrit pour ses abonnés :

En tant qu'utilisateur de Twitter, je refuse votre démission. J'admire votre bravoure et votre reconnaissance [de votre faute] dans un temps où la plupart refusent d'assumer leurs actes. C'est pourquoi votre démission est refusée

Faisal bin Jassim Al Thani écrit pour ses 267.000 abonnés de Twitter :

La démission de M. Jaber prouve qu'il est un homme honnête, qui endosse courageusement sa responsabilité et sait assumer le situations. Il a transformé ce journal.

Le propre fils de M. Al Harmi, Salem, le défend :

Je n'ai jamais rencontré personne qui aime autant son métier que mon père. Demandez-lui pourquoi, il vous dira : Chaque jour, il y a du nouveau et un nouveau défi. Il a 25 ans de journalisme derrière lui

Dans un ancien billet sur Paraglider, Dave McClure, qui réside au Qatar, explique pourquoi la moindre allusion au sexe pose problème dans ce pays conservateur :

Le pouvoir part du principe que la pornographie est contraire à l'islam et ne doit pas être autorisée dans le pays. La possession de matériel pornographique peut mener à des peines rigoureuses, y compris la prison et l'expulsion. La pornographie est traitée largement de la même manière que les drogues illégales, avec les mêmes conséquences si on se fait prendre.

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