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Des services secrets serbes surpris à s'informer sur l'achat d'un logiciel de surveillance

Capture d'écran de l'un des nombreux courriels de gestionnaire de comptes de l'équipe Hacking équipe adressé à agent de la Serbian State Intelligence Agency (Service d'espionnage de l'état serbe) de 2012. Crédit photo SHARE Défense, utilisée avec permission.

Capture d'écran de l'un des nombreux courriels du gestionnaire de comptes de l'équipe de Hacking Team adressé à un agent de la Serbian State Intelligence Agency (Service d'espionnage de l'état serbe) de 2012. Crédit photo SHARE Défense, utilisée avec permission.

L'ONG militante serbe SHARE Defense (PARTAGER Défense) a rapporté en juillet 2015, qu'une fuite de courriels et de fichiers appartenant à la société de logiciels basée à Milan, Hacking Team (HT), publiés sur Wikileaks, révèlent qu'au moins un service de sécurité serbe s'est informé et a négocié l'achat de logiciels de surveillance de cette société en 2012. Il y a également des preuves qu'un ou plusieurs comptes de messagerie du Ministère serbe de la défense ont servi comme cobayes pour tester le logiciel espion fabriqué par la société italienne.

Le logiciel en question est un Remote Control System (système de commande à distance), ou RCS, qui fonctionne essentiellement par la propagation de virus sur les ordinateurs et les téléphones mobiles des personnes sous surveillance. Selon des source de l'ONG SHARE, la plupart des clients utilisant ce logiciel sont des gouvernements du monde entier et leurs services de sécurité.

L'équipe juridique de SHARE Defense a également attiré l'attention sur les organisations qui pouvaient être en mesure d'obtenir la permission et se permettre légalement d'utiliser un tel logiciel:

La Fondation Share a rappelé la législation concernant ce type de logiciels en Serbie depuis 2013 suite à l'affaire “Trovicor”, indiquant que les règles sur l'importation de biens à double usage devaient être appliquées et qu'un permis du Ministère du commerce, du tourisme et des télécommunications était obligatoire. […]

Si nous supposons que certaines organisations peuvent être autorisées à utiliser ce matériel, dans notre système juridique ce ne serait pas possible sans une décision de la justice en conformité avec la loi. Toute autre manière de s'en servir serait une violation flagrante des droits de l'homme qui sont garantis par la Constitution de la République de Serbie et de nombreuses conventions internationales.

 

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