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Une année 2015 enrichissante pour les traducteurs de Global Voices

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Tour de Babel, peinture de Pieter Brueghel l'Ancien. Image sur Flickr par Thomasthomas sous la licence CC Attribution-NonCommercial 2.0 Generic (CC BY-NC 2.0).

Un an de plus de traductions pour le site Global Voices en espagnol. En janvier, notre site web fête aussi une année de plus. Pour l'occasion, et conformément aux principes de Global Voices, la parole est à ceux qui d'ordinaire passent inaperçu, nos traducteurs bénévoles vers l'espagnol. Ils nous racontent ce que pour eux, signifie traduire pour Global Voices et faire partie de la communauté.

Commençons avec Antonia Pasqualino, une des dernières traductrices à nous avoir rejoints cette année :

Je donne des cours d'anglais et suis en dernière année de traduction technique, littéraire et scientifique. J'ai été acceptée il y a peu comme traductrice bénévole de Global Voices en espagnol. C'est pour moi une grande joie et une expérience très gratifiante. Pas seulement parce que je collabora avec le groupe et parce que je mets en pratique ce que j'ai appris ces dernières années, mais aussi parce que je suis véritablement passionnée par les langues. J'aime la communication et la combinaison harmonieuse des mots qui la composent. Selon moi, le pouvoir des mots est très précieux. Le fait de traduire et de permettre la compréhension du message à ceux qui le lisent me rend vraiment heureuse.

Marian Rubio, traductrice vivant en Espagne, a récemment rejoint Global Voices. Elle s'exprime :

Je suis actuellement en dernière année de traduction et d'interprétation à Malaga. Cela fait déjà quelques mois que j'ai rejoint Global Voices en espagnol. C'est la première fois que je traduis des articles destinés à être publiés. Quelle opportunité magnifique ! Non seulement je reste informée de ce qui arrive dans les autres pays et j'apprends à travailler au sein d'une communauté, mais en plus, je participe à transmettre l'information à d'autres cultures. Le langage nous permet de faire partie d'une société et, grâce aux traducteurs, plus aucune barrière n'empêche d'être au courant du moindre évènement.

Lucas Lanero est un autre traducteur qui a rejoint Global Voices cette année. Il écrit sur son expérience :

Quand on traduit pour Global Voices, on apprend en permanence. Non seulement on devient de meilleurs traducteurs, mais on découvre aussi de nouvelles choses avec chaque texte. On ne sait jamais ce qu'on va découvrir. Quand je m'emmêle les pinceaux avec une phrase, je me dis “Pourquoi j'ai pas choisi un autre texte ?!”, mais une fois que j'ai passé outre, je me rends compte que ces difficultés sont celles-là mêmes qui me permettent de m'améliorer. Je tire profit de cette collaboration et même si je suis encore étudiant, je pourrai dire que ma première expérience en traduction, c'était pour Global Voices. Bonne année à tous😸

Verónica Barroso, traductrice et professeur d'anglais, nous vient d'Argentine. Pour elle, Global Voices, ce n'est pas juste traduire, mais aussi lire des histoires :

J'ai rejoint la communauté il y a quelques mois, non sans craintes, parce que je n'ai pas beaucoup d'années d'expérience. Je termine actuellement ma thèse. J'ai dû apprendre à utiliser d'autres méthodes, suivre d'autres règles. Cette opportunité m'a servi à accumuler de l'expérience en traduction et à en savoir davantage sur les évènements, dans d'autres parties du monde, non relayés par les grands médias. J'ai pu lire des histoires relatant des faits que je ne rencontre d'aucune façon dans mon pays. C'est très enrichissant. Même si je n'ai pas toujours le temps, je compte bien continuer à collaborer.

Malgré ce que certains peuvent penser, traduire n'est pas si simple. Elisa López développe :

En 2015, j'ai voulu passer d'une bonne traductrice à une très bonne traductrice. Je pense avoir réussi, après un an d'efforts et d'études, et grâce à l'aide de Global Voices. J'ai entamé cette collaboration dans le but d'aider, de donner, de contribuer. Mais finalement, ça représente beaucoup plus.

Je fais partie d'une communauté solidaire. Les collaborateurs de Global Voices me soutiennent, m'apportent des réponses et vont jusqu'à partager leur documentation et leurs bases de données. Au travers des corrections de mes travaux par l'équipe de Global Voices, j'ai appris à éviter les pièges de la traduction de l'anglais à l'espagnol. Je fais maintenant attention aux anglicismes, et je troque les constructions propres à l'anglais contre des expressions idiomatiques en espagnol.

Plusieurs fois, j'ai évité les constructions passives et les gérondifs. J'ai révisé les règles d'orthographe (pas d'accent sur fue, vio, dio !), je me suis améliorée sur les accords (“vingt et une femmes”, pas “vingt et un femmes”) et j'ai pu constater qu'il y avait bien d'autres pièges (“il y avait trois personnes”, pas “il y avaient trois personnes” ; ou “derrière moi” et pas “derrière de moi”). Grâce à Global Voices, je deviens une meilleure personne, une meilleure traductrice.

Mon objectif pour 2016 ? Être une excellente traductrice. Dans un an, je vous dirai “Oui, j'ai réussi”.

Romina Navarro nous raconte son expérience à la réunion bisannuelle de Global Voices :

Deux choses m'ont particulièrement plu cette année. J'ai eu l'opportunité de participer à la réunion bisannuelle de Global Voices, où j'ai enfin pu rencontrer ces personnes merveilleuses, toutes uniques dans leur genre et pourtant unies par un projet commun. On a partagé des moments inoubliables, on s'est vraiment amusés. Lors de cette réunion, une idée a surgi : resserrer les liens au sein de Global Voices en espagnol pour rédiger des articles, faire des reportages en commun, proposer de nouvelles idées originales et prendre la liberté d'être de plus en plus créatifs. On ne s'ennuie pas avec les Global Voicers ! Merci à toute l'équipe !

Depuis l'Argentine, Cecilia Cárdenas, collaboratrice assidue et éditrice suppléante, partage son expérience :

En théorie, le rôle d'un éditeur est le suivant : choisir l'objet et la date des publications, corriger les erreurs d'orthographe, de grammaire et de ponctuation, vérifier les chiffres, les noms propres, les en-tête, les titres et sous-titres, le format, modifier les textes pour en améliorer la lisibilité sans jamais s'éloigner du sens original. Être éditeur pour Global Voices, c'est aussi : contrôler la publication des articles par le système et à défaut, les publier manuellement, animer le compte Twitter, répondre aux questions des traducteurs le plus rapidement possible, donner des conseils éditoriaux si nécessaire, actualiser les posts traduits une fois corrigés, solliciter le groupe pour d'éventuelles traductions urgentes, ne pas laisser de posts sans traduction sur le site (dans la mesure du possible), raccourcir ou modifier les titres pour les rendre plus accessibles sur Google et savoir prendre des décisions à caractère éditorial en cas de réclamation.

Par exemple, quand j'étais en charge du processus éditorial, après avoir révisé 8 posts, j'ai dû opérer un changement de dernière minute. Il était tard, je voulais aller dormir, j'ai raccourci un titre trop long pour Google et n'ayant plus vraiment la tête à ce que je faisais, j'ai remplacé “engin de chantier” par “bulldozer”. Ce qui pour moi revenait exactement au même. Le lendemain, la traductrice m'a très justement fait remarquer que son choix était réfléchi et justifié. Depuis lors, je suis vigilante aux nuances d'expression selon les régions.

En 2015, les posts ont été nombreux. La dynamique politique et sociale a été assez agitée au niveau mondial. Aujourd'hui plus que jamais, la Toile relaye rapidement ce qui se passe dans chaque recoin de la planète. En 2016, nous espérons continuer à faire le lien entre ces articles et les hispanophones, et à leur faire lire tous les articles publiés sur Global Voices en anglais, en temps réel, et sans filtre.

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