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” Boire un cappuccino dans un Burkina splendide”: Le Burkina Faso rend hommage aux victimes des attaques de Ougadougou

Splendid Hotel in Ouagadougou (Burkina Faso). Photo by Zenman. CC 3.0.

Splendid Hotel in Ouagadougou (Burkina Faso). May 25, 2008. Photo by Zenman. CC 3.0.

Le Burkina Faso est en deuil.

Le 15 janvier 2016, des adolescents armés ont attaqué le bar Taxi Brousse, le restaurant Le Cappuccino et l'hôtel Splendid dans le centre de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso provoquant la mort de 30 personnes et en blessant 56. L'attaque terroriste est revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Le motif des attaques a été présenté par les AQMI comme une revanche contre les intérets français suite à l'operation militaire francaise dans le Sahel en 2012.

Les attaques de Ouagadougou via Barmou Salifou sur twitter (avec permission)

Les attaques de Ouagadougou via Barmou Salifou sur twitter (avec permission)

Victimes de l'attaque de Ougadougou via Balima Salifou sur twitter

Victime de l'attaque de Ougadougou via Barmou Salifou sur twitter

Le commandant de la lutte anti-terroriste Burkinabé explique qu'a son arrivée sur les lieux, il a vite compris qu'il n'avait pas affaire a une prise d'otage:

They wanted to kill the maximum number of people and for them it wasn't a problem to die. We couldn't just do what we wanted. We were obliged to take account of the life of the clients inside the hotel and avoid opening fire on them

Ils voulaient tuer le maximum de personnes et pour eux, ce n'était pas un problème de mourir. Nous ne pouvions pas faire ce que nous avions prévu de faire. Nous étions obligés de tenir compte de la sécurité des clients à l'intérieur de l'hôtel et éviter d'ouvrir le feu sur eux.

Les survivants racontent le calvaire qu'ils ont subi. Yannick Sawadogo notamment affirme :

It was horrible… there was blood everywhere. They were firing at people at close range

C'etait horrible… il y avait du sang partout. Ils tiraient sur les gens à bout portant.

Une autre rescapé des attaques raconte ce qu'elle a vu :

Le monde entier partage le deuil du pays. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #JesuisOuaga a été le point de ralliement pour exprimer la solidarité des internautes avec les familles des victimes.

Parmi les victimes Burkinabés se trouvent:

- Pascal Kinda, ancien president du Comité national olympique et des Sports Burkinabè, 70 ans:

- Ahmed Kere, 33 ans et traducteur. Voici la reaction d'une de ses amies:

Quelle triste journée. Une belle personne, un ami , a été tué dans un attentat terroriste à #BurkinaFaso . Il parlait d'amour, jamais de haine. RIP Ahmed Kere

- Simplice Armel Kinane, pompier, 32 ans.  Son ami Eric Kabre lui rend hommage sur Facebook:

Repose en paix frère. Tu resteras gravé dans nos mémoires.

- Jacqueline Lankoande, 40 ans, ingénieur électrique.

Ses amis décrivent Jacqueline comme une personne aimable et timide. “Elle n'aurait pas fait de mal à une mouche” disent-ils.

Les autres victimes connues à ce jour sont listées ici.

Le Burkina Faso a decrété 3 jours de deuil national:

Les internautes Burkinabé déplorent qu'ils n'aient pas observé l'ampleur des élans de solidarité pour les victimes des attaques a Paris sur internet que pour celles de Ouagadougou:

Mais surtout Les Burkinabés ont fait voeux de resistance encore et toujours contre toute formes d'extrémismes et de violence comme le montre ce poster qui a été largement partagé par les internautes:

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