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Uruguay : quelques phrases célèbre de l'ex président José “Pepe” Mujica

El expresidente de Uruguay José "Pepe" Mujica. Foto publicada en Flickr por OEA - OAS. Publcada bajo licencia Creative Commons.

Photo publiée sur Fick par OEA – OAS. Sous licence Creative Commons.

Certains seront d'accord, d'autres non, mais ce qui est indiscutable, c'est que l'ex président de l'Uruguay José Mujica (2010-2015) est devenu un des personnages les plus populaires du monde jusqu'à en arriver à être proclamé par  Monocle : “le meilleur président du monde” .

La notoriété remarquable que Mujica (“Pepe”, comme il se fait appeler en Uruguay) a su acquérir au niveau international est liée à quelques particularités de son gouvernement, a son niveau de vie modeste et au fait qu'il fasse don de 90% de son salaire pour des projets de lutte contre la pauvreté.

Ses choix politiques ont également attiré l'attention sur lui, principalement la loi légalisant l'usage de la marijuana et organisant le contrôle de sa vente dans le pays, qui a été largement approuvée.

Mais ce sont les déclarations de Mujica qui ont fait le tour du monde provoquant différentes réactions, du rejet à l'approbation totale.

Sans aucun doute la façon de s'exprimer  de “Pepe” est personnelle et directe. Le président est connu pour ne pas reculer devant la confrontation et savoir dire clairement ce qu'il pense. Ainsi, certaines de ses phrases resteront probablement dans l'histoire.

Nous vous présentons ici quelques phrases célèbres de José Mujica compilées sur son Wikiquote:

“La política está sujeta a volar como las perdices, cortito y rápido. Y se está necesitando política de largo aliento en un mundo que se globaliza”.“

En politique, il faut voler comme les perdrix, court et rapide, et on a pourtant besoin de politique à long terme dans un monde qui se globalise

“Para vivir hay que trabajar, ¿verdad? Y si no trabajás estás viviendo de garrón a costilla de alguien. Y la vida de parásito no es digna, pero tampoco podés vivir nada más que para trabajar. Así de sencillo. Porque lo más glorioso que tenés es la vida. Y eso, que es tan elemental es la cosa que más olvidamos, pero nos lo hace olvidar la cultura, el medio ambiente y sobre todo esa violencia de arrastre que tiene la sociedad de consumo y que parece que si no estamos subidos en ese tren nos vamos a morir”.

Pour vivre il faut travailler ! C'est vrai, et si tu ne travailles pas tu vivras comme un voleur au détriment de quelqu'un ! La vie d'un parasite n'est pas une vie digne, mais tu ne peux pas non plus ne vivre que pour travailler! C'est tellement simple tout ça, le plus glorieux que tu possèdes est ta vie. C'est tellement élémentaire et c'est ce qu'on oublie le plus. Tout nous pousse à l'oublier, la culture, le milieu ambiant et surtout l'attraction violente de cette société de consommation qui nous fait croire que si nous ne montons pas dans le train, nous allons mourir !

“Son los más pobres. Mi definición es la de Séneca: “Pobre es el que necesita mucho”. Porque el que necesita mucho, eso es infinito, esos son los más pobres”.

Pour les plus pauvres, ma définition est celle de Sénèque: “Pauvre est celui qui a de gros besoins”, parce que pour celui-là les besoins sont infinis, il est parmi les plus pauvres”

“tampoco me como la pastilla, no caigo en la poesía, porque hay una izquierda que se olvidó de discutir en la lucha por el poder y ahora se entretiene discutiendo el matrimonio igualitario”.

Je n'avale pas cette pilule, je ne tombe pas dans la poésie, parce qu'il y a une gauche qui a oublié de parler de la lutte pour le pouvoir et qui aujourd'hui se divertit en discutant du mariage pour tous.

“Nosotros creemos que el narcotráfico, no la droga, el narcotráfico es el peor flagelo que estamos soportando recientemente en América Latina
Y no defendemos ninguna adicción, pero la vía represiva viene fracasando, ya llevamos muchas décadas y viene fracasando, entonces nosotros decimos “hay que tratar de arrebatarle el mercado, sacarle la razón de ser, que es arrebatarle el mercado”.

Nous croyons que le narco-trafic, et non la drogue, est le pire fléau que subit actuellement l'Amérique latine. Nous ne prenons la défense d'aucune addiction, mais la méthode répressive est mise en échec, des décennies ont passées et c'est un échec, et nous disons: “il faut essayer de détruire ce marché, lui ôter sa raison d'être, extirper ce marché”

“Abogo por una manera personal de vivir con sobriedad, porque para vivir hay que tener libertad y pa’tener libertad hay que tener tiempo…
Entonces soy sobrio para tener tiempo, porque cuando tú compras con plata no estas comprando con plata, estas comprando con el tiempo de tu vida que tuviste que gastar para tener esa plata”.

Je plaide pour ma façon personnelle de vivre sobrement parce que pour vivre il faut avoir de la liberté et pour avoir de la liberté il faut avoir du temps. Alors je suis sobre pour avoir du temps parce que quand tu achètes avec de l'argent, tu n'achètes pas avec de l'argent mais avec le temps de ta vie que tu as du donner pour avoir de l'argent

“Vale la pena vivir con intensidad, y te podés caer una, dos, tres, veinte veces, pero recuerda que te podés levantar y volver a empezar. (…) Derrotados son los que dejan de luchar, muertos son los que no luchan por vivir”.

Cela vaut la peine de vivre intensément, tu peux tomber deux fois, trois fois, vingt fois, mais rappelles toi que tu peux te relever et recommencer (…). Ceux qui cessent de lutter sont vaincus, ceux qui ne luttent pas pour vivre sont morts.

“Lo que algunos llaman la crisis ecológica del planeta es consecuencia del triunfo avasallante de la ambición humana, ese es nuestro triunfo también nuestra derrota”.Continuarán las guerras y por tanto los fanatismos, hasta que tal vez la naturaleza nos llame al orden y haga inviable nuestra civilización”.

Ce que certains appellent la crise écologique est la conséquence du triomphe accablant de l'ambition humaine, c'est notre triomphe, c'est notre déroute. Les guerres et les fanatismes continueront jusqu'à ce que la nature nous rappelle à l'ordre en rendant invivable notre civilisation.

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