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Documentaire : Les effets du changement climatique sur le mode de vie des Indiens du Xingu

Article publié à l’origine sur le site de l’Instituto Socioambiental (Institut socio environnemental, ISA) reproduit ici avec leur accord.

Près de 6 500 Indiens de 16 tribus différentes vivent aujourd’hui dans le Parc Indigène du Xingu, situé dans l’état du Mato Grosso, au centre ouest du Brésil. Leur système traditionnel de gestion du territoire garantit la préservation de la forêt. Malgré tout, à proximité du Parc, la réalité est tout autre : 86 % des forêts se sont transformées en soja, en maïs et pâturages ces trente dernières années. Et les indigènes en ressentent les effets sur le climat, les animaux et l’agriculture.

Le documentaire « Où sont passées les hirondelles », écrit par Paulo Junqueira de l’ISA et réalisé et dirigé par Mari Corrêa de l’Institut Catitu, montre à quel point le quotidien des tribus du Parc Indigène du Xingu est bouleversé par les impacts du changement climatique, que ce soit sur leur alimentation, leurs systèmes spatio-temporels, leur culture ou leurs rituels.

Coproduit par l’ISA et l’Institut Catitu pour être diffusé durant la Conférence de Paris sur le Climat (COP 21), le film a été primé au Festival international du cinéma d’environnement des Îles Canaries et au Festival Entretodos de courts-métrages sur les droits de l’homme. Il est maintenant disponible sur internet.

Les cigales ne chantent plus. Les papillons et les hirondelles ont disparu.

Les signes sont nombreux. Les cigales ne chantent plus pour annoncer la pluie à venir. Les hirondelles qui venaient en bandes annoncer l’arrivée des pluies ont elles aussi disparu. Les papillons, dont l'apparition dans les villages annonçait la saison sèche, ont disparu. Avant, ça n’était pas comme ça, nous racontent les Indiens. La hausse des températures, le manque de pluies, la déforestation aux abords du Parc et la construction de barrages sont désignés comme les principales causes de ces changements. Le feu, autrefois réservé aux cultures, se propage aujourd’hui beaucoup plus facilement, touchant de grandes zones du Parc, obligeant ainsi les Indiens à se mobiliser et à adopter de nouvelles techniques et de nouveaux équipements pour le contrôler.

La chaleur intense tue aussi les arbres fruitiers et des aliments usuels du régime des tribus du Xingu sont en voie de disparition, comme certaines espèces de manioc et de pommes de terre. Même les pieds de Pequis, qui sont une source de nourriture et qui jouent un rôle fondamental dans le perçage rituel des oreilles des Waurás, sont attaqués par des parasites jusqu'alors inconnus des habitants du Xingu. Ils sont inquiets et pensent qu'à l'avenir ils vont souffrir de la faim car les cultures ne vont pas résister. Ils craignent que les générations futures ne deviennent dépendantes de la nourriture de l'homme blanc.

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