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Le régulateur des médias russes relâche la pression sur Google

Source: Google Images

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Quelques heures après que les organes de presse russes eurent commencé à rapporter que l'agence nationale de régulation des médias Roskomnadzor avait exigé que Google s'enregistre à nouveau en Russie sous peine de sanctions, un représentant de l'agence a fait machine arrière, indiquant à roem.ru qu'Izvestiya, le journal qui a révélé l'information, avait mal rapporté l'histoire.

Dans son article initial, Izvestiya a cité Vadim Ampelonsky affirmant que Google entre dans une catégorie nouvellement créée, celle d'agrégateurs de nouvelles faisant l'objet d'un contrôle accru lors de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi au début de l'année. Google devra s'enregistrer d'ici fin mars 2017 comme société dont l'activité implique des services d'informations (seule son activité de publicité est actuellement enregistrée) sans quoi il risque d'être bloqué ou condamné à une contravention. Le journal cite Ampelonsky comme quoi “si le propriétaire [d'une entreprise] est étranger, il aura trois mois pour s'enregistrer comme entité légale en Russie”.

Pourtant, plus tard dans la journée, Ampelonsky a indiqué à roem.ru que Roskomnadzor n'avait pas encore mesuré l'activité quotidienne d'aucun agrégateur, ni discuté de la question avec Google.

Мы озвучили общие подходы. Как и к кому они будут применены станет ясно только после вступления закона в силу. Мы не оценивали пока аудитории новостных агрегаторов, а с Google вообще не общались на тему агрегаторов.

Nous avons formulé une approche générale. La clarification sur comment et à qui [ces directives] seront appliquées, ne pourra avoir lieu qu'après l'entrée en vigueur de la loi. Nous n'avons pas encore mesuré l'auditoire de ces agrégateurs de nouvelles ni discuté de cette question avec Google.

Les directives de l'agence — et son revirement —arrivent des mois après que la Douma [le parlement russe, NdT] a adopté une loi qui va inscrire sur un registre d'État les  agrégateurs de nouvelles dont la fréquentation dépasse le million d'utilisateurs et les obligera à vérifier la véracité des articles repris sur leurs sites. Google et Bing sont les seuls agrégateurs étrangers qui seront soumis aux nouvelles réglementations, puisqu'elles sont les seules sociétés dont le trafic excède un million de visites quotidiennes.

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