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Au Guatemala, un appel international à la justice rassemble les artistes

Indira Jarisa Pelicó Orellana, une des victimes de la tragédie de la “Maison d'accueil”, elle avait 17 ans quand elle est morte. Portrait de l'artiste mexicaine Claudia Navarro. Utilisé avec autorisation.

La journée internationale de la femme 2017 a été un jour tragique pour le Guatemala quand 41 jeunes filles sont mortes brûlées dans un incendie dans un foyer géré par l'Etat dans la banlieue de la capitale Guatemala. Après les avoir enfermées dans leurs chambres pour avoir tenté de fuir les mauvais traitements, quelques jeunes filles auraient provoqué un incendie pour obliger les gardiens à ouvrir la porte, mais ces derniers ont refusé.

Parmi les nombreux abus commis dans le lieu, sur lesquels porte l'enquête, il y a la torture et d'autres châtiments cruels. Il est évident que ces jeunes filles mineures étaient de ce fait sous la responsabilité de l’État. Deux mois après ce que beaucoup de Guatémaltèques ont appelé le massacre du foyer d'accueil, les autorités semblent agir lentement et dans l'opacité pour que justice soit rendue et que soient dédommagées les victimes et leurs familles.

Ceci a été le point de départ pour quelques membres de la société civile au Guatemala qui ont lancé une campagne mondiale le 15 mai, avec le hashtag #NosDuelen56 (#NousSouffronsPourLes56). Les participants ont publié 56 portraits, un pour chaque jeune fille morte ou blessée dans l'incendie, réalisés par des artistes du monde entier afin d'exiger des autorités guatémaltèques qu'elles agissent.

Image : Haut dans mon coeur, ton nom brûle.

11. Yohana Desiré Cuy Urízar avait 15 ans quand a eu lie le massacre de la Maison d'Accueil, illustration : Baku Estrada-Guatemala

Image : #NosDuelen56 (#NousSouffronsPourLes56)

Action mondiale pour les jeunes filles

#NosDuelen56, plus de 68 médias alternatifs numériques, radios et télévisés se sont associés à l'action mondiale pour les jeunes filles

58 artistes de 6 pays ont participé à #NosDuelen56, ; ils ont dessiné les visages des jeunes filles de Guatemala

On peut retrouver tous ces portraits sur Flickr, Instagram et Facebook. Plusieurs organisations se sont jointes à l'appel à l'action, parmi lesquelles l'agence d'information du Guatemala Prensa Comunitaria qui en a pris la tête, et sont réparties simultanément entre 50 médias et des milliers de comptes de réseaux sociaux. Toute personne peut diffuser les images, les imprimer ou les montrer lors des manifestations pour demander justice. Sur sa rubrique dans Medium, Prensa Comunitaria a expliqué:

#NosDuelen56 es un grito por la justicia desde el arte, el periodismo, el medioactivismo y los feminismos. Es un ejercicio de memoria colectiva y de dignificación por las 56 niñas que fueron encerradas y quemadas en un hogar estatal en Guatemala el pasado 8 de marzo del presente año. De ellas, 41 murieron como resultado de este crimen femicida y 15 están con heridas de gravedad.

#NosDuelen56 est un cri pour la justice avec comme support l'art, le journalisme, l'activisme médiatique et les féminismes. C'est un exercice de mémoire collective et de dignité pour les 56 jeunes filles qui ont été enfermées et brûlées dans un foyer d'accueil étatique au Guatemala le 8 mars dernier. Parmi elles, 41 sont mortes suite à ce crime féminicide et 15 ont encore des blessures graves.

Le Guatemala a un taux alarmant de féminicides et de violence faite aux femmes –6 000 femmes ont été victimes de torture, de mutilation ou assassinées depuis 2000. Selon les statistiques présentées par le groupe de défense Femmes pour la Justice, Education et Reconnaissance, une à deux femmes sont assassinées chaque jour.

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