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Portraits de traducteurs : Amadou Lamine Badji, l'optimisme et l'ouverture aux autres

Amadou

Amadou Lamine Badji, photo transmise

Nous poursuivons notre série de portraits de traductrices et traducteurs de Global Voices en français.

Amadou Lamine Badji est un collaborateur régulier de Global Voices en français depuis bientôt cinq ans. Les textes qu'il choisit sont des plus variés, comme le montrent ses récentes traductions : Port du foulard : Un restaurant à robots au Bangladesh alimente la controverse (17 décembre); Voyager à travers le Japon en autobus… sur YouTube, (13 novembre) ou encore : Rapport Netizen : les militants égyptiens incarcérés auront-ils droit, un jour, à la justice ? (23 octobre).

Il vit à Dakar, capitale du Sénégal, et répond par courriel à notre curiosité.

Global Voices (GV): Amadou, qui es-tu ?

Amadou: Wow, c’est une question philosophique ! Je suis un terrien qui est né et a grandi au Sénégal il y a un demi-siècle. J’ai fréquenté un collège international et j’ai visité quelques pays du monde comme le Japon – voyage culturel – et le Canada pour quelques études en management (BAA) dans les années 90. Je suis une personne optimiste et ouverte aux autres comme d’usage au Sénégal. Je suis aussi considéré comme poète depuis 2010 par Nosside et quelques poètes du Sénégal.

GV: Raconte-nous comment tu as eu connaissance de Global Voices, et ce qui t'a donné envie d'y participer ?

Amadou: Ma curiosité d’internaute m’a fait tomber sur GV quand j’ai commencé à faire des traductions plus ou moins bénévoles en ligne en 2010 et j’ai tout de suite aimé l’accueil sympathique reçu de Claire Ulrich, l’esprit de diversité et la convivialité de GV. Je me souviens aussi avoir rencontré quelques semaines après mes débuts sur GV en mars 2013 Marie-Laure Le Guen à Dakar alors qu’elle se rendait au Kenya. Cela m’avait beaucoup impressionné de voir si vite de face un membre de GV !

GV: Tu es un contributeur régulier et fidèle. Les articles que tu traduis traitent de pays et sujets très variés. En fonction de quoi les choisis-tu ?

Amadou: J’aime traduire les articles qui mettent en évidence tout ce qui est optimiste, original, nouveau, tout ce qui montre la beauté de la diversité culturelle, le potentiel d’internet et de la technologie et aussi le respect des droits universels – une des principales lignes éditoriales de GV.

GV: Dans ta première année à GV en français, tu as écrit un article sur Aimé Césaire. Peux-tu nous en parler ? As-tu d'autres sujets sur lesquels tu as envie d'écrire ?

Amadou: Oui je me souviens de cet article que j’ai écrit avec les encouragements pressants d’Anna Guèye – Paix à son âme. C’était durant la période où j’essayais d’écrire ou de participer de temps en temps aux concours de poésie – je le fais toujours d’ailleurs selon l’inspiration et la disponibilité. C’était l’anniversaire du centenaire d’Aimé Césaire et aussi celui de l’affaire du meurtre raciste du jeune noir américain Trayvon Martin.
Je préfère traduire des articles qui reflètent mon opinion d’une certaine façon plus que d’écrire, c’est peut-être par paresse…

GV: Y a-t-il des liens entre ton activité pour GV et ton activité professionnelle ?

Amadou: Oui depuis 2010 ce lien existe car je travaille depuis 1993 à Dakar sur des missions ponctuelles comme Chargé de projets en administration, marketing et traductions. Traduire sur GV me permet de me tenir informé des tendances.

GV: Quelles langues pratiques-tu ? professionnellement ? Dans ta vie personnelle ?

Amadou: Je pratique le français et l’anglais sur le plan professionnel et personnel en plus du Ouolof et d’un peu de Diola et d’arabe à travers le Saint Coran.

GV: Tu es aussi parmi les plus actifs et réactifs sur le groupe de contact de GV en français. Que représente pour toi cette communauté “virtuelle” ?

Amadou: J’aime beaucoup le groupe GV auquel je m’identifie. J’ai fait remarquer à Gwen Lefeuvre que ses traductions démontraient une certaine sensibilité africaine et qu’elle et moi traduisions des articles aux thèmes similaires.
Quand j’ai vu aussi qu’elle vivait à Brighton, je lui dit que j’avais lu «  Le rocher de Brighton » de Graham Greene dans ma jeunesse Gwen m’a alors fait découvrir le romancier de Brighton le plus en vue en ce moment Peter JAMES en m’envoyant par la poste un de ses derniers romans «  Dead man’s grip  ». C’est ainsi que nous sommes devenus un peu plus amis.

GV: Un souhait par rapport à ce que publie GV ?

Amadou: Pas vraiment, je crois que GV respecte sa ligne éditoriale – la défense des libertés, des diversités et de la liberté d’expression surtout. Je suis heureux d’avoir appris hier que le Premier Ministre éthiopien annonce la libération prochaine de tous ses prisonniers politiques et en particuliers ceux du blog des neuf. J’ai le sentiment d’y avoir contribué indirectement par nos traductions sur GV.

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