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Netizen Report: Le législateur israélien réfléchit à des dispositions qui étoufferaient la parole et contrôleraient l'opinion

Mémorial des victimes de Gaza tenu à l'extérieur de l'Ambassade de Palestine à Bucarest. Photo prise de @RomaniaPalestineSolidarity sur Facebook.

Le Netizen Report de Global Voices Advox offre un aperçu des défis, des victoires et des tendances émergentes en matière de droits numériques à travers le monde.

[Article d'origine paru le 19 juillet]

Les parlementaires Israéliens poussent plusieurs projets de lois susceptibles de restreindre à l'avenir la liberté d'expression des militantsactivistes et des journalistes dénonçant la politique d’Israël dans les territoires palestiniens occupés.

La première loi pourrait instaurer des restrictions à filmer et photographier les Forces de Défense Israéliennes (IDF), en prévoyant une condamnation à cinq ans de prison pour le fait de “filmer, photographier, et/ou enregistrer des soldats dans l'exercice de leurs fonctions, avec l'intention de démoraliser ces derniers et les citoyens israéliens.” Si le tribunal estime que l'intention du photographe était de “porter atteinte à la sécurité de l’État d’Israël,” la peine pourrait être alourdie à dix ans de prison.

L'interdiction de faire des photographies et des documentaires sur les soldats” serait susceptible de criminaliser également la publication de ces photos ou images sur les réseaux sociaux et les médias grand public.

Le deuxième projet de loi qui rationalise les procédures permettant aux agents publics d'exiger le retrait des plateformes des médias sociaux des contenus en ligne considérés comme “incitatifs à la violence,” doit être approuvé par la Knesset.

Une troisième proposition de loi, sur la Sécurité et la Direction nationale de la cybersécurité, envisage de créer une entité gouvernementale chargée d'identifier et dévaluer les menaces à la cybersécurité. La loi accorderait à cette entité le droit de (pirater) des appareils de particuliers ou d'organisations et d'en extraire des données, sans en référer au préalable à un tribunal.

Selon Nadim Nashif, directeur exécutif du Centre Arabe pour le Progrès des réseaux sociaux (7amleh), situé à Haïfa, le pouvoir de piratage et de confiscation des appareils de cet organisme “a toujours été exercé contre les Palestiniens.” Nashif dit que le gouvernement essaie maintenant de codifier et de légitimer ces pratiques par une loi.

Les Ougandais dans les rues — et devant les tribunaux — pour annuler la taxe sur les réseaux sociaux

Des manifestants sont descendus dans les rues de Kampala le 11 juillet, pour réclamer le retrait de la soi disant “taxe sur les médias sociaux en Ouganda,” qui concerne 58 différents sites web et applications, dont WhatsApp, Twitter et Facebook. Les manifestants ont rapporté que la police les a dispersés par la force et les gaz lacrymogènes, et que plusieurs d'entre eux ont été arrêtés. Des pétitionnaires ont également poursuivi le gouvernement devant les tribunaux à propos de la taxe, argumentant qu'elle violait la constitution de l'Ouganda et ses engagements en matière de droits de l'homme.

Le chanteur populaire Bobi Wine a été une voix d'avant-garde durant les protestations dans la rue et sur Twitter, où il a tweeté:

… Ni les balles ni les gaz lacrymogènes ni les arrestations ne pourront nous retenir. Certains de nos collègues ont été roués de coups et d'autres ont été arrêtés. Ils doivent être relâchés car ils n'ont rien contre les policiers, seulement contre cette horrible taxe.

L'Iran diffuse une vidéo d'aveux forcés d'utilisateurs d'Instagram en prison

Le 9 juillet, le réseau de télévision de la République Islamique d'Iran a diffusé une vidéo d'une série d'aveux forcés de trois utilisateurs iraniens d'Instagram très connus et emprisonnés depuis le début de mai 2018 pour avoir mis en ligne des vidéos les montrant impliqués dans des “activités illicites” comme la danse. Les arrestations et les aveux qui ont suivi ont déclenché un tollé public.

Un Kényan arrêté pour avoir traité des élus d’ ‘adorateurs du diable’

Un homme a été arrêté sous le coup de la nouvelle loi sur la cybercriminalité au Kenya à cause d'un article sur Facebook dans lequel il qualifie un législateur local “d'adorateur du diable.” Selon Zachary Kariuki de la Direction départementale des enquêtes criminelles (DCI), l'article suggérait aussi que “le Sénateur du Comté Ledama ole Kina aurait vendu son âme au ‘diable’ et que les élus des assemblées de comté étaient les aboyeurs de l’exécutif.”

Un tribunal américain envoie un homme en prison pour n'avoir pas déverrouillé son téléphone

Après avoir arrêté William Montanez pour une infraction mineure au code de la route, la police de l’État de Floride aux États-Unis a fouillé sa voiture et trouvé et saisi une petite quantité de marijuana et deux téléphones cellulaires, qu'ils présentèrent ensuite au tribunal, ainsi qu'un mandat de perquisition. Lorsque le juge demanda à Montanez de déverrouiller ses téléphones, il refusa et fut aussitôt incarcéré pour 180 jours. Le blogueur de TechDirt Tim Cushing qualifia l'incident “d'expédition de pêche” qui pourrait amener Montanez à passer “un temps indéfini en prison sans jamais avoir été condamné pour un crime.” Son avocat a fait appel.

Un twitto équatorien subit une troisième suspension pour satire

Le compte twitter satirique Crudo Ecuador (@CrudoEcuador4), bien connu pour ses commentaires et moqueries sur l'ancien président équatorien Rafael Correa,a été suspendu pour la troisième fois cette semaine par Twitter.
L’ administrateur du compte, qui s'est entretenu avec l'ONG locale Usuarios Digitales, a partagé une capture d'écran de la notification envoyée via Twitter, qui indiquait que le compte avait été suspendu pour “caractéristiques avérées d'automatisation” (ou activité robotisée), malgré le fait que le compte soit utilisé par une personne réelle, publiant des messages originaux . La suspension peut s'inscrire dans le cadre des actions de Twitter de se débarrasser des robots et autres faux comptes.

Le Honduras lutte contre la haine dans les réseaux sociaux

Au Honduras, les législateurs examinent un projet de loi sur la cybersécurité et les discours haineux pour éventuellement obliger les propriétaires de sites internet à bloquer ou modérer sur leurs pages “les contenus illégaux” et “les expressions discriminatoires”. Le non-respect de la loi peut entraîner une amende pouvant atteindre 42 000 dollars américains. Le Rapporteur spécial des Nations Unies David Kaye et le Rapporteur spécial de la Commission Inter-américaine des droits de l'homme Edison Lanza, ont demandé au gouvernement hondurien de plus amples informations sur la loi, et Access Now encourage ses abonnés à tweeter sur les préjudices que la loi pourrait causer à la liberté d'expression.

Pourquoi mon iPhone plante à chaque fois que je tape le mot ‘Taïwan’ ?

Moins de cinq mois se sont écoulés depuis qu'Apple a cédé la propriété de son centre de données en Chine continentale à l'entreprise publique Guizhou-Cloud Big Data. La semaine dernière, un bug particulier du système d'exploitation de l'iPhone a amené ses utilisateurs à soupçonner Apple de céder aux pressions du gouvernement chinois. Selon Patrick Wardle chercheur en cybersécurité, certains modèles d'iPhone dotés de la langue chinoise et avec une localisation réglée sur la Chine subissent des plantages lorsqu’on tape le mot “Taiwan” ou lorsqu'on reçoit des messages avec en emoji le drapeau taïwanais. Apple a publié la dernière version 11.4.1 d'iOS pour résoudre le problème.

Nouvelles recherches (en anglais)

 

 

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