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@ActLenguas : Luis Flores veut renforcer le tének dans la vie quotidienne, du 18 au 24 février 2019

Photographie fournie par Luis Flores

En 2019, nous avons décidé d'inviter différents hôtes à piloter le compte Twitter @ActLenguas et à partager leur expérience sur la revitalisation et la promotion de leur langue natale. Nous nous sommes entretenus avec Luis FLores (@LuisTenek) sur ce qu'il abordera cette semaine.

Rising Voices (RV): Pouvez-vous nous parler de vous ?

Soy Luis Flores Martínez, nací en la comunidad de San Isidro, en el municipio de Aquismón, San Luis Potosí, México. Hablo la lengua Tének, también conocida como lengua huasteca. Soy licenciado en informática y maestro en estudios amerindios y educación bilingüe, por ello en mi quehacer combino ambas áreas. Mi enfoque ha sido cubrir espacios digitales como las redes sociales para la difusión de mi lengua, para ello genero materiales visuales que van desde la traducción de algunos cómics, creación de libros digitales y de otros recursos que sirvan de apoyo en la enseñanza de la lectoescritura Tének. Mi último proyecto ha sido la generación de una comunidad de más de 30 hablantes y la creación de  la página en Facebook @LenguasWeb (lenguas indígenas de  México en la web) en la cual compartimos infografías en cada una de las lenguas indígenas de los participantes.

Je m'appelle Luis Flores Martínez. Je suis né dans la commune de San Isidro, municipalité d'Aquismón, dans l'État de San Luis Potosí, au Mexique. Je parle le tének, une langue qu'on appelle aussi le huastèque [fr]. Je suis diplomé en informatique, et j'enseigne la culture amérindienne et l'éducation bilingue. Je peux donc combiner les deux domaines dans mon travail.

Mon approche consiste à utiliser les espaces numériques, comme les réseaux sociaux, pour diffuser ma langue via la création de ressources visuelles : ceci va de la traduction de comics à la création de livres numériques et d'autres ressources qui peuvent servir de support pédagogique pour l'enseignement de la lecture et de l'écriture du tenek. Mon dernier projet en date est la création d'une communauté de plus de trente locuteurs et de la page Facebook @LenguasWeb (langues autochtones mexicaines sur Internet), dans laquelle nous partageons des infographies dans chacune des langues autochtones des participants.

RV : Quel est l'état actuel de votre langue sur et en dehors d'Internet ?

No tengo un estudio actual que precisamente muestre resultados de la presencia de la lengua en internet. Sin embargo basta decir que ahora los Tének escribimos (muchas de las veces como podamos) en Facebook o WhatsApp, e incluso se pueden encontrar algunos vídeos con música en Tének, animación con información para evitar la violencia; y narraciones de los abuelos. Para el caso de la lengua fuera de línea se han generado materiales como libros con contenido literario, diccionarios, material de enseñanza de lectoescritura, también en San Luis Potosí existe una radiodifusora cuya programación se trasmite en cuatro lenguas: tres indígenas (náhuatl, tének y xi’uy) y español. En las comunidades indígenas se sigue usando la lengua en diferentes espacios, principalmente en la casa, otros ámbitos son la escuela, la iglesia, el juzgado y en ocasiones las clínicas.

Je ne dispose pas d'une étude actuelle qui montrerait des résultats précis sur la présence du tenek sur Internet. Cependant, il suffit de dire que les Téneks écrivent (autant qu'ils le peuvent) sur Facebook et sur WhatsApp [en tének].Vous pouvez même trouver quelques vidéos de musique en tének, des animations avec des informations sur la prévention de la violence et des histoires racontées par les anciens. Dans le cas du status du tének hors ligne, des ressources telles que de la littérature, des dictionnaires et des aides à l'alphabétisation ont été créées. À San Luis Potosi, il existe même une radio qui diffuse ses programmes en quatre langues : trois langues autochtones (le nahualtl, le tének et le xi'uy) et l'espagnol. Dans les communautés autochtones, la langue est encore utilisée dans divers espaces, principalement à la maison, mais aussi à l'école, à l'église, au tribunal et parfois dans les cliniques.

RV : Sur quels sujets allez-vous communiquer sur @ActLenguas ?

He considerado enfocarme primeramente en dar a conocer la diversidad de México, después escribir sobre mi lengua. Entre los principales puntos a tratar son la oralidad, la educación indígena, la escritura, la lengua en internet, también considero importante hacer mención a las leyes mexicanas y como estas deben ser reconocidas y cumplidas.

Je vais d'abord me concentrer sur la diversité du Mexique, puis je communiquerai sur ma langue. Parmi les principaux sujets à aborder se trouvent l'oralité, l'éducation autochtone, l'écriture et la langue sur internet. Je crois aussi qu'il est important de mentionner les lois mexicaines et comment elles devraient être acceptées et respectées.

RV : Qu'est-ce qui motive votre militantisme linguistique pour le tének ?

Primeramente dar a conocer mi lengua a personas no hablantes y motivar a los Tének a usar su lengua en nuevos espacios. La preocupación principal es que a pesar de que somos 166 mil 900 hablantes, nuestra lengua está en riesgo de desaparición, por ello planteo que una de las formas para no dejar de morir la lengua es usándola siempre que tengamos oportunidad, esto significa que mientras hablemos por teléfono con nuestra familia, mientras escribimos en Facebook, mientras enseñamos en las aulas, mientras cantamos, mientras pintamos, mientras hacemos poesía, mientras vivamos ¡La lengua Tének debe usarse!

Avant tout, j'aimerais faire connaître ma langue à ceux et celles qui ne la parlent pas, et motiver les Téneks à l'utiliser dans de nouveaux espaces. Le souci majeur est que bien que nous soyons 166 900 locuteurs, notre langue est en danger d'extinction. Mon argument est qu'une des façons d'en prévenir la disparition est de l'utiliser à chaque fois que nous en avons l'occasion, que ce soit au téléphone avec notre famille, sur Facebook, dans les salles de classe dans lesquelles nous enseignons, en chantant, en dessinant, en récitant de la poésie, aussi longtemps que nous vivons. La langue tének doit être utilisée !

RV : Qu'espérez-vous pour votre langue ?

Sueño con espacios donde se pueda usar libremente la lengua, sueño en que las autoridades nos atiendan en nuestras lenguas, en menos muertes en hospitales/clínicas por que no nos entienden, en que no se encarcelen mas personas por que no puedan defenderse por no hablar español, en escuelas donde se enseñe lo nuestro antes que lo del extranjero, en que los padres sigan transmitiendo el idioma de nuestros abuelos. Sueño que mi lengua vive.

Je rêve d'espaces où le tének pourrait être utilisé librement. Je rêve que les autorités s'occupent de nous dans notre langue, de moins de décès dans les hopitaux et cliniques parce qu'ils ne nous comprennent pas quand nous parlons tének, de moins de peines de prison parce que les accusés ne peuvent pas se défendre en espagnol, d'écoles où ma propre langue serait enseignée avant des langues d'ailleurs. Je rêve que les parents continuent de transmettre la langue de nos grands-parents. Je rêve que ma langue vive.

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