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État des lieux des objectifs des Émirats arabes unis sur les énergies renouvelables

“Shams 1″, un miroir cylindro-parabolique concentrant la chaleur du soleil à Abu Dhabi. Photographie de Masdar via Flickr.

Sauf mention contraire, les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais.

En janvier 2019, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables [fr] (IRENA) a publié une analyse des tendances du marché dans le secteur des énergies renouvelables au sein du Conseil de coopération des États arabes du Golfe [fr] (GCC). Selon ce rapport, les Émirats arabes unis (ÉAU) hébergent jusqu'à 79 % des capacités solaires photovoltaïques installées dans le GCC. Le pays a aussi “réussi à attirer quelques projets solaires photovoltaïques à bas coût sans offrir de subvention”.

Que font les ÉAU pour accroître leur production d'énergie issue de sources renouvelables, et comment atteignent-ils les objectifs qu'ils se sont fixés ?

L'énergie solaire

En 2016, les ÉAU ont produit environ 320 GWh d'électricité issue de l'énergie solaire et du biogaz :

Ci-dessous, ce graphique équivalent au premier montre la production d'électricité issue de l'énergie solaire d'Abu Dhabi, en MWh (1 GWh = 1.000 MWh) :

Le premier parc solaire de Dubaï a ouvert en 2013. L'Émirat n'a donc pas produit d'électricité issue de l'énergie solaire avant cette date :

Les ÉAU possèdent des centrales photovoltaïques (PV) et thermodynamiques (CSP [fr]).

Dans le cadre de sa Stratégie pour une énergie propre, qui doit l'aider à générer 75 % de son énergie à partir de sources propres d'ici à 2050, Dubai va construire la plus grande centrale solaire thermodynamique au monde et devrait la mettre en route vers 2024.

Pendant ce temps, le troisième plus grand Émirat, Charjah, veut construire une “éco-cité” alimentée en énergie solaire à environ onze kilomètres de l'aéroport international de Charjah. Le gouvernement de l'Émirat d'Oumm al Qaïwaïn, lui, explore la construction d'un parc solaire de 200 MW près de la ville de Faladj Al Moualla.

Atteindre les objectifs de l'accord de Paris

En septembre 2015, les ÉAU ont signé et ratifié l'accord de Paris sur le climat, qui se veut un moyen d'atténuer et de limiter le changement climatique. Cependant, les objectifs fixés par les Émirats ont été jugés “grandement insuffisants” par certaines organisations. Ainsi, Climate Action Tracker affirme que l'engagement des ÉAU pour 2021 “n'est pas cohérent avec l'objectif de limiter le réchauffement à moins de 2°C, et encore moins à 1,5°C comme l'accord de Paris le requiert.”

Par ailleurs, les ÉAU subventionnent également le pétrole brut et le gaz naturel, bien qu'essence et diesel soient sujets à une T.V.A. de 5 %. Dans les Émirats, les prix des deux carburants sont bien en-dessous de la moyenne mondiale : en avril 2019, le prix moyen mondial du litre d'essence était de 1,02 euros, alors qu'aux ÉAU il n'était que de 0,51 euros.

Ces engagements sont clairement insuffisants pour réduire significativement et drastiquement l'usage des combustibles fossiles dans le pays.

D'autres options pour les énergies renouvelables dans les ÉAU

D'après l'IRENA, les ÉAU possédaient déjà 0.85 MW de capacité éolienne installée en 2017.

Les Émirats investissent également dans la bioénergie. Par exemple, l'entreprise d'énergie renouvelable Masdar a signé en 2017 un accord de développement avec l'entreprise de gestion environnementale Bee'ah afin de construire la première usine de valorisation énergétique des déchets. Cette usine sera située dans le Centre de retraitement des déchets de l'Émirat de Charjah.

Priscilla Joseph, de la start-up de valorisation énergétique des eaux usées BactoWatt, a expliqué à Global Voices que :

Apart from solar energy, there is also growing demand for bioenergy, especially for technology that converts waste to energy in the UAE. Right now it is only in its initial stages, but we hope to soon turn bioenergy technology into a commercially viable product.

Mise à part l'énergie solaire, il existe aussi aux ÉAU une demande croissante pour la bioénergie, en particulier pour les technologies qui convertissent les déchets en énergie. Pour le moment nous n'en sommes qu'au tout début, mais nous espérons pouvoir bientot faire de la technologie de la bioénergie un produit commercialement viable.

Les ÉAU veulent produire 30 % de leurs besoins énergétiques à partir de sources propres d'ici à 2030. En 2017, ce niveau était à 0,54 %, et incluait à la fois les énergies renouvelable et nucléaire.

L'IRENA a fixé un objectif mondial de 65 % d'énergie issue de sources renouvelables d'ici à 2050. Mais l'organisation a aussi prédit qu'au rythme actuel, seul un niveau de 25 % sera atteint.

Inquiète, Mme Joseph a ajouté : “Nous devons vraiment trouver un moyen de combler cet écart de 40 points.”

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