Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

La police de Budapest s'invite à une réunion de levée de fonds au centre socio-culturel Aurora

Les policiers hongrois lors de leur visite à Auróra, Budapest. Photo : Atlatszo, CC BY-NC-SA 2.5.

Cet article a été publié en hongrois et en anglais par l'association hongroise de journalisme d'investigation Atlatszo. Cette version adaptée paraît ici dans le cadre d'un partenariat avec Global Voices.

Atlatszo est une organisation de média et de transparence de Budapest locataire de bureaux dans la Maison de quartier Auróra, un espace qui héberge des mouvements de bénévoles et des organisations travaillant sur une base communautaire et à des pratiques militantes à composante artistique. Le texte ci-dessous est le récit d'une récente soirée organisée à Aurora par du personnel d'Atlatszo.

Dans l'après-midi du 27 avril, nous avons organisé un événement public à Aurora, où nous avons présenté notre travail et répondu aux questions de nos lecteurs présents. Nous avons diffusé l'événement en direct sur Facebook. Après une séance du questions-réponses, il y a eu une projection de documentaire, suivie d'un petit concert au sous-sol.

A 22h, la police a fait son entrée. Un des invités a publié sur Instagram une photo de leur arrivée.

Depuis que le Premier ministre Viktor Orbán est arrivé au pouvoir en 2010, son parti populiste de droite Fidesz est accusé d'éroder les libertés démocratiques en contrôlant les médias et la justice, ainsi que de restreindre les libertés académiques.

L'espace d'activités des organisations de la société civile, des médias indépendants et des institutions académiques comme Aurora ne cesse de se rétrécir sous le gouvernement de plus en plus autoritaire d'Orbán.

Le centre Aurora est situé dans le 8ème arrondissement de Budapest, qui est administré par un maire issu du parti au pouvoir Fidesz. Le conseil local est également dominé par le Fidesz.

La municipalité essaie depuis des années de fermer Auróra. Il y a deux ans, le motif était que de petites quantités de cannabis avaient été trouvées sur des personnes présentes. L'an dernier, c'était à cause d'une discordance de dates figurant sur deux documents officiels (le bail et les statuts).

La municipalité d'arrondissement a même contacté le propriétaire de l'immeuble et lui a offert de l'acheter, dans une autre tentative de fermer le centre.

Prétextant des plaintes de voisinage, le secrétaire d'arrondissement a ordonné au bar d'Aurora, appelé Kioszk, de fermer chaque soir à 22 heures. La police et le secrétaire ont vérifié depuis à multiples reprises la fermeture réelle du bar à 22h. La dernière vérification en date a eu lieu pendant la soirée de levée de fonds d'Atlatszo samedi.

Zsuzsa Mekler, une gestionnaire d'Auróra, a relevé :

Az önkormányzattól jöttek ellenőrizni, a rendőrség csak kísérte őket. Azt ellenőrzik, hogy bezárt-e a kioszk, felvesznek egy jegyzőkönyvet arról, hogy mit látnak a házban. Számos alkalommal volt már ilyen, eddig egyszer sem találtak semmilyen szabálytalanságot, ami miatt eljárást lehetett volna indítani.

La municipalité a envoyé des gens pour nous contrôler, la police les a seulement accompagnés. Ils vérifient si le bar est fermé et ils écrivent un rapport sur ce qu'ils voient dans la maison. Ils ont déjà fait ça plusieurs fois mais n'ont jamais rien trouvé qui ait pu leur faire entamer une procédure officielle.

Certains parmi l'assistance se sont plaints de se sentir “de retour dans les années 1980″, quand le parti au pouvoir se servait de la police pour harceler les gens dans les manifestations “d'aspect inopportun”.

Pour en savoir plus sur Aurora et les attaques dont le centre fait l'objet, lire ce reportage de CNN [en].

Commentez

Merci de... S'identifier »

Règles de modération des commentaires

  • Tous les commentaires sont modérés. N'envoyez pas plus d'une fois votre commentaire. Il pourrait être pris pour un spam par notre anti-virus.
  • Traitez les autres avec respect. Les commentaires contenant des incitations à la haine, des obscénités et des attaques nominatives contre des personnes ne seront pas approuvés.

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
* = required field
Non merci, je veux accéder au site