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Confronté à son premier cas de COVID-19, le Bhoutan ferme temporairement ses frontières

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Image de iXimus du site internet Pixabay.

[Tous les liens renvoient à des pages en anglais, ndt]

Le 6 mars 2020, le bureau du Premier ministre bhoutanais a annoncé via un communiqué de presse que le premier cas positif de COVID-19 du pays avait été confirmé la veille à 23 heures. Le gouvernement a immédiatement interdit à tous les touristes étrangers d'entrer au Bhoutan pour une durée de 14 jours.

Le point sur la situation du COVID-19 : Drukair [compagnie aérienne nationale du Bhoutan] a mis en place des restrictions concernant l'entrée de tous les touristes avec effet immédiat pour une durée de deux semaines. La compagnie aérienne a confirmé qu'elle rembourserait intégralement toute personne affectée par ces mesures.

Après la détection de son premier cas de coronavirus, le Bhoutan impose une interdiction d'entrée sur le territoire à tout touriste pour une durée de deux semaines « avec effet immédiat ».
– Toutes les conférences internationales & séminaires qui étaient initialement prévus durant les deux prochaines semaines sont reportés.
– Les écoles & instituts des districts de Thimphou, Paro & Punakha seront fermés pendant deux semaines. #covid19

Le premier cas de COVID-19

Selon un communiqué de presse posté sur la page Facebook du Premier ministre :

The patient is a 76-year-old from the United States of America, who had come to Bhutan as a tourist. He had entered the country from Paro International Airport, after embarking Drukair flight KB241 from Guwahati, India on March 2.

At the Paro International Airport, the patient’s health declaration form was assessed. He had indicated “negative” against all conditions. He did not have a sign of fever.

Le patient est un homme de 76 ans en provenance des États-Unis d'Amérique qui est venu au Bhoutan en tant que touriste. Il était arrivé dans le pays depuis l'aéroport international de Paro, après avoir embarqué sur le vol Drukair KB241 en provenance de Guwahati, en Inde, le 2 mars.

À l'aéroport international de Paro, le formulaire de déclaration de santé du patient a été évalué. Il avait répondu « négatif » à toutes les questions relatives à des problèmes de santé et ne présentait pas de signe de fièvre.

Le 2 mars, à son arrivée à Thimphou, le patient s'est rendu au service médical ambulatoire du National Referral Hospital (JDWNRH), le principal hôpital du Bhoutan, se plaignant de symptômes dyspeptiques et de nausées. Mais, ne présentant aucuns symptômes de grippe, celui-ci est reparti avec des médicaments. Le patient a alors voyagé jusqu'à Punakha, une ville de l'Himalaya se situant à environ 85 km de Thimphou, où il a séjourné dans une résidence touristique haut de gamme.

Lorsqu'il est retourné à Thimphou le 5 mars, il s'est rendu de nouveau à l'Hôpital National de Référence, cette fois pour des symptômes de grippe, et a été admis en observation. Des prélèvements ont été effectués et envoyés au Royal Centre for Disease Control (RCDC) [Centre royal de contrôle des maladies] qui a confirmé que le patient était bien porteur du coronavirus. Le compagnon du patient, son chauffeur, son guide, ainsi que huit passagers indiens l'ayant côtoyé ont été placés en quarantaine.

Le communiqué de presse a également précisé que le Bhoutan se conformait au Plan national de préparation et d'intervention [National Preparedness and Response Plan], et que sa Majesté le Roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuk avait personnellement supervisé les différentes actions à mettre en œuvre et l'implémentation de la stratégie d'urgence. Peu de temps auparavant, le gouvernement avait déclaré être pleinement préparé à combattre la pandémie.

Jusqu'à présent, plus de 90 personnes ont été identifiées par les autorités sanitaires comme ayant été en contact avec le patient.

Le 6 mars, le gouvernement a annoncé la fermeture des écoles et instituts des districts de Timphou, Paro et Punakha pour une durée de deux semaines. Toutes les conférences internationales et séminaires prévus dans le pays jusqu'au 20 mars ont été reportés.

Tshering Zang Mo, en commentaire de l'article publié sur Facebook par le bureau du Premier ministre, a averti que le Bhoutan pourrait ne pas disposer des installations adéquates pour faire face à une épidémie de COVID-19 :

The airport failed, the government failed and now the people will face the consequences. Bhutan doesn't have advanced medical facilities like in other countries, even the other countries are losing their people at a crazy rate despite having advanced facilities.

L'aéroport a échoué, le gouvernement a échoué et maintenant la population va en subir les conséquences. Le Bhoutan n'a pas d'installations médicales de pointe comme en ont d'autres pays et même dans ces pays, le taux de mortalité augmente à une vitesse incroyable malgré ces équipements.

Un autre commentaire de Vick Cash Rai ajoute :

Now the question here is, how many people have already been infected???? Our government have been saying that they are well prepared, now let's see their preparation. Poor people of Bhutan will face the consequences because of the government's ignorance.

A présent la question est de savoir combien de personnes ont déjà été infectées ???? Notre gouvernement a déclaré qu'il était bien préparé, le moment est venu de voir ce qu'il en est. Malheureusement les Bhoutanais vont subir les conséquences de l'ignorance du gouvernement.

Sangay Thinley renchérit :

Hopefully, isolation and quarantine are well maintained… Doctors and health workers please don't be clumsy while treating them… I salute every health workers dealing the situation right now..stay safe.

Espérons que l'isolement et la quarantaine soient bien maintenus… À tous les docteurs et travailleurs du secteur de la santé, s'il vous plaît faites attention lorsque vous traitez ces patients… Je salue tous les professionnels de santé gérant une telle situation…restez prudents.

Yan Seen Gazmer a quant à lui ajouté :

Now our country's GNH is going to fall. We had been posting that both outsiders or Bhutanese Citizen should not become a reason for someone's death. Now, the time has arrived. We the public of Bhutan wrote that not to allow inflow of outsiders for a few months until the case of coronavirus gets settled down.

Now, we have to face anyway.

À présent notre BNH [Bonheur National Brut : indice servant au gouvernement du Bhoutan à mesurer le bonheur et le bien-être de la population du pays] va chuter. Nous avions posté qu'aussi bien les étrangers que les citoyens bhoutanais ne devaient pas être à l'origine de la mort d'une personne. Et pourtant c'est arrivé. Nous, citoyens du Bhoutan, déclarons qu'il faut refuser l'entrée du pays à toutes personnes étrangères pendant quelques mois et ce jusqu'à ce que la propagation du coronavirus ne soit enrayée.

Dorénavant, nous devons quoi qu'il en soit y faire face.

Cependant, des représentants du secteur privé ont demandé au gouvernement de quelle manière ils pouvaient apporter leur aide et ont offert nourriture et aide logistique durant la période de quarantaine.

Le journaliste Namgay Zam a enjoint les Bhoutanais à garder leur calme :

Best to remain calm at this point. Please don’t hoard hand sanitisers and masks. Our medical professionals and sick people need it more! 🙏🏼

And wash your hands frequently.

Pour le moment, le plus important est de garder son calme. S'il vous plaît, ne stockez pas les gels antibactériens et les masques. Nos professionnels de santé et les personnes malades en ont bien plus besoin! 🙏🏼

Et lavez-vous les mains fréquemment.

Consultez le dossier spécial de Global Voices sur l'impact mondial du coronavirus COVID-19.

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