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Tokyo Interlopers : le Japon vu par ses résidents étrangers

Galerie de portraits issue de la page Facebook de Tokyo Interlopers

Image reproduite avec l'aimable autorisation de Tokyo Interlopers.

L’article d'origine a été publié en anglais le 9 août 2019.

[Tous les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais, ndlt]

Se présentant comme un recueil de témoignages et de photographies,Tokyo Interlopers met l'accent sur les ressortissants étrangers et les métis qui vivent dans la capitale japonaise, qu'ils et elles soient travailleurs et travailleuses immigré·e·s, stagiaires, étudiant ·e·s, expatrié·e·s, ou visiteurs.

Créé par Isaac “Tac” Aquino, le site Tokyo Interlopers publie régulièrement des mini-portraits et des témoignages de personnes d'horizons divers. Les contenus sont ensuite partagés sur la page Facebook, qui compte plus de 10 000 abonnés, et sont relayés sur Instagram et sur Twitter. Des profils plus condensés sont également partagés sur les réseaux sociaux :

« Je travaille de nuit dans une supérette. Je démarre à 22h et termine à 6h le lendemain matin. Comme moi, de nombreux étrangers occupent ce type de poste, car il est difficile de recruter des jeunes japonais. On ne va pas se mentir, c'est difficile. »

Les résidents internationaux continuent à transformer Tokyo en une ville multiculturelle et multiethnique. Des ressortissants de plus de 180 pays résideraient ainsi dans la région métropolitaine de Tokyo. D'ailleurs, un habitant sur huit du vaste quartier de Shinjuku, au centre de Tokyo, ne serait pas de nationalité japonaise. Certains parcours sont heureux tandis que d'autres témoignent de difficultés rencontrées au Japon.

« Je suis une réfugiée sri lankaise. Je ne peux pas vous dire pourquoi je suis ici mais je vis au Japon depuis plus de deux ans maintenant. »

Par ailleurs, Tokyo Interlopers accorde une attention particulière aux témoignages de femmes japonaises confrontées à un milieu professionnel exigeant ou à des trajets quotidiens exténuants.

« … au Japon, de nombreuses personnes travaillent tous les jours jusqu'à minuit. Cela fait partie de la culture. C'est particulièrement vrai dans les lieux de travail dominés par les hommes et constitués essentiellement d'ingénieurs. C'est la raison pour laquelle de nombreuses japonaises abandonnent leurs postes après la naissance de leur enfant. »

L’ensemble des portraits présentés sur Tokyo Interlopers offre un regard fascinant sur la vie dans la métropole japonaise du point de vue des ressortissants étrangers. Si vous vivez à Tokyo, vous pouvez également partager votre expérience en complétant le formulaire de contact sur le site de Tokyo Interlopers.

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