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Entretien avec José Chuvé Mengarí, militant numérique pour la langue bésiro

Photo de José Chuvé Mengarí.

En 2020, nous continuons notre campagne sur les réseaux sociaux en proposant à différents hôtes d'animer le compte Twitter @ActLenguas (Activisme linguistique) et de partager leur expérience sur la revitalisation et la défense des langues autochtones. Dans cet article, José Chuvé Mengarí ou José « Tigre » (@JoseChuvem) présente son travail ainsi que les sujets qu'il prévoyait d'aborder pendant cette semaine en tant qu'hôte.

Rising Voices (RV) : Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Indígena de la nación Monkox-chiquitana. Nací y viví en la Tierra Comunitaria de Orígen Lomerío, hasta mis 22 años, cuando decidí migrar a la ciudad de Santa Cruz de la Sierra, donde resido actualmente, para estudiar Sociología en la Universidad Autónoma Gabriel René Moreno. Soy técnico indígena en el Gobierno Autónomo Municipal de Santa Cruz de la Sierra, community manager de varias páginas con temática indígena urbana y, coordinador y productor en el programa radial Voces Indígenas Urbanas (VIU). También soy actor protagónico en la película “Santa Clara“. Trabajó en varias producciones publicitarias para diferentes empresas del país.

José Chuvé Mengarí (JCM) : J'appartiens à la communauté autochtone Monkox-Chiquitano [en]. Je suis né et j'ai vécu à l'intérieur des Terres communautaires autochtones (sous les initiales TCA en français) de Lomerío jusqu'à l'âge de 22 ans. Après quoi, j'ai décidé de m'envoler pour la ville de Santa Cruz de la Sierra, où je vis actuellement, afin d'étudier la sociologie à l'Université autonome Gabriel René Moreno. Je suis expert des communautés autochtones au sein de l'administration autonome de la ville de Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie. Je suis également administrateur de plusieurs pages web en lien avec la thématique des communautés autochtones en milieu urbain ainsi que le coordinateur et producteur de l'émission de radio « Voces Indígenas Urbanas » [es] (Voix des communautés autochtones en milieu urbain). J'interprète aussi l'un des personnages principaux du film Santa Clara [es]. J'ai réalisé plusieurs productions publicitaires [es] pour différentes entreprises du pays.

RV : Quelle est la situation actuelle de votre langue, sur Internet et en dehors ?

El idioma bésiro está muy poco difundido en la Internet. Las iniciativas que otras personas realizaron, por ahora están paralizadas. En la TCO Lomerío, se están desarrollando los NIDOS LINGUISTICOS, esfuerzos realizados entre la CICOL-IPELC y la ONG CEJIS. En esta zona, todavía se mantiene en un 40% el idioma, pero hablado por los adultos mayores.

JCM : La langue bésiro (ou chiquitano [en]) n'est pas très présente sur Internet. Les autres initiatives linguistiques menées sont actuellement inactives. Les nids de langue [programmes de revitalisation par l'immersion dans les écoles maternelles, sur le modèle du māori] se développent actuellement dans les terres des communautés autochtones de Lomerío, grâce aux efforts déployés par le Centre autochtone des communautés originaires de Lomerio (CICOL), l'Institut plurinational d'études des langues et des cultures (IPELC) et l'ONG CEJIS [es]. Dans cette région, si près de 40 % de la population connaît la langue, ce sont surtout les personnes âgées qui la parlent.

RV : Sur quels sujets prévoyez-vous de vous concentrer pendant la semaine où vous allez gérer le compte Twitter @ActLenguas ?

Producción audiovisual, que es en lo que actualmente estamos trabajando desde VIU, considerando que es el público joven que está metido en las redes sociales. Y, desde luego, enfocando desde los derechos a la ciudad para los indígenas.

JCM : Je me concentrerai sur la production audiovisuelle, sur laquelle nous travaillons actuellement avec [l'émission de radio] « Voces Indígenas Urbanas » [en bésiro], étant donné que les réseaux sociaux sont investis par les jeunes. Et naturellement, je mettrai également en avant les droit des populations autochtones dans les villes.

RV : Quelles sont les principales motivations de votre militantisme linguistique numérique ? Quels sont vos espoirs et vos rêves pour votre langue ?

Reaprender la lengua materna de mis padres y, de esa manera, fortalecer mi identidad cultural en la ciudad. Hay muchos saberes y conocimientos ocultos en nuestra lengua, que tienen que darse a conocer a los no indígenas, para fortalecer lazos de convivencia pacífica en la ciudad. Sueño con subir contenidos audiovisuales a diferentes plataformas pero, lo más cercano, subir a Spotify música Monkox, para que esté al alcance de los jóvenes.

JCM : Je souhaite réapprendre ma langue maternelle et renforcer ainsi mon identité culturelle dans la ville. Notre langue est pleine de sagesse et de connaissances cachées, qui doivent être connues des populations non autochtones, afin de renforcer les liens de coexistence pacifique dans la ville. Je rêve de publier du contenu audiovisuel sur différentes plateformes ou tout du moins, dans la mesure du possible, de diffuser la musique monkox sur Spotify, afin qu'elle soit accessible aux jeunes.

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