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Jamaïque : les militant·e·s écologistes ont célébré le Jour de la Terre en ligne

Le soleil se couche sur l'océan, sous un bandeau de nuages.

Coucher du soleil à Negril (Jamaïque). Photo de VV Nincic via Flickr, sous licence CC BY 2.0.

L’article d'origine a été publié en anglais le 23 avril 2020.

Sauf mention contraire, tous les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais, ndt.

Le 22 avril 2020 a marqué le cinquantenaire du Jour de la Terre. Cette année, la manifestation a été exceptionnelle : en effet, elle a été célébrée sous forme d’activités en ligne, en raison de la pandémie de COVID-19 qui continue de faire des victimes dans le monde entier.

Le virus n’a pas épargné les territoires de la Caraïbe, qui ont pour la plupart pris des mesures de confinement face à la pandémie. Au 31 mai 2020, on recensait 27 786 cas positifs de coronavirus et 832 décès dans la région. En Jamaïque, 19 nouveaux cas positifs avaient été identifiés par le gouvernement lors du Jour de la Terre, le 22 avril 2020. Cela portait le nombre total de cas à 252 (dont 131 en provenance d’un même foyer). Au 31 mai 2020, on dénombrait 586 cas positifs, 311 personnes guéries et 9 décès dans le pays.

Les internautes jamaïcain·e·s ont profité de cette célébration pour étudier les liens entre le COVID-19 et le changement climatique. Dans un message publié à cette occasion, Daryl Vaz, le ministre chargé de l’Environnement, a lié la lutte contre le changement climatique au combat contre le COVID-19, évoquant la détermination nécessaire pour vaincre ces deux phénomènes :

In this period of COVID-19, we have had to make significant adjustments to our lifestyles and our livelihoods. In like manner, we must consider the lessons from this new paradigm and apply it to tackling climate change. It demands the same commitment from all of us to guarantee the future we want. We all need to embrace the change if we are to realize the transformation necessary for a climate resilient and low carbon society.

Nous avons dû adapter de manière significative nos modes de vies et nos activités professionnelles, en cette période marquée par le COVID-19. De même, nous devons tirer des enseignements de ce nouveau paradigme et les appliquer dans notre lutte contre le changement climatique. Chacun doit prendre un engagement commun afin de garantir notre avenir. Il nous faut accepter le changement si nous souhaitons construire une société à la fois sobre en carbone et résiliente au changement climatique.

La militante écologiste jamaïcaine Jhannel Tomlinson, lauréate d’un prix décerné par le Premier ministre, qui récompense l'engagement des jeunes en faveur de la protection de l’environnement, a elle aussi repéré des liens étroits entre le changement climatique et le virus. C’est via Twitter qu’elle a incité ses compatriotes à publier de courtes vidéos portant sur ce sujet. Elle a recueilli des opinions diverses :

@TeraLepido partage un message très fort sur les liens entre le COVID-19 et le changement climatique et nous exhorte à agir ! 🌍 #JourDeLaTerreALaMaison #QuarantaineÉcolo #SemaineDeLaTerreJa

[Transcription de la vidéo en français : Intervention d'Alice pour le Jour de la Terre, pdf, 8,6 ko]

Elle est même parvenue à obtenir l’appui du bureau local du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) :

L’organisatrice du challenge vidéo #JourDeLaTerre #QuarantaineVerte @Jaybritz a le dernier mot :
▶️
Nous devons prendre soin des personnes vulnérables
▶️
L’efficacité de la communication est la clé
▶️
Écoutez les spécialistes
▶️
En quarantaine, restez écologiques
Le PNUD est heureux d’avoir participé. Merci @ycca4earth

Sur sa chaîne YouTube, l’intervenante en santé mentale Tameka Coley présente la crise du COVID-19 comme une opportunité de « réexaminer véritablement les actions que nous allons implémenter pour progresser » en matière de protection de l’environnement. Elle y décèle un lien étroit avec le bien-être mental. Se projetant dans le monde de l’après-COVID, elle exhorte les Jamaïcain·e·s à repenser la société de manière globale et à effectuer des changements positifs.

Autre jeune militante écologiste et podcasteuse, Dainalyn Swaby a utilisé le hashtag #GirlsCARE afin de partager ses réflexions, ainsi que les opinions d’autres femmes caribéennes sur le changement climatique et la sécurité alimentaire :

Agrémentons cela d’un peu d’« épices » ! Notre défenseuse du climat grenadienne Kyanna Bubb encourage les autres femmes à protéger davantage la Terre. #ActionPourLeClimat #GirlsCARE #JourDeLaTerre2020

[image] Citation de Kyanna Bubb, au-dessus du visage souriant de l'activiste : “Pour moi, l'action pour le climat, c'est se mobiliser pour faire quelque chose qui a du sens pour le monde ; pas seulement pour moi-même, mais pour que les générations futures puissent connaître la véritable beauté de la Terre. Cela signifie aussi aider d'autres femmes aux esprits puissants à se rassembler et à prendre soin de la planète comme nous aimerions que l'on prenne soin de nous.”

Une jeune utilisatrice de Twitter a fait un rappel à ses abonné·e·s :

Rappel à l’occasion du Jour de la Terre : vous pouvez acheter de jeunes arbres à un prix dérisoire (50 dollars jamaïcains ou moins) [environ 0,36 dollar américain] au Département forestier, route Constant Spring.

« Le meilleur moment pour planter un arbre c'était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment c'est maintenant. » – (Proverbe chinois)

[image] Selfie d'Ayanna, souriante, dans un champ verdoyant. Elle porte des lunettes à monture turquoise, une casquette et une petite croix autour du cou.

En Jamaïque, l’engouement était tel lors du Jour de la Terre, que les événements en ligne ont continué durant toute la semaine. Ainsi, le 24 avril, des militant·e·s et des artistes ont organisé une réunion virtuelle sur Zoom afin de réfléchir à des solutions innovantes permettant de répondre aux problèmes environnementaux. Le public était invité à s’inscrire en vue de participer aux échanges.

L’équipe de l’association Kingston Creative a également reprogrammé ses activités en ligne. Elle organise régulièrement des événements artistiques gratuits dans la capitale et a établi une forte présence en matière d’art urbain dans le quartier historique du centre-ville. L’association a poursuivi ses activités le 26 avril via IGTV. C’est le thème des arts et de l’environnement qui a été retenu en l’honneur du cinquantenaire du Jour de la Terre.

Même si l’optimisme qui prévalait en 2016, au moment de la signature par la Jamaïque de l’accord historique de Paris [fr] peut paraître lointain en cette ère de COVID-19, de jeunes Jamaïcain·e·s sont en train de reprendre le flambeau du militantisme écologique.

Aujourd’hui il semble plus important que jamais de brandir cette flamme afin qu’elle ne s’éteigne pas.

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