
Le département de l’immigration à Tseung Kwan O, Hong Kong, le 11 juin 2024. Photo de Kyle Lam/HKFP.
Ce rapport a été rédigé par Tom Grundy et a été publié à Hong Kong Free Press le 23 août 2025. La version modifiée suivante est publiée dans le cadre d'un accord de partenariat avec Global Voices.
La journaliste de Bloomberg Rebecca Chong Wilkins a connu un refus de renouvellement du visa de travail par le département de l'immigration de Hong Kong, sans aucune raison, selon le club de presse local.
C'est le dernier d'une série de refus de visa inexpliqués pour les journalistes, malgré Hong Kong pour attirer des talents et répété les assurances concernant la liberté de la presse.
Le Foreign Correspondents’ Club a déclaré que Wilkins n'avait pas reçu de raison pour le refus de visa, mais qu'elle avait travaillé pour le média financier pendant six ans. Elle a récemment été journaliste principale au sein de l'équipe asiatique du gouvernement et de l'économie.
Le Club a affirmé dans une déclaration le 22 août :
Malheureusement, cette décision et le manque d'explication renforcent les préoccupations généralisées concernant l'érosion de la liberté de la presse à Hong Kong, qui est protégée par la Loi fondamentale et la Déclaration des droits de l'homme..[…]Nous soutenons toute demande pour que cette décision soit examinée d'urgence et appelons à ce que les futures demandes de visas d'emploi et de prolongation de visa pour les journalistes internationaux soient traitées de manière opportune et transparente.
Cela a poussé le gouvernement à faire preuve d'une plus grande transparence et à déclarer qu'il avait demandé des explications aux autorités. Il n'est pas clair si Wilkins sera déployée ailleurs ou espérait demander une résidence permanente à Hong Kong, qui est ouverte à ceux qui ont travaillé pendant au moins sept ans dans la ville..
Un porte-parole de Bloomberg News a martelé samedi à HKFP qu'ils ne pouvaient pas commenter l'affaire, mais qu'ils « continueraient à travailler sur les voies appropriées pour essayer de résoudre le problème. »
Le département de l’immigration n’avait pas expliqué directement les raisons du refus du visa affirmant qu’ils ne commenteraient pas les cas individuels :
Bien que chaque demande soit déterminée sur son mérite individuel, un demandeur de prolongation de séjour doit continuer à remplir les critères d'admissibilité en vertu de la politique générale de l'emploi et des exigences normales en matière d'immigration.
Dans un tweet le 23 août, Wilkins —qui avait déjà écrit sur les refus de visa, affirme :
Après six ans de reportage à Hong Kong, et à huit mois de grossesse, je suis très triste de quitter mes collègues, mes amis et l’endroit que j'ai appelé le chez-moi https://t.co/zPc8F4aa7b
Je serai absente du bureau pendant un certain temps, en congé de maternité. Peu import où je serai, on se prend de l’autre côté — Rebecca Choong Wilkins 钟碧琪 (@RChoongWilkins) le 23 août 2025
HKFP a contacté Wilkins pour obtenir des commentaires.
« Mauvais pour les affaires »
S'exprimant personnellement, la présidente de l'Association des journalistes de Hong Kong, Selina Cheng, a dit à HKFP que les entreprises doivent tenir compte du risque d'investir dans les talents étrangers alors que les refus de visa deviennent routiniers :
L'imprévisibilité est tout simplement mauvaise pour les entreprises et ne fait rien de positif pour la mission du gouvernement de Hong Kong d'avoir une bonne histoire racontée sur lui-même.
Cheng a ajouté qu'il y a eu plus de cas de refus de visa que ce qui a été ouvertement signalé, car elle a soulevé des préoccupations concernant les questions « intrusives et inutiles » posées par l'immigration. Elle a déclaré :
Nous avons également entendu un nombre croissant d'exemples où des expatriés souhaitant renouveler ou obtenir un visa pour travailler à Hong Kong se sont vu poser des centaines de questions sur leurs antécédents passés. Les autorités ont sollicité des informations comme des mois de relevés bancaires et des listes de dates auxquelles ils ont rencontré des diplomates de leur pays d'origine.
Série de refus de visa
Ce n’est pas la première fois que les autorités locales refusent de renouveler le visa à un journaliste. L’année passée,la journaliste Bloomberg Haze Fan a vu sa demande de visa refusée avec aucune raison.
Des mois après, le photographe primé de l’Associated Press, Louis Delmote a également connu un refus d'entrer à Hong Kong après que le renouvellement de son visa ait été refusé sans aucune raison donnée.
En 2020, le Hong Kong Free Press a refusé un visa de travail, sans aucune raison, à un journaliste irlandais qui travaillait pour Bloomberg. Chris Buckley de New York Times a également connu un refus de visa en 2020 ; après la demande rejetée de Victor Mallet de Financial Times en 2018.
Un journaliste venant de The Economist a également connu un refus de visa en 2021 sans aucune raison.
Hong Kong a chuté dans les indices internationaux de liberté de la presse depuis l'entrée en vigueur des lois de sécurité nationale de 2020 et 2024. Les organismes de surveillance citent l'arrestation et l'emprisonnement de journalistes, des perquisitions dans des salles de rédaction et la fermeture d'une dizaine de médias indépendants, dont Apple Daily, Stand News et Citizen News. Plus de 1 000 journalistes ont perdu leur emploi, tandis que beaucoup ont émigré. Parallèlement, la chaîne de télévision publique RTHK, financée par l'État, a adopté de nouvelles directives éditoriales, purgé ses archives et supprimé les émissions d'information et satiriques.
En 2022, le chef de l'exécutif John Lee a déclaré que la liberté de la presse était « à la portée » des Hongkongais, mais que « personne n'est au-dessus des lois ». Bien qu'il ait demandé à la presse de « raconter une bonne histoire de Hong Kong », les ministères se sont montrés réticents à répondre aux propositions d'articles.
En 2022, le directeur général John Lee a déclaré que la liberté de la presse était « à la portée » des Hongkongais mais que « personne n'est au-dessus des lois ». Bien qu’il ait demandé à la presse « raconter une bonne histoire de Hong Kong », les ministères se sont montrés réticents à répondre aux propositions d'articles.







