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Billets de Brèves

(Communiqué) “Occuper les médias et les réseaux” : au Mexique, une conférence des femmes communicatrices issues des minorités

Le lancement officiel de la seconde conférence des femmes en communication d'origine Indigéne et africaine vient d'être diffusé officiellement. La conférence, dont le thème est “nous occupons les médias, nous occupons internet”, se tiendra du 6 au 10 octobre 2015, à la MAISON du Centre des Arts (CASA Arts Center) à Saint Agustín Elta, Oaxaca, Mexique.

Selon l'annonce, la conférence “cherche à encourager le partage des expériences permettant de relever les défis et difficultés du travail des femmes de la communication, à discuter sur le fond de sujets tels que genre et inter-culturalisme dans les médias, médias communautaires et législation, engagement politique et émancipation des femmes, et utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les stratégies de communication” :

Mujeres que participan en proyectos comunicación, procedentes de comunidades indígenas y afrodescendientes de México y Centroamérica, se reunirán para potenciar el uso de herramientas digitales y transformar la información en acción; generando estrategias de comunicación al servicio de sus proyectos…

Les femmes actives dans des projets de communication, de descendance africaine ou de communautés indigénes au Mexique et en Amérique Centrale, vont se réunir pour améliorer leur utilisation des outils numériques et transformer l'information en action en dégageant des stratégies à mettre en oeuvre dans leurs projets…

les pré-requis de participation sont :

• être présente durant les cinq jours de la conférence.
• être actuellement et en permanence active ou collaboratrice dans un projet de communication (radio, photographie, documentaire en vidéo, etc.).
• ëtre de descendance africaine ou issue d'une communauté indigène du Mexique ou de l'Amérique Centrale.

Pour vous inscrire, veuillez remplir le formulaire disponible en ligne ici.

Le travail en ligne, thérapie anti-chômage des internautes au Bénin

Atelier d E-learning Benin pour aider les jeunes béninois à entrer le marché du travail  via Banque Mondiale CC-BY-20

Atelier d E-learning Benin pour aider les jeunes béninois à entrer le marché du travail via Banque Mondiale CC-BY-20

dans un article intitulé Le travail en ligne : la nouvelle thérapie anti-chômage des jeunes béninois, publié sur le site ecceafrica.com, le blogueur  explique comment le travail en ligne est entrain d'aider les internautes béninois à lutter contre le chômage:

Rédiger un dernier article dans l’urgence, contacter un client sur Skype, corriger une vingtaine d’articles de ses rédacteurs, planifier les tâches de la journée suivante, avant d’envisager une pause. Depuis qu’il travaille en ligne, chaque jour est pour Gildas un nouveau défi, une aventure passionnante où il doit constamment donner le meilleur de lui-même. «Je suis content d’avoir trouvé ce créneau inespéré. Cela m’a permis de monter ma propre affaire en l’espace de quelques mois.», affirme-t-il entre deux clics. Cela fait bientôt quatre ans que Gildas, banquier de formation, écume des plateformes telles que Guru, Elance, Peopleperhour, Freelancer, Upwork, Greatcontent, ou encore Textbroker, pour décrocher des contrats de rédaction d’articles.

Grâce à ces différentes plateformes en ligne qui proposent des piges contre une rémunération plus ou moins attractive (en moyenne 5 dollars tous les 500 mots), plusieurs jeunes, à l’instar de Gildas, ont pu obtenir ce que ni les diplômes, stages bénévoles, ou autres demandes d’emploi n’étaient parvenus à leur procurer jusqu’ici : une situation professionnelle relativement stable.

Ayotzinapa : la manifestation de l'indignation et du souvenir dans la ville de México

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Des milliers de manifestants occupent l'emblématique Paseo Reforma de la ville de México pour souligner que les 43 vivent toujours dans la mémoire collective. Photo: Más de 131.

Un an après la détention par la police et la disparition forcée de 43 étudiants de l'école Normale Rurale Raúl Isidro Burgos d'Ayotzinipa à Iguala, dans l'État du Guerrero, après  l'exécution de six personnes, avec la participation et la dissimulation présumées de trois niveaux de gouvernement, la question reste entière : où sont-ils ?

Pour le rappeler, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de México et dans d'autres lieux à l'intérieur et à l'extérieur du pays le 26 septembre dernier.

Mario González, père d'un étudiants disparu a écrit :

Es impresionante ver que el corazón de cada uno de los mexicanos es tan grande que caben ahí 43 normalistas; es impresionante ver a un año las lágrimas en las caras de miles de personas en la Avenida Reforma (una de las avenidas más importantes y emblemáticas de la capital mexicana) llena con pancartas de los 43″.

C'est impressionnant de voir que le cœur de chaque Mexicain est si grand qu'il peut accueillir les 43 étudiants ; c'est impressionnant de voir, un an plus tard, les larmes sur les visages de milliers de personnes dans l'Avenida Reforma (une des avenues les plus importantes et emblématiques de la capitale mexicaine) plein de pancartes des 43.

Certains ont voyagé plus de dix heures depuis les États du Chiapas, d'Oaxaca, de Sonora pour atteindre la manifestation. Des étudiants et des paysans, des femmes au foyer et des syndicalistes, des filles et des fils. Des religieux. Des défenseurs des droits de l'Homme. Des dizaines de milliers de personnes ont montré que México n'a pas oublié. Que México n'oublie pas.
Le 27 septembre, cette fois à Iguala, et de retour sur le lieu des faits, les familles et les étudiants d'Ayotzinapa marchèrent et érigèrent deux monuments. L'un d'eux, là où les deux étudiants, Julio César Ramírez Nava et Daniel Solís Gallardo, furent exécutés sans procès. L'autre, là où le corps sans vie de Julio César Mondragón Fontes a été découvert.
Ils estiment ainsi qu'il s'agit d'une façon pour rappeler ce qu'il s'est passer et ne pas oublier ce qu'ils considèrent comme un crime d'État.
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Le cortège royal marocain renverse un spectateur

Au Maroc circulent actuellement les images d’une voiture du cortège du roi Mohammed VI qui renverse un spectateur durant la visite du président français François Hollande.

Samia Errazzouki tweete :

Vidéo du cortège royal renversant un homme à Tanger lors de la visite de François Hollande

M. Hollande s’est rendu au Maroc pour une visite de deux jours et a été accueilli par le roi Mohammed VI samedi dernier. La vidéo montre un véhicule du cortège, portes ouvertes, heurtant un passant quelques instants après le passage du roi et de ses invités. La foule qui applaudissait se met alors à hurler.

La vidéo a été mise en ligne par Tanja7.com sur YouTube et a été vue plus de 31 000 fois jusqu’à présent.

Il n'y a pas de certitude quant au devenir de la victime.

Le film vénézuélien candidat aux Oscar parle en langue indigène

“Autant en emporte le fleuve” de Mario Crespo est le candidat vénézuélien à l'Oscar du meilleur film étranger…

Lo que lleva el rio (“Autant en emporte le fleuve”), du réalisateur cubano-vénézuelien Mario Crespo Dauna, est un film vénézuélien tourné quasi entièrement en Warao, la langue des peuples indigènes du delta de l'Orénoque. Le film est le candidat vénézuélien à la cérémonie des Oscars pour celui du meilleur film en langue étrangère.

, du périodique “Remezcla“, écrit à ce sujet :

L'histoire relate la vie de Dauna, une femme indigène affectée par sa différence au sein de sa communauté. Déchirée entre son amour pour Tarisco et son désir de poursuivre des études loin de son village, Dauna bouscule sa culture traditionnelle et les attentes de celle-ci, ce qui entraîne souffrance et, finalement, réconciliation.

Le film a été choisi en début d'année pour faire partie de la sélection avant-gardiste, “NATIVe” du Festival de Berlin . Voici la bande-annonce :

Il y a encore des start-ups en Irak

Ahmed Marwan raconte l'histoire de quelques start-ups irakiennes à Wamda, un an après la prise de contrôle par ISIS de certaines zones d'Irak.

Qu'est-ce qu'il y a de plus incertain que calculer les probabilités de réussite d'une start-up dans une ville située à moins de  50 km du chaos créé par ISIS?

Voilà exactement ce que c'est d'être un entrepreneur à Baghdad:  ils travaillent dans des conditions d'incertitude extrême.

Marwan cite quelques start-ups irakiennes et conclut :

Ces jeunes types et les autres entrepreneurs ont prouvé une chose : l'esprit d'entreprise en Irak à un potentiel illimité face à l'adversité.

L'insécurité, la crise financière irakienne, les infrastructures détruites, le peu de connaissance des investisseurs locaux du milieu des start-ups et d'autres obstacles majeures sont des arguments de poids pour ceux qui veulent douter et nier dans le débat sur le futur de l'entreprenariat en Irak.

Mais les entrepreneurs demandent à clore le débat et continuent à faire ce qu'ils font le mieux : survivre dans ce marché brutal et essayer de se faire un nom.

Vous aussi, demandez justice pour les journalistes assassinés au Mexique

Des écrivains du monde entier demandent au Président Peña Nieto, du Mexique, d'enquêter sur les meurtres de journalistes. (Voici leur lettre) https://t.co/qAkZI5K2MR

Plus de 500 journalistes, écrivains, artistes et défenseur de la liberté d'expression de par le monde ont envoyée une lettre ouverte au président du Mexique, Enrique Peña Nieto, dans laquelle ils demandent des explications sur le meurtre de Rubén Espinosa et de tous les autres journalistes assassinés dans le pays, d'après le blog Journalism in the Americas.

Le 31 juillet dernier, le photo-journaliste Rubén Espinosa a été retrouvé mort en compagnie de quatre femmes dans un appartement de Mexico. Ayant reçu des menaces de mort, il avait fui Veracruz —où 14 autres journalistes ont été tués au cours des dernières années— pour la capitale du Mexique en juin dernier.

La lettre dit :

 

Since 2000, dozens of journalists have been killed in Mexico, and approximately 20 more remain disappeared. The great majority of these crimes have never been prosecuted”…

… Mr. President, we urge you:

1. To guarantee the immediate and effective investigation of the assassination of Rubén Espinosa and the shameful number of journalists in Mexico who have met the same fate, and the thorough investigation of state and municipal officials who, in each case, may have been involved.
2. To undertake an immediate review of the procedures established to protect reporters’ lives, and to make a swift and effective commitment to guarantee and protect freedom of expression in Mexico.

Depuis 2000, des dizaines de journalistes ont été tués au Mexique, et près de 20 restent disparus. La grande majorité de ces crimes n'a jamais été jugée…

… Monsieur le Président, nous vous exhortons à :

1. Garantir une enquête immédiate et effective sur l'assassinat de Rubén Espinosa et sur le nombre honteux de journalistes qui, au Mexique, ont connu le même sort, et de mener des investigations minutieuses dans l'État du Mexique et la municipalité qui, dans chaque cas, peuvent avoir été impliqués.
2. Entreprendre une révision immédiate des procédures actuelles pour protéger la vie des journalistes et vous engager rapidement pour la garantie et la protection de la liberté d'expression au Mexique.

La lettre a reçu le soutien de PEN et du Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ). Des personnalités telles que l'acteur mexicain Gael García Bernal, l'écrivain indien Salman Rushdie, la journaliste étasunienne Christiane Amanpour et des centaines de journalistes, écrivains et artistes ont signés cette lettre ouverte, et à présent, vous avez également la possibilité d'ajouter votre signature.

Des services secrets serbes surpris à s'informer sur l'achat d'un logiciel de surveillance

Capture d'écran de l'un des nombreux courriels de gestionnaire de comptes de l'équipe Hacking équipe adressé à agent de la Serbian State Intelligence Agency (Service d'espionnage de l'état serbe) de 2012. Crédit photo SHARE Défense, utilisée avec permission.

Capture d'écran de l'un des nombreux courriels du gestionnaire de comptes de l'équipe de Hacking Team adressé à un agent de la Serbian State Intelligence Agency (Service d'espionnage de l'état serbe) de 2012. Crédit photo SHARE Défense, utilisée avec permission.

L'ONG militante serbe SHARE Defense (PARTAGER Défense) a rapporté en juillet 2015, qu'une fuite de courriels et de fichiers appartenant à la société de logiciels basée à Milan, Hacking Team (HT), publiés sur Wikileaks, révèlent qu'au moins un service de sécurité serbe s'est informé et a négocié l'achat de logiciels de surveillance de cette société en 2012. Il y a également des preuves qu'un ou plusieurs comptes de messagerie du Ministère serbe de la défense ont servi comme cobayes pour tester le logiciel espion fabriqué par la société italienne.

Le logiciel en question est un Remote Control System (système de commande à distance), ou RCS, qui fonctionne essentiellement par la propagation de virus sur les ordinateurs et les téléphones mobiles des personnes sous surveillance. Selon des source de l'ONG SHARE, la plupart des clients utilisant ce logiciel sont des gouvernements du monde entier et leurs services de sécurité.

L'équipe juridique de SHARE Defense a également attiré l'attention sur les organisations qui pouvaient être en mesure d'obtenir la permission et se permettre légalement d'utiliser un tel logiciel:

La Fondation Share a rappelé la législation concernant ce type de logiciels en Serbie depuis 2013 suite à l'affaire “Trovicor”, indiquant que les règles sur l'importation de biens à double usage devaient être appliquées et qu'un permis du Ministère du commerce, du tourisme et des télécommunications était obligatoire. […]

Si nous supposons que certaines organisations peuvent être autorisées à utiliser ce matériel, dans notre système juridique ce ne serait pas possible sans une décision de la justice en conformité avec la loi. Toute autre manière de s'en servir serait une violation flagrante des droits de l'homme qui sont garantis par la Constitution de la République de Serbie et de nombreuses conventions internationales.

 

Une jeune créatrice de mode israélienne imprime la première collection 3D au monde

3D printed skirt, top, and shoes from the collection of Israeli fashion designer Danit Peleg. (Source: DanitPeleg.com)

Jupe, top et chaussures imprimées en 3D, de la collection de la créatrice de mode israélienne Danit Peleg. (Source: DanitPeleg.com)

La créatrice de mode et innovatrice Danit Peleg, 27 ans, a de quoi faire parler d'elle dans le monde entier. La créatrice de la première collection au monde de vêtements imprimés en 3D explique :

Mon objectif était de créer une collection de prêt-à-porter imprimée entièrement à la maison en utilisant des imprimantes accessibles à tous. J'ai passé l'année dernière à chercher la meilleure solution.

Elle ajoute :

Imaginez le potentiel… si vous avez froid, imprimez votre propre veste. Vous voyagez sans bagages ? Imprimez simplement vos vêtements dans votre chambre d'hôtel. Serons-nous bientôt capables de créer, partager et imprimer nos propres vêtements à la maison ?

Postée sur YouTube le 22 juillet 2015 et sur la page Facebook de Start Up Nation le 29, la vidéo promotionnelle de Peleg présentant la ligne de vêtements et expliquant sa fabrication a récolté 2,8 millions de vues et a été partagée 50.000 fois à ce jour.

La collection est faite d'une étoffe de plastique similaire à du fil appelée Filaflex et utilise une imprimante Witbox. L'impression en trois dimensions se fait par une série de juxtapositions et d'assemblages d'étoffes pour créer un effet d'empilement de chaque couche successive. Le magazine Fashionista explique que chacune des créations de Peleg a nécessité 400 heures pour être imprimée ; l'impression des chaussures a pris plus de temps.

À une époque où la technologie de l'impression 3D progresse et devient plus rapide et plus abordable, les utilisateurs pourraient télécharger et imprimer les fichiers depuis chez eux, comme ils le font avec les patrons de vêtements en deux dimensions. Peleg prédit :

Je pense que c'est seulement le début. Avec l'évolution des technologies, nous serons bientôt en mesure d'imprimer nos vêtements à la maison.

Le site “Films for Actions” publie le top 100 des documentaires “qui peuvent changer le monde”

Après des années de promotions et de critiques de documentaires dévoués au changement social, le site Films for Action a publié une liste de ce qu'ils considèrent être les 100 documentaires les plus influents et provocateurs. Des critiques aux médias grand public, en passant par le monde des affaires, avec des idées et des solutions