Billets de Brèves

En Russie, Twitter pourrait être complètement inaccessible dans le mois à venir

La photo représente plein de logos Twitter les uns sur les autres.

D'accès déjà limité, Twitter pourrait bientôt devenir complètement inaccessible en Russie. Photo de Gerd Altmann sur Pixabay.

Sauf mention contraire, tous les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais.

Selon les médias publics russes et le régulateur d'Internet du pays, Roskomnadzor, le service de microblogging Twitter pourrait devenir complètement inaccessible en Russie au cours du mois à venir.

Le 16 mars, le régulateur a déclaré [ru] que la plateforme continuait d'ignorer ses demandes de suppression de contenu dit illégal. Si ces posts blessants restent en ligne, Roskomnadzor a indiqué être prêt à bloquer entièrement le service, le rendant inaccessible pour les utilisateurs russes.

Vadim Soubbotine, le directeur adjoint de Roskomnadzor, a déclaré [ru] à l'agence de presse d'État TASS que, pendant un mois, ils « observeraient la réaction de Twitter au sujet de la suppression du contenu interdit » et que, seulement ensuite, « ils prendraient une décision » en fonction des dispositions prises par l'entreprise :

Если Twitter не исполнит требования Роскомнадзора, требования российского законодательства, соответственно, будем рассматривать вопрос о полной блокировке сервиса на территории России.

Si Twitter ne répond pas aux demandes de Roskomnadzor et aux exigences de la législation russe, nous devrons, par conséquent, envisager le blocage du service sur le territoire russe.

Comme indiqué précédemment, le 10 mars, des censeurs russes ont commencé à réduire les vitesses de chargement de Twitter dans le pays en utilisant l'équipement IAP (inspection approfondie des paquets) que les fournisseurs de services Internet russes sont tenus d'installer dans le cadre de la nouvelle stratégie « Internet souverain ».

Lire aussi : Ce qu'il faut attendre de la nouvelle loi russe sur “l'internet souverain” [fr]

À l'époque, Roskomnadzor avait défendu [ru] cette action, la présentant comme un premier avertissement après de multiples demandes de suppression du contenu blessant, que Twitter aurait ignoré. Récemment, la plateforme a également reçu une amende pour avoir omis de retirer « les appels à la participation à des rassemblements de masse non autorisés visant les mineurs ». Twitter n'a toujours pas réagi à ce sujet.

Paradoxalement, les experts en droits numériques indiquent qu'un blocage général de Twitter serait probablement plus simple à mettre en place en Russie qu'un ralentissement efficace des vitesses d'accès. Vladislav Zdolnikov, qui dirige la chaîne Telegram « IT and SORM », trouve [ru] que l'État ne prendrait pas trop de risques en bloquant Twitter, comme cette plateforme « a relativement peu d'utilisateurs en Russie » et pourrait servir « d'épouvantail à Google » et d'autres sans provoquer beaucoup d'indignation publique :

Твиттер будет заблокирован в течение 15 минут с момента принятия решения об этом.
Телеграм не удалось заблокировать не потому, что РКН криворукие, а потому что он вложил в это огромное количество ресурсов — как финансовых, так и уникальных скиллов.
Заблокировать сайт не составляет никакой сложности. Если приложение не сопротивляется блокировкам, оно тоже будет заблокировано.

Twitter sera bloqué dans les 15 minutes qui suivront la décision à ce sujet. Ils n'ont pas réussi à bloquer Telegram, non pas parce que [Roskomnadzor] est malchanceux, mais parce que [Telegram] a engagé beaucoup de ressources — sur un plan financier et des compétences uniques.

Bloquer un site Internet n'est pas si compliqué. Si une application ne lutte pas contre les blocages, elle sera également bloquée.

Cependant, d'autres commentateurs restent sceptiques quant au fait que les géants d'Internet tels que Google puissent faire face à des menaces similaires, sachant qu'ils sont trop importants pour l'écosystème RuNet.  Mariëlle Wijermars, une chercheuse néerlandaise qui étudie la cybersécurité et les droits numériques en Russie, pense que les divers services de Google, tel que YouTube, sont « trop profondément ancrés » dans l'économie numérique du pays :

Google est un acteur infrastructurel (ex : Android) tandis que la portée de Twitter est limitée. Bloquer ce dernier pourrait mener à un agacement du public, mais toucher Google est sûr d'entraîner des interruptions [des activités] du gouvernement et des entreprises, une énorme rancœur du public, et une remise en cause de la propagande d'État.

(Communiqué) “Occuper les médias et les réseaux” : au Mexique, une conférence des femmes communicatrices issues des minorités

Le lancement officiel de la seconde conférence des femmes en communication d'origine Indigéne et africaine vient d'être diffusé officiellement. La conférence, dont le thème est “nous occupons les médias, nous occupons internet”, se tiendra du 6 au 10 octobre 2015, à la MAISON du Centre des Arts (CASA Arts Center) à Saint Agustín Elta, Oaxaca, Mexique.

Selon l'annonce, la conférence “cherche à encourager le partage des expériences permettant de relever les défis et difficultés du travail des femmes de la communication, à discuter sur le fond de sujets tels que genre et inter-culturalisme dans les médias, médias communautaires et législation, engagement politique et émancipation des femmes, et utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les stratégies de communication” :

Mujeres que participan en proyectos comunicación, procedentes de comunidades indígenas y afrodescendientes de México y Centroamérica, se reunirán para potenciar el uso de herramientas digitales y transformar la información en acción; generando estrategias de comunicación al servicio de sus proyectos…

Les femmes actives dans des projets de communication, de descendance africaine ou de communautés indigénes au Mexique et en Amérique Centrale, vont se réunir pour améliorer leur utilisation des outils numériques et transformer l'information en action en dégageant des stratégies à mettre en oeuvre dans leurs projets…

les pré-requis de participation sont :

• être présente durant les cinq jours de la conférence.
• être actuellement et en permanence active ou collaboratrice dans un projet de communication (radio, photographie, documentaire en vidéo, etc.).
• ëtre de descendance africaine ou issue d'une communauté indigène du Mexique ou de l'Amérique Centrale.

Pour vous inscrire, veuillez remplir le formulaire disponible en ligne ici.

Le travail en ligne, thérapie anti-chômage des internautes au Bénin

Atelier d E-learning Benin pour aider les jeunes béninois à entrer le marché du travail  via Banque Mondiale CC-BY-20

Atelier d E-learning Benin pour aider les jeunes béninois à entrer le marché du travail via Banque Mondiale CC-BY-20

dans un article intitulé Le travail en ligne : la nouvelle thérapie anti-chômage des jeunes béninois, publié sur le site ecceafrica.com, le blogueur  explique comment le travail en ligne est entrain d'aider les internautes béninois à lutter contre le chômage:

Rédiger un dernier article dans l’urgence, contacter un client sur Skype, corriger une vingtaine d’articles de ses rédacteurs, planifier les tâches de la journée suivante, avant d’envisager une pause. Depuis qu’il travaille en ligne, chaque jour est pour Gildas un nouveau défi, une aventure passionnante où il doit constamment donner le meilleur de lui-même. «Je suis content d’avoir trouvé ce créneau inespéré. Cela m’a permis de monter ma propre affaire en l’espace de quelques mois.», affirme-t-il entre deux clics. Cela fait bientôt quatre ans que Gildas, banquier de formation, écume des plateformes telles que Guru, Elance, Peopleperhour, Freelancer, Upwork, Greatcontent, ou encore Textbroker, pour décrocher des contrats de rédaction d’articles.

Grâce à ces différentes plateformes en ligne qui proposent des piges contre une rémunération plus ou moins attractive (en moyenne 5 dollars tous les 500 mots), plusieurs jeunes, à l’instar de Gildas, ont pu obtenir ce que ni les diplômes, stages bénévoles, ou autres demandes d’emploi n’étaient parvenus à leur procurer jusqu’ici : une situation professionnelle relativement stable.

Ayotzinapa : la manifestation de l'indignation et du souvenir dans la ville de México

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Des milliers de manifestants occupent l'emblématique Paseo Reforma de la ville de México pour souligner que les 43 vivent toujours dans la mémoire collective. Photo: Más de 131.

Un an après la détention par la police et la disparition forcée de 43 étudiants de l'école Normale Rurale Raúl Isidro Burgos d'Ayotzinipa à Iguala, dans l'État du Guerrero, après  l'exécution de six personnes, avec la participation et la dissimulation présumées de trois niveaux de gouvernement, la question reste entière : où sont-ils ?

Pour le rappeler, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de México et dans d'autres lieux à l'intérieur et à l'extérieur du pays le 26 septembre dernier.

Mario González, père d'un étudiants disparu a écrit :

Es impresionante ver que el corazón de cada uno de los mexicanos es tan grande que caben ahí 43 normalistas; es impresionante ver a un año las lágrimas en las caras de miles de personas en la Avenida Reforma (una de las avenidas más importantes y emblemáticas de la capital mexicana) llena con pancartas de los 43″.

C'est impressionnant de voir que le cœur de chaque Mexicain est si grand qu'il peut accueillir les 43 étudiants ; c'est impressionnant de voir, un an plus tard, les larmes sur les visages de milliers de personnes dans l'Avenida Reforma (une des avenues les plus importantes et emblématiques de la capitale mexicaine) plein de pancartes des 43.

Certains ont voyagé plus de dix heures depuis les États du Chiapas, d'Oaxaca, de Sonora pour atteindre la manifestation. Des étudiants et des paysans, des femmes au foyer et des syndicalistes, des filles et des fils. Des religieux. Des défenseurs des droits de l'Homme. Des dizaines de milliers de personnes ont montré que México n'a pas oublié. Que México n'oublie pas.
Le 27 septembre, cette fois à Iguala, et de retour sur le lieu des faits, les familles et les étudiants d'Ayotzinapa marchèrent et érigèrent deux monuments. L'un d'eux, là où les deux étudiants, Julio César Ramírez Nava et Daniel Solís Gallardo, furent exécutés sans procès. L'autre, là où le corps sans vie de Julio César Mondragón Fontes a été découvert.
Ils estiment ainsi qu'il s'agit d'une façon pour rappeler ce qu'il s'est passer et ne pas oublier ce qu'ils considèrent comme un crime d'État.
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Le cortège royal marocain renverse un spectateur

Au Maroc circulent actuellement les images d’une voiture du cortège du roi Mohammed VI qui renverse un spectateur durant la visite du président français François Hollande.

Samia Errazzouki tweete :

Vidéo du cortège royal renversant un homme à Tanger lors de la visite de François Hollande

M. Hollande s’est rendu au Maroc pour une visite de deux jours et a été accueilli par le roi Mohammed VI samedi dernier. La vidéo montre un véhicule du cortège, portes ouvertes, heurtant un passant quelques instants après le passage du roi et de ses invités. La foule qui applaudissait se met alors à hurler.

La vidéo a été mise en ligne par Tanja7.com sur YouTube et a été vue plus de 31 000 fois jusqu’à présent.

Il n'y a pas de certitude quant au devenir de la victime.

Le film vénézuélien candidat aux Oscar parle en langue indigène

“Autant en emporte le fleuve” de Mario Crespo est le candidat vénézuélien à l'Oscar du meilleur film étranger…

Lo que lleva el rio (“Autant en emporte le fleuve”), du réalisateur cubano-vénézuelien Mario Crespo Dauna, est un film vénézuélien tourné quasi entièrement en Warao, la langue des peuples indigènes du delta de l'Orénoque. Le film est le candidat vénézuélien à la cérémonie des Oscars pour celui du meilleur film en langue étrangère.

, du périodique “Remezcla“, écrit à ce sujet :

L'histoire relate la vie de Dauna, une femme indigène affectée par sa différence au sein de sa communauté. Déchirée entre son amour pour Tarisco et son désir de poursuivre des études loin de son village, Dauna bouscule sa culture traditionnelle et les attentes de celle-ci, ce qui entraîne souffrance et, finalement, réconciliation.

Le film a été choisi en début d'année pour faire partie de la sélection avant-gardiste, “NATIVe” du Festival de Berlin . Voici la bande-annonce :

Il y a encore des start-ups en Irak

Ahmed Marwan raconte l'histoire de quelques start-ups irakiennes à Wamda, un an après la prise de contrôle par ISIS de certaines zones d'Irak.

Qu'est-ce qu'il y a de plus incertain que calculer les probabilités de réussite d'une start-up dans une ville située à moins de  50 km du chaos créé par ISIS?

Voilà exactement ce que c'est d'être un entrepreneur à Baghdad:  ils travaillent dans des conditions d'incertitude extrême.

Marwan cite quelques start-ups irakiennes et conclut :

Ces jeunes types et les autres entrepreneurs ont prouvé une chose : l'esprit d'entreprise en Irak à un potentiel illimité face à l'adversité.

L'insécurité, la crise financière irakienne, les infrastructures détruites, le peu de connaissance des investisseurs locaux du milieu des start-ups et d'autres obstacles majeures sont des arguments de poids pour ceux qui veulent douter et nier dans le débat sur le futur de l'entreprenariat en Irak.

Mais les entrepreneurs demandent à clore le débat et continuent à faire ce qu'ils font le mieux : survivre dans ce marché brutal et essayer de se faire un nom.

Vous aussi, demandez justice pour les journalistes assassinés au Mexique

Des écrivains du monde entier demandent au Président Peña Nieto, du Mexique, d'enquêter sur les meurtres de journalistes. (Voici leur lettre) https://t.co/qAkZI5K2MR

Plus de 500 journalistes, écrivains, artistes et défenseur de la liberté d'expression de par le monde ont envoyée une lettre ouverte au président du Mexique, Enrique Peña Nieto, dans laquelle ils demandent des explications sur le meurtre de Rubén Espinosa et de tous les autres journalistes assassinés dans le pays, d'après le blog Journalism in the Americas.

Le 31 juillet dernier, le photo-journaliste Rubén Espinosa a été retrouvé mort en compagnie de quatre femmes dans un appartement de Mexico. Ayant reçu des menaces de mort, il avait fui Veracruz —où 14 autres journalistes ont été tués au cours des dernières années— pour la capitale du Mexique en juin dernier.

La lettre dit :

 

Since 2000, dozens of journalists have been killed in Mexico, and approximately 20 more remain disappeared. The great majority of these crimes have never been prosecuted”…

… Mr. President, we urge you:

1. To guarantee the immediate and effective investigation of the assassination of Rubén Espinosa and the shameful number of journalists in Mexico who have met the same fate, and the thorough investigation of state and municipal officials who, in each case, may have been involved.
2. To undertake an immediate review of the procedures established to protect reporters’ lives, and to make a swift and effective commitment to guarantee and protect freedom of expression in Mexico.

Depuis 2000, des dizaines de journalistes ont été tués au Mexique, et près de 20 restent disparus. La grande majorité de ces crimes n'a jamais été jugée…

… Monsieur le Président, nous vous exhortons à :

1. Garantir une enquête immédiate et effective sur l'assassinat de Rubén Espinosa et sur le nombre honteux de journalistes qui, au Mexique, ont connu le même sort, et de mener des investigations minutieuses dans l'État du Mexique et la municipalité qui, dans chaque cas, peuvent avoir été impliqués.
2. Entreprendre une révision immédiate des procédures actuelles pour protéger la vie des journalistes et vous engager rapidement pour la garantie et la protection de la liberté d'expression au Mexique.

La lettre a reçu le soutien de PEN et du Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ). Des personnalités telles que l'acteur mexicain Gael García Bernal, l'écrivain indien Salman Rushdie, la journaliste étasunienne Christiane Amanpour et des centaines de journalistes, écrivains et artistes ont signés cette lettre ouverte, et à présent, vous avez également la possibilité d'ajouter votre signature.

“Que signifie la liberté d'expression pour vous ?”

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Photo de leur site de campagne.

L'article original a initialement été publié le 30 avril 2015

[Sauf mention contraire, tous les liens renvoient vers des pages en anglais, ndt]

L’International Media Support (IMS) souhaite savoir ce que la liberté d'expression signifie pour vous, à l'approche de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai.

L'IMS encourage les blogueurs, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes des médias sociaux à participer à cette campagne, en tweetant leur réponse ou en la publiant sur Facebook avec le hashtag #MyFreeExpression. La réponse peut être un texte, une vidéo ou une image.

L'IMS est une organisation à but non lucratif dans le développement des médias. Elle travaille dans 30 pays où la presse et la liberté d'expression s'exercent dans un contexte difficile. Avec cette campagne, ils veulent « mettre en évidence les divers aspects et opinions sur la liberté d'expression dans le monde ».

La campagne a débuté il y a quelques semaines et se termine le 3 mai. Une sélection spéciale de contributions est présentée sur leur site web, leur page Facebook, et leur compte Twitter.

Le cinéaste danois Nagieb Khaja a participé à la campagne avec une vidéo, dans laquelle il déclare « La liberté d'expression c’est le pouvoir de dire ce que l'on pense vraiment sans craindre de représailles ». Un participant du réseau Magamba, une organisation qui soutient la culture, les nouveaux médias et l'activisme au Zimbabwe a déclaré, « La liberté, c'est vivre en ne craignant rien ni personne ».

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De la page Facebook d'IMS pour la campagne #MyFreeExpression

L'IMS est basée à Copenhague, au Danemark. Elle est principalement financée par les ministères des affaires étrangères des pays scandinaves.

Le palmarès des pires mots de passe en 2015

Pour une utilisation maitrisée des réseaux sociaux en diminuant le plus possible les risques de vol des données personnelles, il est conseillé de choisir des mots de passe sécurisés. Malheureusement, de nombreux internautes continuent à utiliser des mots de passe prévisibles.

Dans un article intitulé Palmarès des mots de passe 2015 : du classique, mais avec un peu de Star Wars publié sur le site  1001portails.com, Frédéric Cuvelier décortique le 5ème rapport annuel des pires mots de passe que publie, une société spécialisée en sécurité informatique.

Tous les ans à la mi-janvier, nous attendons avec impatience la réponse à cette question : l'humanité a-t-elle enfin compris que la plus grande des failles informatiques était un mot de passe trop simple à trouver ? Mais cette fois encore, la déception est au rendez-vous : ces satanés « 123456 » et « password » trônent encore, là, tout en haut du classement.

Évidemment, on peut modérer ce sentiment en rappelant que la liste en question est obtenue en étudiant « seulement » deux millions de mots de passe échappés dans la nature. Comparé aux près de trois milliards d'internautes dans le monde, qui possèdent chacun plusieurs mots de passe (si, si, ça existe), cela reste faible.

Mais l'échantillon demeure représentatif, et on peut malheureusement imaginer que dans notre entourage proche, certains utilisent encore 12345678 (troisième du classement) ou même 12345 (qui rétrograde en cinquième position).

MigraMundo, un site brésilien dédié aux migrants et aux réfugiés

migramundo

Blog totalement dédié à la couverture des problèmes des migrants et des réfugiés au Brésil, MigraMundo, partenaire de Global Voices, a sollicité l'aide des sympathisants et des lecteurs pour franchir un nouveau pas: se transformer en site.

Notre objectif est de répondre à une demande croissante d'informations sur ce thème, et  de proposer de nouveaux services comme une traduction vers d'autres langues.

Pour couvrir les frais, le blog a organisé une campagne sur la plate-forme “Eventos do Bem”, pour essayer de réunir 5000 réais (environ 1300 USD). La date limite était fixée au 31 octobre, chacun pouvant contribuer au niveau qu'il souhaite.

Le blog MigraMundo est né en 2012, il offre un espace aux informations concernant les problèmes vécus par les migrants à l'intérieur ou à l'extérieur du Brésil, il permet aussi de mettre en relief les progrès ou reconnaissances obtenus concernant la question migratoire. L'objectif principal du blog est la défense des migrants, en tant que droit humain.

Considéré comme une référence par les personnes concernées par ce thème au Brésil, le blog MigraMundo bénéficie également d'une reconnaissance internationale. En mai 2014, il a été élu blog favori des internautes de langue portugaise par “The Bobs”, récompenses attribuées par la radio nationale allemande Deutsche Welle à des sites indépendants qui soutiennent le libre échange d'idées, la liberté d'expression et les droits de l'homme sur Internet.

Maputo accueille son premier forum Internet

Captura de Tela. Embaixada Suécia, Maputo

Capture d'écran de Tela. Ambassade de Suède à Maputo

La capitale du Mozambique, Maputo, accueillera le 8 octobre son premier forum Internet sous le titre: “Maputo Internet Forum”. Un événement organisé dans le cadre du quatrième forum mondial d'Internet: “Stockholm Internet Forum” réunissant 450 participants du monde entier du 20 au 21 octobre en Suède.

Cette manifestation à Maputo a pour objet de réunir le secteur public et le secteur privé, la société civile et les universités, aussi bien que d'autres acteurs de l'Afrique australe pour discuter de partenariat sur toutes les questions relatives à Internet et au développement économique et social.

Ce forum est organisé par l'ambassade de Suède pour commémorer 40 années de relations bilatérales entre le Mozambique et la Suède, avec pour objectif de renforcer un domaine propice à un partenariat futur. Global Voices sera présent en la personne de ses collaborateurs au Mozambique, Dércio Tsandzana et Tomás Queface.

En Macédoine, aggravation des conditions de vie déjà déplorables dans les résidences universitaires

L'assemblée plénière étudiante, un mouvement populaire qui se bat pour les droits des étudiants d'université en Macédoine, a publié de nouvelles photos des conditions de vie intenables des étudiants de la capitale macédonienne Skopje. Le mouvement suit attentivement la situation dans les résidences universitaires publiques et en a appelé à plusieurs reprises à l'Etat pour qu'il améliore l'hygiène et les conditions sanitaires de base dans les lieux de vie des étudiants. L'assemblée plénière étudiante a récemment informé le public que les conditions de vie et la sûreté des structures d'au moins une des plus grandes résidences universitaires de Skopje s'étaient depuis dégradées et a rappelé que le gouvernement avait promis de reconstruire entièrement les lieux il y a plus d'un an, après avoir essuyé des critiques dans les médias internationaux [en français].

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Dans le texte joint, l'assemblée plénière étudiante s'adresse indirectement à la nouvelle institution du procureur spécial de la République, qui est censé s'occuper des affaires de corruption ignorées par le procureur général de Macédoine.

Домовите се распаѓаат исто како и системот во државата, но ние сè уште немаме добиено нов специјален студентски дом за да се спасат студентите живи од бедата во која живеат и која се руши околу нив.

Ова е блокот В во студентскиот дом “Гоце Делчев”, во кој пред некој ден како што може да се види на сликите се срушил дел од кровот во еден од ходниците.

Овојпат немало повредени. Дали и наредниот пат нашите колеги ќе бидат еднакво среќни или пак до тогаш ќе добијат нов (специјален) студентски дом?

Les résidences universitaires tombent en miettes tout comme le système étatique et nous n'avons pas reçu de nouveaux dortoirs étudiants spéciaux pour préserver la vie des étudiants de la misère dans laquelle ils se trouvent et qui s'effondrent autour d'eux.

C'est le bloc V de la résidence universitaire “Goce Delchev”. Le plafond est tombé dans l'un des couloirs il y a quelques jours.

Personne n'a été blessé cette fois. Nos camarades seront-ils aussi chanceux la prochaine fois ou auront-ils alors une nouvelle résidence universitaire (spéciale)?

Les pays les plus heureux au monde se trouvent en Amérique Latine

Classement des pays les plus heureux (et les moins heureux) au monde

Gallup a interrogé 150 000 adultes dans 148 pays, posant des questions telles que : “Avez-vous souri ou ri hier ?” et “Avez-vous appris ou fait quelque chose d'intéressant hier ?” afin d'établir un indice d'expériences positives. Chose étonnante, les premiers pays en termes d'émotions positives se trouvaient tous en Amérique Latine, du Paraguay au Nicaragua, selon Quartz.

Le sondage a utilisé une échelle de 0 à 100 et a trouvé que l'indice mondial moyen d'expériences positives pour l'année 2014 était de 71/100—”le même qu'en 2013, et plus ou moins le même depuis 2006.”

Le pays avec le score d'expérience positive le plus faible était le Soudan (47/100). Les niveaux de bonheur sont également faibles en Tunisie, Serbie, Turquie, et autres, semblerait-il, en raison de la guerre et d'autres formes d'instabilité politique.

En Bolivie et au Salvador, par exemple, 59 % des sondés ont répondu  “oui” à toutes les questions concernant les émotions aussi bien positives que négatives, ce qui confère à ces nations, des niveaux “émotionnels” particulièrement élevés.

Comment dit-on “Bro” en Amérique Latine ?

The Bromap: Comment dit-on “bro” en Amérique Latine ?

La page Facebook de Pictoline, un site hautement visuel dédié à l'actualité et aux informations, a partagé cette carte illustrant les différentes manières de dire “bro” (diminutif de brother ou frère en anglais) en Amérique Latine. Alors qu'au Mexique, on utilise wey et au Pérou pata, au Venezuela on dit pana et en Colombie parce.

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