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Billets de Brèves

(Communiqué) “Occuper les médias et les réseaux” : au Mexique, une conférence des femmes communicatrices issues des minorités

Le lancement officiel de la seconde conférence des femmes en communication d'origine Indigéne et africaine vient d'être diffusé officiellement. La conférence, dont le thème est “nous occupons les médias, nous occupons internet”, se tiendra du 6 au 10 octobre 2015, à la MAISON du Centre des Arts (CASA Arts Center) à Saint Agustín Elta, Oaxaca, Mexique.

Selon l'annonce, la conférence “cherche à encourager le partage des expériences permettant de relever les défis et difficultés du travail des femmes de la communication, à discuter sur le fond de sujets tels que genre et inter-culturalisme dans les médias, médias communautaires et législation, engagement politique et émancipation des femmes, et utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les stratégies de communication” :

Mujeres que participan en proyectos comunicación, procedentes de comunidades indígenas y afrodescendientes de México y Centroamérica, se reunirán para potenciar el uso de herramientas digitales y transformar la información en acción; generando estrategias de comunicación al servicio de sus proyectos…

Les femmes actives dans des projets de communication, de descendance africaine ou de communautés indigénes au Mexique et en Amérique Centrale, vont se réunir pour améliorer leur utilisation des outils numériques et transformer l'information en action en dégageant des stratégies à mettre en oeuvre dans leurs projets…

les pré-requis de participation sont :

• être présente durant les cinq jours de la conférence.
• être actuellement et en permanence active ou collaboratrice dans un projet de communication (radio, photographie, documentaire en vidéo, etc.).
• ëtre de descendance africaine ou issue d'une communauté indigène du Mexique ou de l'Amérique Centrale.

Pour vous inscrire, veuillez remplir le formulaire disponible en ligne ici.

Le travail en ligne, thérapie anti-chômage des internautes au Bénin

Atelier d E-learning Benin pour aider les jeunes béninois à entrer le marché du travail  via Banque Mondiale CC-BY-20

Atelier d E-learning Benin pour aider les jeunes béninois à entrer le marché du travail via Banque Mondiale CC-BY-20

dans un article intitulé Le travail en ligne : la nouvelle thérapie anti-chômage des jeunes béninois, publié sur le site ecceafrica.com, le blogueur  explique comment le travail en ligne est entrain d'aider les internautes béninois à lutter contre le chômage:

Rédiger un dernier article dans l’urgence, contacter un client sur Skype, corriger une vingtaine d’articles de ses rédacteurs, planifier les tâches de la journée suivante, avant d’envisager une pause. Depuis qu’il travaille en ligne, chaque jour est pour Gildas un nouveau défi, une aventure passionnante où il doit constamment donner le meilleur de lui-même. «Je suis content d’avoir trouvé ce créneau inespéré. Cela m’a permis de monter ma propre affaire en l’espace de quelques mois.», affirme-t-il entre deux clics. Cela fait bientôt quatre ans que Gildas, banquier de formation, écume des plateformes telles que Guru, Elance, Peopleperhour, Freelancer, Upwork, Greatcontent, ou encore Textbroker, pour décrocher des contrats de rédaction d’articles.

Grâce à ces différentes plateformes en ligne qui proposent des piges contre une rémunération plus ou moins attractive (en moyenne 5 dollars tous les 500 mots), plusieurs jeunes, à l’instar de Gildas, ont pu obtenir ce que ni les diplômes, stages bénévoles, ou autres demandes d’emploi n’étaient parvenus à leur procurer jusqu’ici : une situation professionnelle relativement stable.

Ayotzinapa : la manifestation de l'indignation et du souvenir dans la ville de México

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Des milliers de manifestants occupent l'emblématique Paseo Reforma de la ville de México pour souligner que les 43 vivent toujours dans la mémoire collective. Photo: Más de 131.

Un an après la détention par la police et la disparition forcée de 43 étudiants de l'école Normale Rurale Raúl Isidro Burgos d'Ayotzinipa à Iguala, dans l'État du Guerrero, après  l'exécution de six personnes, avec la participation et la dissimulation présumées de trois niveaux de gouvernement, la question reste entière : où sont-ils ?

Pour le rappeler, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de México et dans d'autres lieux à l'intérieur et à l'extérieur du pays le 26 septembre dernier.

Mario González, père d'un étudiants disparu a écrit :

Es impresionante ver que el corazón de cada uno de los mexicanos es tan grande que caben ahí 43 normalistas; es impresionante ver a un año las lágrimas en las caras de miles de personas en la Avenida Reforma (una de las avenidas más importantes y emblemáticas de la capital mexicana) llena con pancartas de los 43″.

C'est impressionnant de voir que le cœur de chaque Mexicain est si grand qu'il peut accueillir les 43 étudiants ; c'est impressionnant de voir, un an plus tard, les larmes sur les visages de milliers de personnes dans l'Avenida Reforma (une des avenues les plus importantes et emblématiques de la capitale mexicaine) plein de pancartes des 43.

Certains ont voyagé plus de dix heures depuis les États du Chiapas, d'Oaxaca, de Sonora pour atteindre la manifestation. Des étudiants et des paysans, des femmes au foyer et des syndicalistes, des filles et des fils. Des religieux. Des défenseurs des droits de l'Homme. Des dizaines de milliers de personnes ont montré que México n'a pas oublié. Que México n'oublie pas.
Le 27 septembre, cette fois à Iguala, et de retour sur le lieu des faits, les familles et les étudiants d'Ayotzinapa marchèrent et érigèrent deux monuments. L'un d'eux, là où les deux étudiants, Julio César Ramírez Nava et Daniel Solís Gallardo, furent exécutés sans procès. L'autre, là où le corps sans vie de Julio César Mondragón Fontes a été découvert.
Ils estiment ainsi qu'il s'agit d'une façon pour rappeler ce qu'il s'est passer et ne pas oublier ce qu'ils considèrent comme un crime d'État.
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Le cortège royal marocain renverse un spectateur

Au Maroc circulent actuellement les images d’une voiture du cortège du roi Mohammed VI qui renverse un spectateur durant la visite du président français François Hollande.

Samia Errazzouki tweete :

Vidéo du cortège royal renversant un homme à Tanger lors de la visite de François Hollande

M. Hollande s’est rendu au Maroc pour une visite de deux jours et a été accueilli par le roi Mohammed VI samedi dernier. La vidéo montre un véhicule du cortège, portes ouvertes, heurtant un passant quelques instants après le passage du roi et de ses invités. La foule qui applaudissait se met alors à hurler.

La vidéo a été mise en ligne par Tanja7.com sur YouTube et a été vue plus de 31 000 fois jusqu’à présent.

Il n'y a pas de certitude quant au devenir de la victime.

Le film vénézuélien candidat aux Oscar parle en langue indigène

“Autant en emporte le fleuve” de Mario Crespo est le candidat vénézuélien à l'Oscar du meilleur film étranger…

Lo que lleva el rio (“Autant en emporte le fleuve”), du réalisateur cubano-vénézuelien Mario Crespo Dauna, est un film vénézuélien tourné quasi entièrement en Warao, la langue des peuples indigènes du delta de l'Orénoque. Le film est le candidat vénézuélien à la cérémonie des Oscars pour celui du meilleur film en langue étrangère.

, du périodique “Remezcla“, écrit à ce sujet :

L'histoire relate la vie de Dauna, une femme indigène affectée par sa différence au sein de sa communauté. Déchirée entre son amour pour Tarisco et son désir de poursuivre des études loin de son village, Dauna bouscule sa culture traditionnelle et les attentes de celle-ci, ce qui entraîne souffrance et, finalement, réconciliation.

Le film a été choisi en début d'année pour faire partie de la sélection avant-gardiste, “NATIVe” du Festival de Berlin . Voici la bande-annonce :

Il y a encore des start-ups en Irak

Ahmed Marwan raconte l'histoire de quelques start-ups irakiennes à Wamda, un an après la prise de contrôle par ISIS de certaines zones d'Irak.

Qu'est-ce qu'il y a de plus incertain que calculer les probabilités de réussite d'une start-up dans une ville située à moins de  50 km du chaos créé par ISIS?

Voilà exactement ce que c'est d'être un entrepreneur à Baghdad:  ils travaillent dans des conditions d'incertitude extrême.

Marwan cite quelques start-ups irakiennes et conclut :

Ces jeunes types et les autres entrepreneurs ont prouvé une chose : l'esprit d'entreprise en Irak à un potentiel illimité face à l'adversité.

L'insécurité, la crise financière irakienne, les infrastructures détruites, le peu de connaissance des investisseurs locaux du milieu des start-ups et d'autres obstacles majeures sont des arguments de poids pour ceux qui veulent douter et nier dans le débat sur le futur de l'entreprenariat en Irak.

Mais les entrepreneurs demandent à clore le débat et continuent à faire ce qu'ils font le mieux : survivre dans ce marché brutal et essayer de se faire un nom.

Vous aussi, demandez justice pour les journalistes assassinés au Mexique

Des écrivains du monde entier demandent au Président Peña Nieto, du Mexique, d'enquêter sur les meurtres de journalistes. (Voici leur lettre) https://t.co/qAkZI5K2MR

Plus de 500 journalistes, écrivains, artistes et défenseur de la liberté d'expression de par le monde ont envoyée une lettre ouverte au président du Mexique, Enrique Peña Nieto, dans laquelle ils demandent des explications sur le meurtre de Rubén Espinosa et de tous les autres journalistes assassinés dans le pays, d'après le blog Journalism in the Americas.

Le 31 juillet dernier, le photo-journaliste Rubén Espinosa a été retrouvé mort en compagnie de quatre femmes dans un appartement de Mexico. Ayant reçu des menaces de mort, il avait fui Veracruz —où 14 autres journalistes ont été tués au cours des dernières années— pour la capitale du Mexique en juin dernier.

La lettre dit :

 

Since 2000, dozens of journalists have been killed in Mexico, and approximately 20 more remain disappeared. The great majority of these crimes have never been prosecuted”…

… Mr. President, we urge you:

1. To guarantee the immediate and effective investigation of the assassination of Rubén Espinosa and the shameful number of journalists in Mexico who have met the same fate, and the thorough investigation of state and municipal officials who, in each case, may have been involved.
2. To undertake an immediate review of the procedures established to protect reporters’ lives, and to make a swift and effective commitment to guarantee and protect freedom of expression in Mexico.

Depuis 2000, des dizaines de journalistes ont été tués au Mexique, et près de 20 restent disparus. La grande majorité de ces crimes n'a jamais été jugée…

… Monsieur le Président, nous vous exhortons à :

1. Garantir une enquête immédiate et effective sur l'assassinat de Rubén Espinosa et sur le nombre honteux de journalistes qui, au Mexique, ont connu le même sort, et de mener des investigations minutieuses dans l'État du Mexique et la municipalité qui, dans chaque cas, peuvent avoir été impliqués.
2. Entreprendre une révision immédiate des procédures actuelles pour protéger la vie des journalistes et vous engager rapidement pour la garantie et la protection de la liberté d'expression au Mexique.

La lettre a reçu le soutien de PEN et du Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ). Des personnalités telles que l'acteur mexicain Gael García Bernal, l'écrivain indien Salman Rushdie, la journaliste étasunienne Christiane Amanpour et des centaines de journalistes, écrivains et artistes ont signés cette lettre ouverte, et à présent, vous avez également la possibilité d'ajouter votre signature.

Des services secrets serbes surpris à s'informer sur l'achat d'un logiciel de surveillance

Capture d'écran de l'un des nombreux courriels de gestionnaire de comptes de l'équipe Hacking équipe adressé à agent de la Serbian State Intelligence Agency (Service d'espionnage de l'état serbe) de 2012. Crédit photo SHARE Défense, utilisée avec permission.

Capture d'écran de l'un des nombreux courriels du gestionnaire de comptes de l'équipe de Hacking Team adressé à un agent de la Serbian State Intelligence Agency (Service d'espionnage de l'état serbe) de 2012. Crédit photo SHARE Défense, utilisée avec permission.

L'ONG militante serbe SHARE Defense (PARTAGER Défense) a rapporté en juillet 2015, qu'une fuite de courriels et de fichiers appartenant à la société de logiciels basée à Milan, Hacking Team (HT), publiés sur Wikileaks, révèlent qu'au moins un service de sécurité serbe s'est informé et a négocié l'achat de logiciels de surveillance de cette société en 2012. Il y a également des preuves qu'un ou plusieurs comptes de messagerie du Ministère serbe de la défense ont servi comme cobayes pour tester le logiciel espion fabriqué par la société italienne.

Le logiciel en question est un Remote Control System (système de commande à distance), ou RCS, qui fonctionne essentiellement par la propagation de virus sur les ordinateurs et les téléphones mobiles des personnes sous surveillance. Selon des source de l'ONG SHARE, la plupart des clients utilisant ce logiciel sont des gouvernements du monde entier et leurs services de sécurité.

L'équipe juridique de SHARE Defense a également attiré l'attention sur les organisations qui pouvaient être en mesure d'obtenir la permission et se permettre légalement d'utiliser un tel logiciel:

La Fondation Share a rappelé la législation concernant ce type de logiciels en Serbie depuis 2013 suite à l'affaire “Trovicor”, indiquant que les règles sur l'importation de biens à double usage devaient être appliquées et qu'un permis du Ministère du commerce, du tourisme et des télécommunications était obligatoire. […]

Si nous supposons que certaines organisations peuvent être autorisées à utiliser ce matériel, dans notre système juridique ce ne serait pas possible sans une décision de la justice en conformité avec la loi. Toute autre manière de s'en servir serait une violation flagrante des droits de l'homme qui sont garantis par la Constitution de la République de Serbie et de nombreuses conventions internationales.

 

Une jeune créatrice de mode israélienne imprime la première collection 3D au monde

3D printed skirt, top, and shoes from the collection of Israeli fashion designer Danit Peleg. (Source: DanitPeleg.com)

Jupe, top et chaussures imprimées en 3D, de la collection de la créatrice de mode israélienne Danit Peleg. (Source: DanitPeleg.com)

La créatrice de mode et innovatrice Danit Peleg, 27 ans, a de quoi faire parler d'elle dans le monde entier. La créatrice de la première collection au monde de vêtements imprimés en 3D explique :

Mon objectif était de créer une collection de prêt-à-porter imprimée entièrement à la maison en utilisant des imprimantes accessibles à tous. J'ai passé l'année dernière à chercher la meilleure solution.

Elle ajoute :

Imaginez le potentiel… si vous avez froid, imprimez votre propre veste. Vous voyagez sans bagages ? Imprimez simplement vos vêtements dans votre chambre d'hôtel. Serons-nous bientôt capables de créer, partager et imprimer nos propres vêtements à la maison ?

Postée sur YouTube le 22 juillet 2015 et sur la page Facebook de Start Up Nation le 29, la vidéo promotionnelle de Peleg présentant la ligne de vêtements et expliquant sa fabrication a récolté 2,8 millions de vues et a été partagée 50.000 fois à ce jour.

La collection est faite d'une étoffe de plastique similaire à du fil appelée Filaflex et utilise une imprimante Witbox. L'impression en trois dimensions se fait par une série de juxtapositions et d'assemblages d'étoffes pour créer un effet d'empilement de chaque couche successive. Le magazine Fashionista explique que chacune des créations de Peleg a nécessité 400 heures pour être imprimée ; l'impression des chaussures a pris plus de temps.

À une époque où la technologie de l'impression 3D progresse et devient plus rapide et plus abordable, les utilisateurs pourraient télécharger et imprimer les fichiers depuis chez eux, comme ils le font avec les patrons de vêtements en deux dimensions. Peleg prédit :

Je pense que c'est seulement le début. Avec l'évolution des technologies, nous serons bientôt en mesure d'imprimer nos vêtements à la maison.

Le site “Films for Actions” publie le top 100 des documentaires “qui peuvent changer le monde”

Après des années de promotions et de critiques de documentaires dévoués au changement social, le site Films for Action a publié une liste de ce qu'ils considèrent être les 100 documentaires les plus influents et provocateurs. Des critiques aux médias grand public, en passant par le monde des affaires, avec des idées et des solutions proposées pour et par le “monde majoritaire” [les pays en développement], cette liste de films présente un grand nombre d'idées considérées comme cruciales à débattre.

La liste comprend des documentaires comme L'économie du bonheur (2011), disponible gratuitement dès le mois d'août, et La crise des civilisations (2011), basé sur le livre de Nafeez Mosaddeq Ahmed.

Les documentaires ont ce pouvoir incroyable de sensibiliser et de créer des prises de conscience à la fois au niveau personnel et global. […] Tous les films sélectionnés sont soit accessibles gratuitement en ligne, soit disponibles à la location en ligne également. Il y a plusieurs films que nous aurions aimé ajouter à cette liste, mais ils ne sont pas à ce jour facilement accessibles. Lorsque cela changera, nous actualiserons cette liste au fur et à mesure. Profitez-en !

Un arc-en-ciel géant transforme un quartier pauvre d'une ville du Mexique

Un quartier pauvre du Mexique fait beaucoup parler de lui. @germencrew ont transformé le quartier de #palmitas en un vif arc-en-ciel, connectant la communauté de plus de 200 foyers à travers une palette de couleurs. Plus d'images sur #designboom.

Un quartier pauvre du Mexique a été transformé en un arc en ciel géant par le collectif Germen Crew – une jeune organisation regroupant 15 peintres muralistes et artistes de rues, sous la direction de Mibe (Luis Enrique Gómez Guzmán), qui a fait équipe avec le gouvernement Mexicain.

Les 200 maisons du quartier de Palmitas, dans la ville de Pachuca (Etat d'Hidalgo), sont maintenant liées par les couleurs.

Le gouvernement du Mexique a laissé les artistes de rues peindre 200 maisons pour unifier la communauté

Un autre exemple de cette nouvelle tendance de “peinture murale urbaine” est le fameux marché de Jamaïque à Mexico, qui comprend plus de 1000 étals vendant des fleurs, des arrangements floraux, des plantes ornementales, et des accessoires de jardinage. L'année dernière, l'équipe a crée une peinture murale représentant le rituel symbolique de la “Terre Mère” (Tonantzin) donnant naissance à une forme vivante se transformant en fleurs sur la façade sud du célèbre marché aux fleurs.

“Les stéréotypes sur la femme nicaraguayenne s'incarnent en une forme de violence devenue incontrôlable”

Dans son article d'opinion publié dans le média alternatif ConexionesKatya Najlis développe les idées qui se cachent derrière le harcèlement de rue des femmes au Nicaragua. Le texte présente de nombreux exemples et réflexions. Ces derniers établissent une corrélation entre la plupart des théories défendant le droit de libre circulation des femmes en Amérique Latine sans se soucier des dangers, et les conventions sociales qui perpétuent les inégalités de genre :

Les stéréotypes sur la femme nicaraguayenne s'incarnent en une forme de violence devenue incontrôlable. Le machisme considère le corps de la femme comme un bien public. L'utilisation d'images sexistes contribue à cette réalité, la violant ainsi de manière implicite et la positionnant en tant qu'objet. […] Malheureusement, certaines d'entre nous, femmes, sommes arrivées à penser que c'est “normal” ou que “par notre faute”, nous sommes victimes de ce type d'abus, et que les agresseurs profitent des voies de transport  –en particulier les routes–, pour nous offenser sexuellement.

 

Visitez l'histoire de Madagascar grâce à des photos d'époque

Online Photo Museum of Madagascar with their Permission

Photos du Musée de la photo de  Madagascar, reproduites avec autorisation

L'accès aux photos d'archive des anciennes colonies françaises en Afrique est d'habitude une recherche compliquée, car la consultation des archives historiques est souvent restreinte. Helihanta RAJAONARISON et Tsiry Fy-Tia SOLOFOMIHANTA à Madagascar ont travaillé pour résoudre ce problème et rendre l'histoire de Madagascar plus accessible au commun des internautes en créant un Musée virtuel de Madagascar à travers une collection de photos anciennes .

Le site a été lancé le 27 juillet 2015 et propose un aperçu de la vie quotidienne à Madagascar entre 1850 et 1960. La collection est classée en quatre grandes périodes : pré-coloniale, coloniale, constructions et bâtiments majeurs, vie quotidienne et indépendance.

Rio de Janeiro : le financement participatif pour revitaliser une favela

Les responsables de la communauté de Caranguejo (le crabe en portugais), à  Rio de Janeiro, ont lancé une campagne de crowdfunding pour promouvoir la revitalisation de la “Praça do Vietnã” (place du Vietnam), considérée comme le centre social et urbain de la portion la plus élevée du complexe de favelas Pavão-Pavãozinho (paon, petit paon) et un belvédère naturel pour apprécier les vues ‘carte postale’ des plages de Copacabana et les couchers de soleil du Arpoador. Ce projet vise à améliorer la vie des habitants de ces quartiers par le pavage de la place et la construction d'un centre d'éducation itinérant en art urbain, Escolharte (jeu de mots avec le nom d'un poisson tropical, l'escalier, dont la consommation a un effet purgatif).

Source: As Boas Novas. (Les bonnes nouvelles)

Global Voices devient partenaire du site d'investigation “Sin Embargo México”

Global Voices Latin America recently join forces with Mexican news site Sin embargo.

Sin embargo et Global Voices

Global Voices Amérique latine et le site d'information mexicain Sin Embargo ont récemment conclu un partenariat pour diffuser des articles inédits du Mexique et d'Amérique latine auprès d'un lectorat mondial.

Sin Embargo est un site d'information en espagnol, dont le siège est au Mexique et qui publie des articles inédits et des enquêtes d'investigation. Le site a été fondé en 2011, avec pour slogan  “un journalisme rigoureux”,  et est l'un des sites d'informations les plus lus au Mexique. Le site reçoit chaque mois en moyenne 4.6 millions de visiteurs uniques, pour 10 millions de pages vues.

Beaucoup de sites agrègent les contenus d'autres sites, mais le fondateur et editeur de Sin Embargo, Jorge Zepeda Patterson, pense que “l'unique moyen pour générer une fréquentation importante est de créer votre propre contenu.”

A partir du mois de juillet, Global Voices traduira et publiera des articles de Sin Embargo sur ses sites en espagnol et en anglais. Certains seront ensuite traduits en différentes langues, jusqu'à 30, nombre de langues que nous traduisons grâce aux traducteurs bénévoles de notre projet Lingua. Le premier article publié dans le cadre de ce nouveau partenariat est  Mexico Was Hacking Team's No. 1 Client for Spyware.

Le palmarès des pires mots de passe en 2015

Pour une utilisation maitrisée des réseaux sociaux en diminuant le plus possible les risques de vol des données personnelles, il est conseillé de choisir des mots de passe sécurisés. Malheureusement, de nombreux internautes continuent à utiliser des mots de passe prévisibles.

Dans un article intitulé Palmarès des mots de passe 2015 : du classique, mais avec un peu de Star Wars publié sur le site  1001portails.com, Frédéric Cuvelier décortique le 5ème rapport annuel des pires mots de passe que publie, une société spécialisée en sécurité informatique.

Tous les ans à la mi-janvier, nous attendons avec impatience la réponse à cette question : l'humanité a-t-elle enfin compris que la plus grande des failles informatiques était un mot de passe trop simple à trouver ? Mais cette fois encore, la déception est au rendez-vous : ces satanés « 123456 » et « password » trônent encore, là, tout en haut du classement.

Évidemment, on peut modérer ce sentiment en rappelant que la liste en question est obtenue en étudiant « seulement » deux millions de mots de passe échappés dans la nature. Comparé aux près de trois milliards d'internautes dans le monde, qui possèdent chacun plusieurs mots de passe (si, si, ça existe), cela reste faible.

Mais l'échantillon demeure représentatif, et on peut malheureusement imaginer que dans notre entourage proche, certains utilisent encore 12345678 (troisième du classement) ou même 12345 (qui rétrograde en cinquième position).

MigraMundo, un site brésilien dédié aux migrants et aux réfugiés

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Blog totalement dédié à la couverture des problèmes des migrants et des réfugiés au Brésil, MigraMundo, partenaire de Global Voices, a sollicité l'aide des sympathisants et des lecteurs pour franchir un nouveau pas: se transformer en site.

Notre objectif est de répondre à une demande croissante d'informations sur ce thème, et  de proposer de nouveaux services comme une traduction vers d'autres langues.

Pour couvrir les frais, le blog a organisé une campagne sur la plate-forme “Eventos do Bem”, pour essayer de réunir 5000 réais (environ 1300 USD). La date limite était fixée au 31 octobre, chacun pouvant contribuer au niveau qu'il souhaite.

Le blog MigraMundo est né en 2012, il offre un espace aux informations concernant les problèmes vécus par les migrants à l'intérieur ou à l'extérieur du Brésil, il permet aussi de mettre en relief les progrès ou reconnaissances obtenus concernant la question migratoire. L'objectif principal du blog est la défense des migrants, en tant que droit humain.

Considéré comme une référence par les personnes concernées par ce thème au Brésil, le blog MigraMundo bénéficie également d'une reconnaissance internationale. En mai 2014, il a été élu blog favori des internautes de langue portugaise par “The Bobs”, récompenses attribuées par la radio nationale allemande Deutsche Welle à des sites indépendants qui soutiennent le libre échange d'idées, la liberté d'expression et les droits de l'homme sur Internet.

Maputo accueille son premier forum Internet

Captura de Tela. Embaixada Suécia, Maputo

Capture d'écran de Tela. Ambassade de Suède à Maputo

La capitale du Mozambique, Maputo, accueillera le 8 octobre son premier forum Internet sous le titre: “Maputo Internet Forum”. Un événement organisé dans le cadre du quatrième forum mondial d'Internet: “Stockholm Internet Forum” réunissant 450 participants du monde entier du 20 au 21 octobre en Suède.

Cette manifestation à Maputo a pour objet de réunir le secteur public et le secteur privé, la société civile et les universités, aussi bien que d'autres acteurs de l'Afrique australe pour discuter de partenariat sur toutes les questions relatives à Internet et au développement économique et social.

Ce forum est organisé par l'ambassade de Suède pour commémorer 40 années de relations bilatérales entre le Mozambique et la Suède, avec pour objectif de renforcer un domaine propice à un partenariat futur. Global Voices sera présent en la personne de ses collaborateurs au Mozambique, Dércio Tsandzana et Tomás Queface.

En Macédoine, aggravation des conditions de vie déjà déplorables dans les résidences universitaires

L'assemblée plénière étudiante, un mouvement populaire qui se bat pour les droits des étudiants d'université en Macédoine, a publié de nouvelles photos des conditions de vie intenables des étudiants de la capitale macédonienne Skopje. Le mouvement suit attentivement la situation dans les résidences universitaires publiques et en a appelé à plusieurs reprises à l'Etat pour qu'il améliore l'hygiène et les conditions sanitaires de base dans les lieux de vie des étudiants. L'assemblée plénière étudiante a récemment informé le public que les conditions de vie et la sûreté des structures d'au moins une des plus grandes résidences universitaires de Skopje s'étaient depuis dégradées et a rappelé que le gouvernement avait promis de reconstruire entièrement les lieux il y a plus d'un an, après avoir essuyé des critiques dans les médias internationaux [en français].

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Dans le texte joint, l'assemblée plénière étudiante s'adresse indirectement à la nouvelle institution du procureur spécial de la République, qui est censé s'occuper des affaires de corruption ignorées par le procureur général de Macédoine.

Домовите се распаѓаат исто како и системот во државата, но ние сè уште немаме добиено нов специјален студентски дом за да се спасат студентите живи од бедата во која живеат и која се руши околу нив.

Ова е блокот В во студентскиот дом “Гоце Делчев”, во кој пред некој ден како што може да се види на сликите се срушил дел од кровот во еден од ходниците.

Овојпат немало повредени. Дали и наредниот пат нашите колеги ќе бидат еднакво среќни или пак до тогаш ќе добијат нов (специјален) студентски дом?

Les résidences universitaires tombent en miettes tout comme le système étatique et nous n'avons pas reçu de nouveaux dortoirs étudiants spéciaux pour préserver la vie des étudiants de la misère dans laquelle ils se trouvent et qui s'effondrent autour d'eux.

C'est le bloc V de la résidence universitaire “Goce Delchev”. Le plafond est tombé dans l'un des couloirs il y a quelques jours.

Personne n'a été blessé cette fois. Nos camarades seront-ils aussi chanceux la prochaine fois ou auront-ils alors une nouvelle résidence universitaire (spéciale)?

Les pays les plus heureux au monde se trouvent en Amérique Latine

Classement des pays les plus heureux (et les moins heureux) au monde

Gallup a interrogé 150 000 adultes dans 148 pays, posant des questions telles que : “Avez-vous souri ou ri hier ?” et “Avez-vous appris ou fait quelque chose d'intéressant hier ?” afin d'établir un indice d'expériences positives. Chose étonnante, les premiers pays en termes d'émotions positives se trouvaient tous en Amérique Latine, du Paraguay au Nicaragua, selon Quartz.

Le sondage a utilisé une échelle de 0 à 100 et a trouvé que l'indice mondial moyen d'expériences positives pour l'année 2014 était de 71/100—”le même qu'en 2013, et plus ou moins le même depuis 2006.”

Le pays avec le score d'expérience positive le plus faible était le Soudan (47/100). Les niveaux de bonheur sont également faibles en Tunisie, Serbie, Turquie, et autres, semblerait-il, en raison de la guerre et d'autres formes d'instabilité politique.

En Bolivie et au Salvador, par exemple, 59 % des sondés ont répondu  “oui” à toutes les questions concernant les émotions aussi bien positives que négatives, ce qui confère à ces nations, des niveaux “émotionnels” particulièrement élevés.

Comment dit-on “Bro” en Amérique Latine ?

The Bromap: Comment dit-on “bro” en Amérique Latine ?

La page Facebook de Pictoline, un site hautement visuel dédié à l'actualité et aux informations, a partagé cette carte illustrant les différentes manières de dire “bro” (diminutif de brother ou frère en anglais) en Amérique Latine. Alors qu'au Mexique, on utilise wey et au Pérou pata, au Venezuela on dit pana et en Colombie parce.

Bolivie : Entrez et allaitez votre bébé

❤️ a las mamás!!#redmonkeypatio #téorgánico

Posted by Red Monkey on Thursday, August 13, 2015

Ici on aime les mamans !!

Depuis le mur Facebook de Red Monkey, restaurant végétarien et vegan de La Paz, en Bolivie, la photo d’une offre réservée aux mères qui allaitent a été partagée, et l’initiative saluée.

Bien qu’il ne soit pas mal vu d’allaiter en public en Bolivie, et que la Bolivie soit de fait, selon des données du Ministère bolivien de la Santé, le deuxième pays avec le meilleur taux d’allaitement maternel exclusif, cela ne signifie pas pour autant que l’allaitement soit encouragé ou protégé dans l’espace public (dans des restaurants et autres lieux qui ne soient pas la rue). C’est pour cette raison que l’initiative de cette entreprise de commerce de bouche du quartier de San Miguel a autant attiré l’attention.

Des start-ups africaines remportent le concours “FinTech for Agriculture 2015″

Deux start-ups africaines ont remporté un concours régional organisé par Village Capital :

Village Capital a annoncé le 7 juillet dernier le nom des premiers vainqueurs de son programme innovant, FinTech for Agriculture 2015. Ce programme soutient des entrepreneurs afin de rendre les services financiers plus abordables et accessibles pour des petits exploitants agricoles et d'autres personnes non-bancarisées en Afrique de l'Est. Il est soutenu par la Fondation DOEN, la Fondation MasterCard et Duncan Goldie-Scot.

Plus de 65% des Africains sub-sahariens n'ont pas recours aux institutions financières ou aux comptes mobiles pour épargner ou emprunter de l'argent. L'accès aux services financiers peut être particulièrement difficile pour les petits exploitants agricoles, souvent éloignés d'un point d'accès financier. De plus, de nombreux entrepreneurs prometteurs en phase de démarrage, confrontés au problème, ne trouvent pas les ressources dont ils ont besoin pour prendre leur envol.

Le programme East Africa: FinTech for Agriculture 2015 de Village Capital a fourni ces ressources à 12 entrepreneurs prometteurs dans les premières étapes de leur développement et provenant de toute l'Afrique de l'Est. Ce programme les a également soutenus au travers d'une formation en développement commercial, de mentorat et via des opportunités de rencontre de clients potentiels et d'investisseurs. A la fin de ce programme de 12 semaines, les entrepreneurs participants se sont évalués à partir de 6 critères, et ont choisi les deux entreprises qui ont chacune reçu un investissement de 50 000 USD. Les deux entreprises séléctionnées sont :

Atikus Insurance (Rwanda); élargit l'accès au crédit en augmentant la capacité des PME prêteuses via une assurance repensée et une technologie de gestion des risques.

Farmerline (Ghana, se développant à l'Afrique de l'Est); fournit des informations agricoles précises et à jour aux agriculteurs et fournit également aux parties prenantes une technologie leur permettant de mieux travailler.

[Tous les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais.]

Voilà ce que donne Michael Jackson chanté en quechua

A 14 ans, la jeune péruvienne Renata Flores Rivera fait sensation sur les réseaux sociaux grâce à ses reprises de tubes fameux qu'elle interprète en langue quechua. Sa version de “The way you make me feel”, du défunt Michael Jackson, dont le clip a été tourné sur le site des ruines incas de Vilcashuamán, à Ayacucho, totalise un demi-million de vues sur YouTube.

En Amérique du Sud, sept millions de personnes parlent le quechua, ce qui en fait la deuxième langue la plus pratiquée après le guarani. Cependant, bien qu'étant considérée comme langue officielle au Pérou, au même titre que l'espagnol, seulement 19 % de la population le parle dans ce pays.

La mère de Renata, Patricia Rivera, travaille pour l'Association culturelle Surca, un programme de prévention contre les drogues et de diffusion de cette langue andine ancestrale intitulé “Nous aussi les jeunes on parle quechua” auprès d'adolescents d'Ayacucho. C'est ce qui a permis à Renata de faire partie de l'initiative.

L'association a été fondée il y a 11 ans dans le but d'amorcer un changement positif chez les jeunes et les enfants à travers l'art. Comme signalé dans le journal El Comercio, sa volonté est de préserver le quechua en tant que langue ancestrale.

Dans un article intitulé, le quechua peut-il survivre?, Ana Saroly affirme qu'il y a 600 ans le quechua était devenu la langue unificatrice de l'Empire inca mais qu'il risque aujourd'hui de perdre de son importance. Il est donc essentiel que les nouvelles générations l'apprennent et en soient fières.

Les commentaires sur la page Facebook de la jeune chanteuse sont, en grande partie, positifs. Ricky Anthony Ascoy Velarde annonce par exemple : “Nous soutenons tous et sans discriminaton notre langue maternelle, qui est unique, merci PEROU, pour ta grandeur”.

Sur Twitter, la reprise en quechua d'un autre grand classique du rock interprété par Renata est déjà partagée :

La chanson de The Animals, “The house of the rising sun” en langue quechua par une jeune adolescente, Renata Flores Rivera

La prochaine reprise qu'elle prépare est “Fallin”, d'Alicia Keys.

Le coordinateur des recherches des étudiants d'Ayotzinapa tué par balle

Au Mexique, le coordinateur des recherches de 43 étudiants normaliens de Ayotzinapa Miguel Ángel Jiménez Blanco a été assassiné. [Selon le Ministère public, le corps du leader a été retrouvé par la police au volant d'un taxi]

Miguel Ángel Jiménez Blanco, 45 ans, a été retrouvé mort dans son taxi le week-end dernier, tué d'une balle dans la tête.

L'inaction de la part des autorités face à la criminalité organisée, dans l'Etat mexicain de Guerrero, l'avait mené à créer une association d'auto-défense en 2013. L'année suivante, une délégation de ce groupe entamait les recherches des 43 étudiants de l'école rurale de formation des maîtres de la communauté d'Ayotzinapa, disparus le 26 septembre 2014.

Il avait été interviewé par la BBC à ce sujet :

Le drame de ceux qui recherchent les disparus de l'Etat de Guerrero. L'affaire des 43 étudiants disparus a permis de mettre en évidence le drame que vivent des dizaines de familles à la recherche d'êtres chers disparus ces dernières années dans le sud du pays.

L'activiste n'a pas retrouvé les étudiants, mais grâce à son travail de recherche, 129 corps ont pu être remis aux autorités en vue de leur identification.

Allemagne : une bourse du travail en ligne pour les migrants, Workeer.de

Screenshot der Seite workeer.de

Capture d'écran du site  workeer.de

Capture d'écran de la première bourse du travail pour les migrants et les employeurs “qui ne veulent pas laisser passer leur chance”

Workeer est la première Bourse du travail spécialisée pour les migrants en Allemagne.

La plate-forme a vocation de devenir un espace commun aux migrants et aux employeurs, pour l'accès au marché du travail allemand et pour permettre une meilleure adaptation des travailleurs à la demande.

Cette bourse du travail a trouvé son origine dans un thèse de deux étudiants, David Jakob et Philipp Kühn, pour que les travailleurs migrants motivés, volontaires et souvent bien formés professionnellement puissent au travers de leurs histoires personnelles, leurs spécificités culturelles et leurs expériences enrichir durablement les entreprises.

Pour ses deux fondateurs, cette bourse a un fort potentiel, au delà de la mise en relation  des migrants et des employeurs. Ils insistent aussi sur le fait que l'intégration des migrants dans le marché du travail allemand pourrait produire un changement durable dans le climat social. Voici ce qu'ils écrivent sur leur site Internet:

Une entrée réussie des migrants sur le marché du travail est un succès pour la société dans son ensemble. Les migrants ne sont ainsi plus dépendants des prestations sociales, mais peuvent subvenir eux mêmes à leurs besoins. Comme contribuables, ils deviennent même acteurs de la performance économique de l'Allemagne. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'amélioration du climat social produit par l'intégration réussie des migrants. Notre société ne peut que tirer profit d'une intégration réussie dans le marché du travail. 

La plateforme doit permettre de présenter les exigences et compétences particulières des migrants en recherche de travail. Un profil pourra ainsi être créé pour, par exemple, mettre l'accent sur des compétences linguistiques.

Les employeurs potentiels pourrons également dans le futur accéder à des conseils  spécialisés permettant de faciliter le franchissement des obstacles administratifs. Ce projet, encore en phase de rodage, devrait être officiellement en service à la fin de cette années 2015. Ses créateurs souhaitent que l'activité en cours soit prise rétroactivement en considération.

Ce qui fait de Nairobi le meilleur Centre de TICS en Afrique

Elvans Kidero révèle les raisons secrètes de la réussite de Nairobi dans le secteur des TICS en Afrique :

Où se situe le Centre des TICS en Afrique? En Afrique du Sud, au Nigeria ou à Nairobi, la capitale du Kenya? En terme de croissance, cela devrait être Nairobi, avec un taux de croissance prévisionnel du secteur TIC de de 15 pour cent cette année pour mon pays, comparé aux 6 pour cent de l'économie dans son ensemble.

Le Kenya et Nairobi – surnommés “Silicon Savannah” – ont connu une expansion fulgurante ces dernières années grâce aux partenariats internationaux et au développement de produits locaux, le plus célèbre étant M-PESA le service mobile de transfert d'argent ayant révolutionné les services financiers pour des centaines de millions d'individus à travers le monde. Des plateformes d'innovation comme iHub ont favorisé l’émergence de jeunes entrepreneurs des TICS en offrant des opportunités d'incubation et de travail collaboratif. D'autres produits comme le M-Farm, une application fournissant aux acheteurs et vendeurs agricoles des informations à temps réel sur le marché et iCow, un service d'information sur l'agriculture par SMS – juste pour n'en citer que quelques uns – ont vu la technologie des Nairobiens se diffuser bien au delà des frontières de leur ville.

Rien que durant ce mois, en vrai catalyseur de Nairobi, IBM a ouvert un important centre de recherche de données dans notre ville, pour confirmer notre statut de chef de file. Cette structure va appuyer l'analyse des grandes bases de données, favoriser la décongestion du trafic, améliorer l'efficacité et la rapidité d'accès à l'information et aux services.

Qu'est-ce qui fait que Nairobi progresse si vite?

Le pape François en Amérique latine : “les idéologies se terminent mal, elles sont inutiles”

Le pape François s'en prend aux idéologies

Le pape François a achevé son voyage de 8 jours en Amérique du Sud, où il a célébré des messes gigantesques dans les trois pays où il s’est rendu : Equateur, Bolivie et Paraguay. Le message du souverain pontife était axé sur la paix et les plus démunis. Il a également appelé à « jouer franc jeu et à bannir la corruption ».

Mais c’est le samedi 11 juillet, lors de la clôture de ce voyage à Asuncion, qu’il a prononcé le discours le plus politique de son périple en disant :

« Les idéologies se terminent mal, elles sont inutiles. Les idéologies ont une relation incomplète, maladive ou mauvaise avec le peuple. Les idéologies ne tiennent pas compte du peuple. Au siècle dernier, les idéologies ont engendré des dictatures, elles pensent pour le peuple mais elles empêchent le peuple de penser ».

Une manifestation contre l'accord sur le nucléaire iranien à Times Square

Mercredi dernier, un rassemblement a eu lieu à Times Square, dans la ville de New York en protestation de l'accord nucléaire conclu entre l'Iran et les pays du P5+1 (les Etats Unis, le Royaume Uni, l'Allemagne, la France, la Russie et la Chine). Cette initiative était destinée à envoyer un message au Congrès américain afin qu'il oppose son veto à l'accord. L’Associated Press l'a décrite comme une manifestation composée principalement “de pro-Israéliens, bien que les organisateurs aient déclaré qu'elle représentait les Américains de toutes confessions et convictions politiques.” Le Congrès dispose de 60 jours pour réexaminer l'accord qui lève des sanctions sur l'Iran en échange de mesures de la part du Gouvernement iranien visant à empêcher le développement de l'arme nucléaire.

Bahman Kalbasi, le correspondant iranien pour la BBC, était dans la foule afin d'envoyer des tweets portant sur la manifestation. Il a critiqué les médias comme CBS pour avoir décrit l'évènement comme étant ‘bondé’.

Environ 1000 protestataires contre-#l'AccordIranien à Times Square, avec un ballon en plastique ayant la forme d'un champignon atomique & des drapeaux d’#Israel. pic.twitter.com/9i9m1VZATG
— Bahman Kalbasi (@BahmanKalbasi) 22 juillet 2015

«Nous sommes en train de faire sortir le tigre iranien de sa cage» déclare M. Zuckerman. The premier orateur de la manifestation contre #L'accordIranien.

Une co-présentatrice de Fox News s'exprime maintenant. Elle dit que les protestataires de New York sont ici pour sauver la civilisation occidentale de #l'Iran.

pic.twitter.com/M54iQrYXCT

Non, ce n'était pas la foule.

De jeunes artistes brésiliens du Pará en tournée aux USA pour défendre l'énergie solaire et la forêt amazonienne

15 jeunes Brésiliens du collectif Rios de Encontro (fleuves de rencontre) sont de retour à Marabá, dans l'Etat du Pará, après une tournée artistique et pédagogique aux États-Unis où ils ont présenté leur spectacle, Deixa o nosso Rio Passar (Laissez s'écouler notre fleuve)

 Cette tournée été financée par l'organisation américaine Creative Connections. En plus de leur spectacle, ils ont animé 42 ateliers sur l'énergie solaire et la préservation de la forêt amazonienne, dans des écoles et des centres culturels du Connecticut, du New Jersey et de New York. En tout près de 9800 personnes ont participé aux activités de ce groupe.

 Évany Valente,16 ans, est revenue très impressionnée par ce qu'elle a vu là-bas: ” Des ados qui interpellaient les multinationales sur la transparence du circuit de production et leur implication dans la destruction de nos forêts”.

Rios de Encontro” a reçu le soutien de Rising Voices pour le micro-projet Rádio Arraia.

Carol Souza, Évany Valente e Eliza Neves evocam Amazo_nia numa apresentac_a_o es colar, Connecticut 2015

Carol Souza, Évany Valente et Eliza Neves lors d'une représentation dans le Connecticut. Photo: Rios de Encontro/Diffusion

Camila Alves, Carolayne Valente e Lorena Melissa apr esentam Carimbó, Deixa o Nosso Rio Passar, 2015

Camila Alves, Carolayne Valente e Lorena Melissa présentant la dance amazonienne Carimbo pendant le spectacle “Deixa o Nosso Rio Passar”. Photo: Rios de Encontro/Diffusion

Joa_o Paulo Souza, Lorena Melissa e Camylla Alv es de Cia AfroMundo apresentam o espetáculo 'Lágrimas Secas' numa escola pública enraizada em educação ecológica, Connecticut 2015

João Paulo Souza, Lorena Melissa et Camylla Alves de la compagnie  AfroMundo pendant le spectacle  ‘Lágrimas Secas’  (les larmes sèches) dans une école publique du Connecticut. Photo: Rios de Encontro/Diffusion

Zequinha montre à Kimberley comment jouer du Agogó, à New-York. Photo: Rios de Encontro/Diffusion

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