· Août, 2014

Billets de Brèves de Août, 2014

Comment trouver le bonheur en démocratie ?

Du Bouthan, le pays du Bonheur National Brut [fr], le blogueur Passang Tshering nous démontre comment parvenir au bonheur en démocratie. Il compare la démocratie à un mariage d'amour et définit trois groupes de personnes, ceux qui aiment, ceux qui haïssent et les citoyens responsables.

Ceux qui aiment sont ceux qui ne jurent que par un parti, et quelque soit la décision prise par ce parti, bonne ou mauvaise, ils ne bougeront pas d'un pouce même s'ils doivent en souffrir. Ils ressemblent à un mari obsessionnel qui prend sa femme dans ses bras même après qu'elle lui a jeté une poêle brûlante à la figure.

Au contraire, ceux qui haïssent sont ceux qui restent aveugles à toutes les bonnes choses que fait un parti et se mettent à crier quand ils remarquent une petite erreur. Ils sont comme le mari colérique qui frappe sa femme même quand elle lui offre un bouquet de fleurs.

Si il y a trop de gens appartenant à ces deux catégories, alors la démocratie est en danger. Ils peuvent faire échouer un pays. C'est pourquoi nous devons tout faire pour aider les jeunes à développer des qualités de citoyens responsables. Nous devons les former et les encourager à développer un coeur assez courtois pour considérer ce qu'il y a de bon, même si cela vient d'un ennemi, et assez courageux pour reconnaître ce qu'il y a de mauvais même chez un ami. C'est ce que fait un mari aimant et humain.

Mutilations génitales féminines, une pratique toujours en cours, mais en régression

Le site Au Féminin analyse le dernier rapport de l'UNICEF sur les mutilations génitales féminines:

Un rapport récent de l’Unicef sur les mutilations génitales concernant les femmes dans le monde entier nous éclaire sur les évolutions de ce phénomène qui sévit notamment sur le continent Africain. Les enquêtes ont été menées dans les 29 pays du Moyen-Orient et d’Afrique. La première information qui ressort de ce rapport est le recul du nombre d'excisions depuis les trente dernières années.

Laurent Duvillier, responsable de la communication du bureau régional en Afrique de l’Ouest et du centre à l’Unicef, explique au site SantéAZ : « Ces trente dernières années, on a en effet observé une régression globale de la pratique des mutilations génitales. Il y a des pays où la pratique a diminué de plus de la moitié comme le Burkina Faso, le Nigéria, le Libéria ».

Dans la plupart des pays concernés, les filles de 15 à 19 ans ont trois fois moins de chances de subir ces mutilations que leurs mères.

Les solutions de l’Unicef

 Malgré cette grande avancée et les lois interdisant ces pratiques, il existe encore un risque d’excision pour 30 millions de petites filles dans le monde. En Somalie, par exemple, 98% des femmes âgées entre 15 et 49 ans ont été excisées. Pour faire reculer ce fléau, l’Unicef préconise de comprendre et de reconnaître les traditions culturelles plutôt que de mettre en avant l’idée selon laquelle « tout le monde » accepte et cautionne ces pratiques. En effet, les enquêtes menées montrent que la majorité des femmes et filles africaines sont opposées à l’excision et aux mutilations génitales en général. Mais aussi que de plus en plus d’hommes sont contre ces pratiques.
 
Selon Laurent Duvillier : « La volonté d’adhésion au groupe est tellement forte que malgré tous les dangers, les mères pratiquent l’excision sur leurs filles. Les hommes et les garçons, de plus en plus, ne voient pas d’inconvénients à épouser une fille non excisée, mais les femmes ne le savent pas et continuent à pratiquer les mutilations génitales ».

Le quotidien héroïque des techniciens de laboratoire dans la lutte contre Ebola au Liberia

Depuis l'apparition de la crise actuelle liée au virus Ebola, il a été question, dans de nombreux reportages, de patients, du corps médical, de vaccins et des conséquences de cette maladie dans les pays touchés. Mais rares sont les reportages ayant pour sujet les techniciens de laboratoire et les personnes qui veillent aux besoins quotidiens de ceux-ci. Dans un message publié sur le site BuzzFeed et intitulé Les héros cachés de la crise du virus Ebola au Liberia, Jina Moore raconte l'histoire de ces gens qui jouent un rôle clé dans la lutte contre ce virus dans ce pays : 

Catherine Jeejuah commence si tôt sa journée en ce moment qu'elle ne saurait pas dire à quelle heure. C'est sans intérêt. Elle se lève quand il fait noir, allume un feu et fait bouillir du riz et des légumes pour ses deux enfants. Vers 6h30 du matin, quand l'aube apparaît, elle se rend dans une école située à proximité.

Elle y accomplit les mêmes tâches, pour un plus grand nombre de personnes. Catherine Jeejuah a 30 ans. Avec deux autres femmes, bénévoles elles aussi, elle fait la cuisine pour 12 des personnes qui sont actuellement les plus importantes du Liberia. Importantes, mais invisibles aussi.  

Cette douzaine de repas est destinée à l'équipe de techniciens qui analysent le sang des patients suspectés d'être atteints du virus Ebola. Ces techniciens se rendent au domicile des malades et dans les centres de traitement submergés, pour introduire des aiguilles dans les veines de personnes très contagieuses dont l'état de santé est incertain. Puis ils repartent, avec ces prélèvements de sang, en direction de l'unique laboratoire d'analyses médicales de ce pays, qui se trouve à plus d'une heure de route de la capitale, Monrovia.

Les femmes doivent-elles affamer leur bébé par peur d’allaiter en public ?

Olivia Kidula explique pourquoi on ne devrait pas arrêter d’allaiter en public :

Une de mes amies a récemment donné naissance à sa première fille et est encore en train de s’adapter à la maternité. J'ai commencé à remarquer qu'elle n’allaite que si aucun homme ne se trouve dans les alentours (excepté son mari ou un père) et quand elle peut “confortablement” se cacher dans un petit espace. Quand je lui ai fait remarquer qu'il ne devrait y avoir aucune honte à nourrir son enfant devant tout le monde, elle a répondu :

“La société préférerait qu’elle meure de faim plutôt que de regarder mes seins.”

Plus je pense aux implications de ses paroles, plus ça me fâche. Qui voudrait qu’un enfant meure de faim ? Qui voudrait vraiment refuser à un enfant la nourriture et le confort de la poitrine de sa mère ?

Une reconstitution en 3D de Angkor Wat, au Cambodge

La chaine Smithsonian Channel propose une reconstitution en 3D en vidéo du temple d'Angkor Wat, Angkor Wat (cité du temple) est une destination touristique célèbre au Cambodge, et fut la capitale de l'empire Khmer au 12ème siècle. C'est également un très vaste monument religieux, un site du patrimoine mondial classé par l'UNESCO, et l'un des sites archéologiques les plus importants d'Asie du sud-est.  

https://www.youtube.com/watch?v=G9plvrHnOLA&feature=youtu.be

Madagascar : 15 morts dans des affrontements après une tentative de vol de bétail

Forces armées et dahalos (bandits en malgache) se sont affrontés à Amboasary Sud (sud de Madagascar) le 15 août pour un vol de zébus. Les zébus sont des bovidés portant une bosse graisseuse sur l'échine. Treize dahalos et deux gendarmes ont été tués. Les récits officiels indiquent que 90 bandits armés étaient en train de voler 450 zébus quand les forces de l'ordre sont intervenues.

Inondations au Niger : 12 morts et 27.000 déplacés

Flooding in Niamey in Niger - Public Domain

Inondations à Niamey (Niger) Domaine public

Des pluies diluviennes et des inondations au Niger ont causé la mort de 12 personnes et fait des milliers de sans-abris. Les fleuves de Niamey et des alentours sont en crue et ont détruit des milliers d'habitations. Dans la région, la dégradation des sols et la mise en culture de terres marginales accroissent le risque que des événements climatiques extrêmes  se transforment en catastrophes naturelles. Des solutions de prévention des inondations étaient en cours de mise en oeuvre par les autorités nationales :

ANADIA Niger veut développer des méthodologies et des outils pour évaluer le risque d'inondation, soutenir la planification à différents niveaux de prose de décision, accroître la résilience des communautés locales et développer une plus grande capacité de prévision et de réaction. Dans ce contexte, le développement d'une base de données inondations contribuera à une prise de décision plus efficace. 

 

Quand des vaches s'invitent au match de foot, c'est au Pérou

Imagen en Flickr del usuario grahamjpierce (CC BY-NC-SA 2.0).

Photo sur Flickr de grahamjpierce (CC BY-NC-SA 2.0).

La Copa Perú est un événement footbalistique auquel participent plusieurs équipes de tout le pays qui souhaitent passer en première ou deuxième divisions. Le vainqueur obtient une place en deuxième division et le second finaliste monte en deuxième.

Lors d'un match joué le 10 août pendant le tournoi de 2014, entre Minsa FBC et Expreso Inambari dans le département péruvien de Madre de Dios, quelques vaches ont interrompu le jeu. Un incident inusité qui illustre le piteux état d'un événement ignorant les mesures de sécurité les plus élémentaires, ce qui est particulièrement déplorable dans un pays où le  football est le sport-roi, même si les résultats ne suivent pas.

Les réactions ont été immédiates sur Twitter :

Des vaches interrompent un match de la Coupe du Pérou MDR !

En route pour le Mondial. Insolite : des vaches envahissent le terrain en plein match de la Coupe du Pérou.

Un troupeau de bovins envahit le terrain à la Coupe du Pérou. C'est le cas de le dire littéralement, “l'équipe est encore vivante”.

Le journaliste Henry Panduro a posté une vidéo sur YouTube :

Effroyable incident dans une gare de Mumbai

Le blogueur Antarik Anwesan raconte un incident effrayant arrivé dans la gare ferroviaire de Goregaon à Mumbai, en Inde. Un train local a quitté le quai sans avertissement et la foule s'est précipitée pour monter à bord. Comme le train prenait rapidement de la vitesse, des gens sont tombés de la porte et deux personnes ont échappé par miracle à la mort. Les médias n'en ont rien dit. Le blogueur souligne que malgré l'augmentation chaque année du nombre de victimes dans les trains locaux, les autorités ne prennent aucune mesure de sécurité devant la pression croissante sur le système de transports.

La responsabilité des scientifiques

La nouvelle série Cosmos fait s'interroger Víctor R. Ruíz [espagnol] sur la quête de la connaissance scientifique, qui devient une question de responsabilité sociale, et sur le rôle des scientifiques dans la sphère publique :

Both before and then, private companies and governments have agendas that don't always coincide with general interest. Oil companies continue having scientists on their payroll who are willing to sow doubts. Countries continue financing the development of high-tech arms. And sometimes, the boundaries between private and public interests are not even clear. As explained in my Naukas Bilbao talk last year, the National Security Agency (NSA) hires a third of all mathematicians in the world. The documents revealed by Edward Snowden indicate that they have implemented and even subverted Internet technologies for spying on a global scale, not so much for the anti-terrorism fight as for commercial espionage.

Depuis longtemps, nous savons que les intérêts des compagnies privées et des gouvernements ne correspondent pas forcément à l'intérêt général. Les compagnies pétrolières recrutent toujours des scientifiques prêts à semer le doute. Les gouvernements continuent de financer le développement d'armes de pointe. Et parfois, les limites entre les intérêts privés et publics ne sont pas clairement définies. Dans mon intervention à Naukas Bilbao l'année dernière, j'explique que l'Agence Nationale de la Sécurité (NSA) embauche un tiers des mathématiciens du monde. Les documents fournis par Edward Snowden révèlent qu'ils ont développé et même bouleversé les technologies de l'internet afin de pratiquer l'espionnage à grande échelle, pas seulement pour la lutte anti-terroriste mais aussi pour l'espionnage commercial. 

 Víctor conclut en exprimant son point de vue d'écrivain scientifique :

The mad scientist cliche may seem like a myth, but the bombs that fell on Hiroshima and Nagasaki were not created by evil militaries. We cannot turn the other cheek pretending that it is not scientists and engineers who develop technologies that are later used to spy on billions of citizens or kill civilians by remote control. Today, like yesterday, it's our duty to both speak about the passion for knowledge and to criticize the collaboration of scientists on projects that threaten our society.

Le cliché du savant fou est peut être un mythe, mais les bombes qui sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki n'ont pas été mises au point par des militaires diaboliques. On ne peut pas tendre l'autre joue et prétendre que les technologies mises au point par les scientifiques et les ingénieurs ne sont pas utilisées pour espionner des milliards de citoyens ou tuer des civils à distance. Aujourd'hui comme hier, notre devoir est aussi bien de parler de notre passion pour la connaissance que de critiquer la collaboration des scientifiques à des projets qui menacent notre société.

Ce post fait partie du premier #LunesDeBlogsGV [Les blogs du lundi de GV] du 5 mai 2014.

Madagascar: Guide humoristique du net pour les cybernautes malgaches

 publie sur son blog Lay Corbeille – Mondoblog un guide humoristique qui conseille aux internautes malgaches comment formuler leur phrases pour éviter de se retrouver en prison pour un mot ou une tournure de phrase inappropriée, suite à l'adoption d'une loi jugée liberticide:

Tous les Malgaches, en particulier les cybernautes, se sentent menacés par cette nouvelle loi dite : Article 20 de la loi 2014-006 du 25 mai 2014 sur la cybercriminalité à Madagascar. L’homme est toujours effrayé par l’inconnu. Et la majorité des Malgaches redoute la prison. Madagascar n’a pas de centre pénitencier à étoiles, au contraire….

Et depuis, on devient tous paranos. Chaque article, chaque publication, chaque tweet est lu et relu avant envoi. Et les questions dans les groupes et les forums sont pléthore.

Donc, ce guide s’adresse au cybernaute gasy lambda qui n’a jamais eu de mauvaises intentions, mais qui a l’habitude de naviguer en toute liberté et sans souci. Il peut intéresser aussi le monde entier car le web est mondial. Désormais, pour éviter la prison ou l’amende de 20 à 1 000 fois votre petit SMIC à cause d’un clic malheureux, adoptez les nouvelles attitudes suivantes

Invasion de sauterelles dans la capitale de Madagascar

Des habitants d'Antananarivo, la capitale malgache, ont publié sur Twitter et Facebook plusieurs photos du nuage de sauterelles qui a envahi la ville. Les invasions de sauterelles ne sont pas rares à Madagascar, surtout après les tempêtes tropicales, mais dans les grandes villes elles sont tout à fait inhabituelles. Les sauterelles peuvent avoir des effets ravageurs sur les récoltes, surtout dans un pays qui a connu des épisodes de famine ces dernières années.

Ebola : retenue à la frontière Cameroun-Nigeria pendant plus de 40 heures

Le 19 aout 2014, la République du Cameroun a fermé sa frontière avec le Nigeria pour tenter de bloquer les risques de progression du virus Ebola.  Mais le gouvernement a pris cette décision sans tenir compte des milliers de voyageurs (pour la plupart des Camerounais ou des Nigerians résidant au Cameroun) se trouvant du mauvais côté de la frontière. Conséquence : beaucoup de ces voyageurs sont restés prisonniers à la frontière Cameroun Nigeria pendant des jours, dans des conditions consternantes, en attendant d'être examinés et d'être autorisés à entrer au Cameroun. 

Batuo's Blog a publié le témoignage à la première personne de Patricia Temeching, qui s'est trouvée parmi les personnes retenues à la frontière pendant plus de quarante heures. 

Je passe le contrôle de la police nigerianne et on me rend à contre-coeur mon passeport. Je traverse le pont. Le coté camerounais du pont est bondé, comme le poste-frontière et de police perché à trois mètres de l'extrémité du pont…Quand je demande pourquoi il y a tant de monde sur le pont, une femme à l'air épuisé répond : ‘On attend l'équipe médicale pour nous examiner pour Ebola avant de passer au Cameroun…”
‘Depuis combien de temps vous attendez ?’ je demande.
“Quinze heures. Je suis arrivée hier, juste après que l'équipe médicale soit partie.”
Je me joins à la foule sur le pont et nous attendons, attendons. La faim et la colère me brulent. Tout ce que j'ai dans mon sac de voyage, ce sont quelques vêtements et mes dossiers de l'université. Le soir venu, de plus en plus de gens se sont ajoutés à nous, et nous sommes tous agglutinés sur le pont et dans le petit poste de police, où nous passons la nuit debout. La puanteur de l'urine et des excréments qui émane de l'arrière du bâtiment se mêle à l'odeur de sueur des deux cents corps sales et donne la nausée.  

Au matin, nous apprenons que l'équipe médicale arrivera bientôt. Nous l'attendons tous avec impatience. A midi, il ne s'est rien passé…L'après-midi, après mes 24 heures passées au poste-frontière, on nous autorise à marcher jusqu'à la commune d'Ekok. C'est une marche à laquelle un malade d'Ebola ne survivrait certainement pas. Nous payons des porteurs pour porter nos sacs. Quand nous atteignons Ikok, nous sommes entassés dans un bâtiment vide, sans lumière, sans toilettes et sans lits. Ceci sera notre demeure, jusqu'à ce que l'équipe médicale arrive. Et finalement, l”équipe médicale’ arrive. Elle consiste en un médecin, celui de Eyumojock. Nous nous soumettons à “l'examen”. Voici comme il se déroule ; de l'eau de javelle est versée dans de l'eau. Nous nous mettons en file indienne et lavons nos mains. Nous nous rinçons aussi la bouche. Et ensuite, vous êtes libres.  Quand je suis autorisée à passer (à dix heures du soir) je quitte le local de ‘quarantaine’ et me mets à la recherche d'un hôtel. Je trouve une auberge délabrée, et je me glisse finalement dans un lit douteux aux draps fatigués. Après quarante heures passées debout, ce lit me semble digne d'un roi. Je dors du sommeil des morts. 

Voici ma plus grande inquiétude : que va-t-il se passer si une personne parmi nous (deux cents voyageurs) est passée du Nigeria avec Ebola ? Les probabilités que nous soyons tous contaminés après avoir été retenus groupés ensemble pendant cinquante heures sont fortes et nous pouvons maintenant transporter le virus dans deux cents familles camerounaises différentes. 

Iran : Un grand ayatollah décrète immoral l'Internet 3G

Le Grand Ayatollah Makarem Shirazi, un éminent clerc chiite, a affirmé que l'Internet 3G est immoral et inhumain, ont rapporté mardi des sites iraniens.

Le grand ayatollah Makarem d'Iran : “L'internet à haut débit et la 3G sont contraires à la charia et à la morale”

L'Iran compte le plus grand nombre d'internautes du Moyen-Orient, mais le débit moyen est le dixième de la moyenne mondiale. Les vitesses d'Internet en Iran ont accéléré de 30 % depuis l'été 2013, après la victoire de Hassan Rohani à l'élection présidentielle.

L'application “Hanoi Soundwalk”

PrintLe  Soundwalk est un “promenade audio interactive et géo-localisée”. Avec un casque et une application utilisant le GPS d'un smartphone, il est possible d'entendre des sons et bruits, tout en se déplaçant dans la ville :  

…quand vous vous déplacez, les sons paraissent venir d'un lieu en particulier, et vous pouvez écouter d'autres ambiances sonores en marchant. 

Ce projet innovant a été lancé à Hanoi, au Vietnam, l'an dernier. Les développeurs ont l'intention d'étendre le concept à d'autres villes.  

Imaginez, plus le nombre de Soundwalks (promenades en sons) augmente, plus vous vous direz,  au lieu de  “Qu'est-ce que je veux écouter aujourd'hui ?”,  ‘Quel endroit vais-je écouter aujourd'hui ?”.

CrisisNet, un outil pour gérer les données sur les crises

CrisisNET est un outil proposé par Ushahidi qui permet de traiter de façon simple les données sur une crise. 

CrisisNET trouve, formate, et affiche les données sur une crise donnée dans une structure simple et intuitive, accessible de n'importe où. Maintenant, les développeurs, journalistes, analystes peuvent faire l'économie de journées entières de laborieux traitement de données et se mettre au travail en quelques minutes, grâce à quelques lignes de code informatique. 

“Yasmine”, le premier long métrage du Brunei

Le film Yasmine est à remarquer, car il s'agit du premier long métrage produit au sultanat de Brunei. Le sujet en est une jeune femme qui veut devenir championne de silat, un art martial local. Le film a été bien accueilli dans différents festivals.

Aux Philippines, le déraillement d'un train met en évidence les défaillances du transport public

A train overshot it's stop at a terminal in Manila. Photo by Juan Carlo de Vela. Copyright @Demotix. (8/13/2014)

Manille: un train ne s'est pas arrêté à un signal stop . Photo de Juan Carlo de Vela. Copyright @Demotix. (8/13/2014)

Un grand nombre de blessés à Manille, après le déraillement d'un train qui ne s'est pas arrêté à un intersection très encombrée dans le sud de la ville. La collision a déclenché une grande polémique sur les faiblesses et l'inefficacité du système des transports publics aux Philippines. Devant la colère montante après cet accident, les autorités ont promis de s'efforcer d'améliorer le fonctionnement des trains. 

“Très difficile de s'intéresser à Madagascar”

[Le chroniqueur du NewYork Times] Thomas Friedman s'est récemment rendu à Madagascar et pense que les Américains devraient prêter plus d'attention à la catastrophe économique et écologique qui menace l'île. Certains de ses lecteurs n'étaient pas tout à fait d'accord, comme Deosinon de Philadelphie, qui soutient que Madagascar est trop éloigné de son quotidien :

Désolé, mais il m'est très difficile de me soucier de Madagascar. Ce qui me préoccupe vraiment, c'est l'espace précieux accordé à cette question par le journal. Nous sommes ici et nous avons besoin d'un journal qui nous aide [..]. Les journaux d'aujourd'hui traitent du Met[ropolitan Opera] et de Madagascar. S'il vous plaît utilisez votre espace et l'intelligence de votre important pool de talentueux journalistes pour nous parler d'ici, et nous aider dans nos vies, en nous disant des choses qui amélioreront notre quotidien. Peut-être qu'ainsi, je vais lire plus, mais je sais sûrement que je serai plus heureux.

Ce à quoi Robert a répondu :

Je comprends votre point de vue ; après tout, ce n'est qu'une île d'une superficie de 587 040 km2 avec plus de 22 millions de personnes qui y vivent, le 47e pays le plus étendu du monde, avec un nombre d'espèces animales et végétales absolument uniques, mais qui est sur le point de devenir un autre Haïti. [..], au-delà des considérations morales, le fait est que nous faisions partie du monde et ne pouvons pas nous murer, que cela nous plaise ou non. Comme on dit, réglez les problèmes sinon c'est eux qui vont très certainement vous régler.

A ce propos, quelques citoyens à Madagascar sont également en faveur de moins d'attention de l'Occident, en particulier du FMI.

Président Paul Biya: « Ce n’est pas le Boko Haram qui va dépasser le Cameroun… nous les vaincrons. »

Dans une interview avec la radiotélévision camerounaise (CRTV), le président Paul Biya du Cameroun parle enfin de l'attaque de Kolofata, et lance un défi au groupe islamiste nigérian Boko Haram :

Vous avez fait allusion à la situation que  connait l’Extrême-Nord de notre pays. C’est vrai, il vous souvient qu’il y a quelques semaines, nos forces ont marqué des points importants contre le Boko Haram. Mais c’est une lutte longue, on a affaire à un ennemi pervers, sans foi ni loi, qui attaque la nuit, qui égorge, et qui a évidemment fait des exactions à Kolofata et à Hile-Halifa.

Alors, ce que je peux dire, c’est que les camerounais doivent garder confiance. Le chef d’Etat-Major, je l’ai envoyé là-bas pour réorganiser notre dispositif ; j’ai envoyé des secours, des renforts en hommes et en matériels. Il n’est pas exclu, je ne peux pas en dire plus, nous avons renforcé notre potentiel et je crois que les jours à venir montreront que nos efforts pour organiser une riposte et une défense de notre territoire sont efficaces.

Permettez-moi d’ailleurs de saisir cette occasion pour consoler nos frères, nos compatriotes de l’Extrême-Nord qui ont subi les sévices, les deuils ; les assurer de la compassion et de la solidarité de toute la nation camerounaise. Nous ne les laisserons pas, au contraire nous allons continuer à les protéger et à combattre cet ennemi sans relâche. Je présente mes condoléances à ceux qui ont perdu un membre de leur famille ; j’ai déjà dit aux autorités administratives d’exprimer ces condoléances. Et à tous les camerounais, je demande de continuer à faire confiance au Gouvernement, aux Forces de l’ordre. Je salue également nos soldats dont certains sont tombés, qui ont fait montre de patriotisme, de bravoure. Je les encourage à aller de l’avant.

Pour tous les Camerounais, je dis ceci : Dans la vie d’une nation, il y a des moments difficiles. A ces moments-là, il faut faire preuve de courage, de solidarité et de patriotisme. Pour ce cas précis, je dis que le Cameroun a eu à traverser d’autres épreuves. On a eu à lutter contre ce même Nigeria pour Bakassi et avant, on a éradiqué les maquis (des mouvements révolutionnaires), on est venu à bout des villes mortes ; ce n’est pas le Boko Haram qui va dépasser le Cameroun. Nous continuons le combat et nous les vaincrons.

Mon voyage me permettra également de continuer la lutte au niveau international. Parce que c’est un mouvement terroriste international, il faut donc aussi le prendre à l’international. Nous y verrons le Président Goodluck, le Président Obama bien sûr, ceux du Niger et du Tchad pour asseoir ensemble une stratégie régionale.

République du Congo : Le crépuscule d'un vieux dictateur

 Rigobert Ossebi décrit la situation qui prévaut dans le cercle rapproché du Président congolais Sassou Guessou sur la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com au moment de son départ pour participer au premier Sommet Afrique-États-Unis, qui se tiendra à Washington les 5 et 6 août 2014 : 

Même dans la très nombreuse famille, le malaise est grandissant. Très rares sont, parmi les rejetons, ceux qui comprennent la stratégie de leur vieux père et grand-père. Au-delà du petit cercle d’éternels courtisans, ils perçoivent tous le rejet catégorique donc ils font l’objet. Pour avoir depuis trop longtemps baigné dans une belle et facile vie, “dolce Vita”, aucun d’entre eux ne s’imagine un avenir d’enfant de Kadhafi ; l’exil en Algérie, ou au Qatar, la lutte armée auprès de groupes rebelles ou pire auprès de groupes terroristes. Leur désarroi est grand actuellement car ils ne peuvent plus compter sur la modération de leur vieille Antoinette acquise complètement au jusqu’au-boutisme de son mari. Conflit de générations ? Pas seulement ! Chacun des époux a été marqué par une grave maladie. Aucun d’eux après une si longue vie de luxe, de faste et de débauche ne se voit en changer. Leur credo serait plutôt : “quitte à mourir autant que cela soit au pouvoir !”….

A 71ans, ses proches le voient tel qu’il est réellement usé, fatigué, malade. Pour l’apparat et la représentation, comme un comédien le fait, il se maquille et revêt ses costumes sur mesure, indispensables déguisements, qui dissimulent sa prise de poids et son grand âge.

 

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