· Octobre, 2014

Billets de Brèves de Octobre, 2014

Des marches contre “la taxe internet” en Hongrie filmées par des drones

Les Hongrois ont manifesté en masse contre un projet de taxation du trafic internet que beaucoup de gens dans le pays trouve scandaleux.

Le gouvernement hongrois envisage de mettre en place une taxe de 50 cents d'euro par gigabit de trafic internet. Cette proposition en a énervé plus d'un, et des milliers de personnes se sont précipitées dans les rues de la capitale Budapest dimanche 26 octobre, 2014 et mardi 28 octobre. Les marches dans la capitale ont vite été suivies d'autres similaires dans plusieurs autres villes.

Une page Facebook a permis de coordonner ces actions et plus de 200.000 “J'aime” ont été obtenus à ce jour. Les manifestants levaient leur téléphone cellulaire en l'air de façon symbolique pour que le premier ministre hongrois comprenne qu'internet leur était indispensable pour s'informer au quotidien. Le site d'investigation Atlatszo.hu a publié des vidéos de drones survolant les manifestations à Budapest :

http://vimeo.com/110394933

Le Mexique dans le labyrinthe de sa solitude

15,000 people marched in downtown Mexico City against the disappearance of 43 students from Ayotzinapa. Photo taken on 8 October 2014 by Enrique Perez Huerta. Copyright: Demotix

Manifestation à Mexico (le 8 octobre 2014) pour les 43 étudiants d'Ayotzinapa qui ont disparu. Image de Enrique Perez Huerta. Copyright Demotix.

Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, s'est engagé, depuis le début de son mandat fin 2012, à donner l'image d'un pays qui va de l'avant. Le gouvernement a su promulguer des réformes structurelles avec le soutien de l'opposition. Cependant, le thème de la crise sécuritaire fait de nouveau débat depuis la disparition de 43 étudiants de l'État de Guerrero. La stratégie gouvernementale a été remise en question, tout comme l'attitude de la communauté internationale face aux violations des droits de l'Homme.  

Miguel Guevara, contributeur de Global Voices, a écrit un article intitulé Mexico’s Loneliness: Our drug wars are not over (traduction en français: La solitude du Mexique: nos guerres des drogues ne sont pas finies) pour le blog du site Harvard Kennedy School Review 

Aujourd'hui, de hauts fonctionnaires américains n'ont pas exprimé d'inquiétudes au sujet des événements au Mexique qui s'aggravent depuis le 26 septembre. La réaction des États-Unis face à la violation des droits de l'Homme dans le monde entier – y compris face à ce qui s'est passé récemment à Iguala – devrait être sans équivoque et logique. Se taire, c'est être complice.

Campagne de crowdfunding pour terminer une carte collaborative des disparitions au Mexique

Tous les liens de ce post renvoient vers des pages en espagnol.

La plateforme d'intelligence collective Yo soy red a lancé une collecte pour déplacer vers un serveur plus grand la carte collective et collaborative #PorTodxsLxsDesaprecidxs (Pour tous les disparus), lancée il y a plus d'un an, conçue pour rendre visible le nombre important de disparitions et de morts violentes, ainsi que les fosses clandestines au Mexique.

Captura de pantalla del mapa colectivo de memoria, verdad y justicia.

Copie d'écran de la carte collective de mémoire, vérité et justice,

Dans un communiqué envoyé par mail ils informent : 

…con esta colecta formaremos un equipo de planta que ayude a los voluntarios involucrados a terminar la labor de captura y verificación de datos.

Al final del trabajo haremos de dominio público toda la información sobre todo para que periodistas e investigadores tengan una fuente alternativa a las cifras oficiales sobre la magnitud de la guerra en México.

…avec cette collecte nous allons former une équipe qui aidera les volontaires impliqués à terminer le travail de récolte et de vérification des données.

A la fin du travail nous rendrons publique toute l'information en particulier afin que les journalistes et les chercheurs disposent d'une source alternative aux chiffres officiels sur l'ampleur de la guerre au Mexique.

Plus d'information sur comment vous pouvez vous joindre à la collecte sur Indiegogo ici.

La date limite pour participer à la campagne est fixée au 22 octobre 2014.

Il reste 7 jours avant que se termine notre collecte pour la carte des disparitions au Mexique https://t.co/gpC7SaKg5a Est-ce que vous nous soutenez? @Pajaropolitico

— #YoSoyRed (@YoSoyRed_) 15 octobre, 2014

Invitation au #GVMeetup de Tunis le 1er novembre

gvMeetupTunis
Nous avons le plaisir d'annoncer la rencontre avec Global Voices qui aura lieu à Tunis le samedi 1er novembre 2014 de 9 à 13 heures, au 404Lab, un laboratoire d'innovation ouverte installé dans les locaux de l'Agence tunisienne d'Internet (ATI).

Les Rencontres de Global Voices sont des réunions locales de petite format organisées pour faciliter les prises de contacts intéressantes avec nos lecteurs, nos auteurs ou traducteurs potentiels ainsi que tous ceux qui s'intéressent activement à notre travail.

D'autres rencontres avec Global Voices sont également programmées à Accra, Beyrouth, Dar Es Salaam et Belgrade.

La rencontre de Tunis sera pour nous l'occasion de présenter la mission et les projets de Global Voices à nos lecteurs de Tunisie. Au programme de la rencontre figurent, entre autres, une table-ronde sur le sujet des médias alternatifs en Tunisie et un exposé sur Vie privée et protection des données personnelles en Tunisie par Chawki Gaddas de la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis.

Vous trouverez le programme détaillé de la rencontre ici.

Si vous souhaitez participer, merci de bien vouloir compléter ce formulaire d'inscription. L'entrée est libre mais le nombre de places est limité.

Voici un plan d'accès des lieux.

Pour plus d'information, veuillez contacter : abrouafef@riseup.net (abrouafef[arobase]riseup[point]net

Une vidéo d’animation contre les fausses croyances concernant Ebola

United Methodist Communications, Chocolate Moose Media et iheed ont collaboré pour produire une vidéo d’animation à diffuser en Afrique de l’Ouest afin de combattre les fausses croyances concernant la manière dont se transmet le virus Ebola et de faire la prévention de la maladie. United Methodist Communications a financé en partie la création de la vidéo, réalisée par Chocolate Moose Media, qui sera produite en plusieurs langues dont l’anglais, le français et d’autres langues d’Afrique de l’Ouest. La vidéo est le fruit d’une coproduction incluant dix pays : le Canada, la Guinée, l’Inde, la Côte d’Ivoire, le Liberia, le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Suisse et les États-Unis.

Ebola dépouille les Africains de leurs valeurs culturelles et humaines

L'anthropologue social et sociologue Ginny Moony explique comment l'épidémie d'Ebola déshumanise les Africains :

 La façon dont les Africains de l'Ouest traiteraient leurs malades et leurs morts est censée différer significativement de celle du reste du monde. Rien de plus faux. Dans le monde entier, l'essence des soins aux malades est pratiquement identique : toucher les membres de la famille malades ou morts est un phénomène naturel. Dans le monde entier les morts sont lavés et le corps exposé avec soin pour que la famille et les connaissances puissent faire leurs adieux. Aux Pays-Bas, il nous est permis de garder nos proches décédés plusieurs jours dans notre salon. Il y aura des contacts physiques avec le corps de la personne décédée jusqu'à la fermeture du cercueil et son inhumation ou son transfert au crématorium.

Dans le cas des pays affectés par Ebola, les conduites humaines normales sont rejetées comme “pratiques démodées et indésirables” par l'Organisation Mondiale de la Santé et les spécialistes qui analysent l'épidémie Ebola. Personne ne se demande s'il est raisonnable de refuser aux gens le soin de leurs proches et le droit de prendre en charge la procédure de deuil. La solution pour empêcher la contamination est évidente : ne pas toucher, en aucun cas. Des solutions plus compatissantes, comme la fourniture d'équipements de protection aux membres de la famille pour leur permettre d'enterrer leurs proches eux-mêmes ou avec une assistance, ne sont pas envisagées. La population est prise au piège ; à défaut de coopération, la prison. Ces mesures rigoureuses aliènent encore plus les gens des autorités. Ebola est un châtiment. Ni pour la communauté internationale, ni pour le personnel politique, ni pour les élites, seulement pour les masses déshéritées. Les gens se sentent seuls. Désertés. L'argent afflue, et de plus en plus de renforts, pourtant l'épidémie gagne du terrain chaque jour….

Mauvais diagnostic pour le faible niveau de l'enseignement au Malawi

Le débat sur la langue à utiliser à l'école au Malawi est en train d'attirer l'attention. Le gouvernement a opté pour l'anglais dès la première année d'école primaire. Steve Sharra ajoute sa pierre à l'édifice et soutient que les problèmes de l'enseignement au Malawi ont été incorrectement diagnostiqués :

De nombreux Malawites ont de bonnes raisons d'être satisfaits de la nouvelle politique promouvant l'anglais comme langue d'enseignement dans les écoles publiques malawites. Pour nous autres Malawites, la compétence en anglais résulte d'une bonne éducation. On considère cultivé quelqu'un qui parle bien anglais, ce qui est vrai dans la plupart des cas. Plus on passe de temps dans les écoles malawites, après le primaire et le secondaire, plus l'anglais s'améliore.

Pourtant, dans certains cas, ceci est trompeur. La question est plutôt de savoir quand l'équation “compétence en anglais = bonne éducation” est justifiée, et quand elle ne l'est pas. Elle est justifiée quand ce que quelqu'un dit démontre une capacité à raisonner et à résoudre des problèmes. L'anglais peut aussi être une mesure précise du niveau d'instruction de quelqu'un quand cette personne est capable de bien lire et écrire, analyser des informations et prendre des décisions éclairées sur la base de ces informations.

Dans cette catégorie très rare, chaque élève possédait un manuel.

Mais il faut souligner que chaque langue du monde possède les mêmes attributs qui peuvent en faire une mesure exacte d'une bonne éducation. C'est pour cette raison que les pays qui réussissent le mieux continuent à investir dans leurs propres langues. Une bonne éducation devrait permettre aux gens d'utiliser leur langue de façon significative dans leurs vies personnelles et dans leur participation à la vie citoyenne. Un pays ne peut se développer que quand la majorité de sa population a accès au savoir nécessaire pour faire changer leurs vies et leurs communautés. Quand ce savoir est dissimulé dans une langue que seule une élite restreinte peut comprendre et utiliser, la société stagne : il ne peut y avoir de développement sérieux et équitable.

Dans ce débat sur la langue de l'enseignement dans les écoles malawites, nous nous trompons de raison dans ce que nous percevons être un faible niveau d'enseignement. Nous pensons que le niveau est bas parce que les élèves sortent du système  scolaire sans savoir parler anglais.

Colombie: Non au tourisme sexuel à Medellín

NoTurismoSexual

“Non au tourisme sexuel”. Capture d'écran de la vidéo postée sur YouTube.

[Liens vers des pages en français ou en espagnol]

Mi-juillet 2014, une page Facebook Non au tourisme sexuel a été créée. Son objectif est de faire prendre conscience du tourisme sexuel en Colombie. Wikipedia en donne la définition suivante:

… una forma de turismo con el propósito de mantener relaciones sexuales, normalmente de varones con prostitutas hembras, pero también, aunque menos, hay mujeres turistas sexuales y turismo sexual homosexual masculino.

Le tourisme sexuel  est le fait de voyager dans le but d'avoir des relations sexuelles en général avec des prostitué(e)s. L’ Organisation Mondiale du Tourisme, agence spécialisée des Nations Unies, définit le tourisme sexuel ainsi: “voyages organisés dans le secteur du tourisme, ou en dehors de ce secteur mais utilisant ses structures et ses réseaux, dont l'objectif principal est d'avoir des relations sexuelles avec les autochtones contre rémunération financière”.

Récemment, la fan page a posté cette video, qui fait partie d'une campagne de la Fondation Pazamanos pour repousser les touristes sexuels qui visitent en particulier la ville de Medellin.

Conséquences du changement climatique : vagues de froid en Amazonie péruvienne

Imagen en flickr del usuario @Christianhold (CC BY 2.0).

Image publiée sur flickr par l'utilisateur @Christianhold (CC BY 2.0).

Paco Bardales, journaliste et écrivain péruvien, a commenté avec d'autres collègues, les vagues de froid ou friajes, qui ont récemment frappé la ville d’Iquitos, plutôt habituée aux températures élevées. Ces phénomènes météorologiques sont passés de sporadiques, d'après leurs souvenirs d'enfance, à récurrents et plus longs au point que l’État, par la voix du Service national de météorologie et d’hydrologie [Senahmi en espagnol], s'est senti obligé de diffuser des alertes au froid pour les villes localisées dans les régions de l'Amazonie péruvienne. Il ressort de leur conversation que ces périodes de grands froids sont certainement dues au changement climatique. Peut-on vraiment y croire ? Il n'y a aucun doute là-dessus. La main de l'homme a influencé ce changement, et les communautés andines et amazoniennes, qui n'en sont pas responsables, subissent de plein fouet inondations, maladies et bien d'autres conséquences affectant leur santé comme le milieu où elles vivent.

El impacto de la contaminación y los daños al ambiente sin duda han ido afectando las temperaturas. El Perú es considerado como uno de los países más vulnerables ante los impactos del cambio climático. Según estimaciones del MEF, los posibles daños económicos causados por este aspecto podrían llegar hasta los diez mil millones de dólares de aquí al año 2025.

Les effets de la pollution et les dégâts causés à l'environnement ont indubitablement affecté les températures. Le Pérou est considéré comme un des pays les plus vulnérables aux impacts du changement climatique. Selon les estimations du ministère de l’Économie, les dommages économiques potentiels imputés à ce changement pourraient atteindre près de dix mille millions de dollars américains d'ici à 2025.

Les organismes nationaux et internationaux souhaitent sensibiliser et informer de cette situation. Une de leurs principales actions est la mise en place d'ateliers à la Conférence des parties sur les changements climatiques (COP-20). Et pour reprendre les paroles de Paco :

La preocupación resulta importante, pues, al fin y al cabo, la Amazonía será fundamental en la mitigación del cambio climático. Ojalá no sea tarde para nosotros mismos.

La préoccupation est à prendre au sérieux, parce qu'au final, l'Amazonie sera fondamentale pour atténuer le changement climatique. Espérons qu'il n'est pas trop tard pour nous.

Démocratie et jeunesse, thème du 3ème Forum Mondial de la Démocratie de Strasbourg la semaine prochaine

Forum mondial démocratie 2014 La troisième édition du Forum Mondial de la Démocratie de Strasbourg va s'ouvrir la semaine prochaine à Strasbourg.
Le thème des débats organisés du 3 au 5 novembre au Palais de l'Europe sera cette année : “De la participation à l'influence: la jeunesse peut-elle redynamiser la démocratie ?” Le mot-clic #CoE_WFD permettra de suivre les différents “labs” en direct ; suivez également @coe sur Twitter. Un blog dédié a été créé. Les formats sont variés, et des “non-conférences” présenteront leurs résultats le 4 novembre. Les éclairages apportés lors des diverses réunions organisées pendant le Forum serviront de base aux activités du Conseil de l'Europe et de ses partenaires dans le domaine de la démocratie et de la gouvernance démocratique.

En parallèle, comme chaque année, un programme “off” multipliera à travers la ville, du 1er au 9 novembre, rencontres, conférences, projections, expositions sur des sujets variés, ainsi que concerts et illuminations. Compte-rendu à suivre sur Global Voices ! 

Un blogueur photo indien seul contre le plagiat

Term of copyright in photographs:- Length of copyright -50 years. Graphics by Anirban Saha. Used with Permission.

La propriété intellectuelle pour les photographies – Durée des droits d'auteur – 50 ans. Infographie de Anirban Saha. Utilisée avec autorisation.

Un blogueur photo indien du nom d’Anirban Saha cherche à attirer l'attention sur un problème croissant en Inde, à savoir le vol de propriété intellectuelle en ligne. En effet, un grand nombre de ses photos ont été utilisées, et ce sans son autorisation, pour l'affiche d'un festival de théâtre, la couverture d'un livre, une campagne du gouvernement, une bannière politique, dans des magazines sri-lankais et bangladais ou encore dans une publication scolaire.  

Le blogueur fait ainsi remarquer que les lois régissant les droits d'auteur en Inde protègent la propriété intellectuelle, mais que peu de gens en ont conscience.  

Nous pouvons faire prendre conscience aux gens des droits de propriété intellectuelle, et faire connaître les avocats ayant déjà traité ce genre d'affaires. Il nous faut être plus prudents quand il s'agit de protéger nos créations, et sensibiliser à ce problème afin de créer un monde meilleur. Renseignez-vous sur le Copyright Act indien de 1957. Plus qu'aux artistes, qui sont encore aujourd'hui une minorité, il ne tient qu'à vous lecteurs de faire changer les choses ; prenez conscience du problème et aidez les autres à faire de même.

Anirban Saha a également mis en ligne plusieurs infographies dans le but de rendre les lois régissant la propriété intellectuelle plus faciles à comprendre.

Burkina Faso : #Juste1pourcent, un hashtag pour agir contre la pauvreté

Un nouveau hashtag a fait son apparition sur les réseaux sociaux africains, depuis le Burkina Faso: Juste1pourcent. Des ONG locales réclament des députés qu'un pour cent des revenus miniers soit reversé aux collectivités locales, afin d'améliorer les conditions économiques des Burkinabés. 

Tous les médias malgaches ont eu un avertissement

Le jeune journaliste promu, Heninkaja Rakotomanantsoa, Directeur de publication et Rédacteur en chef d'une chaîne télévisée à Antananarivo, Madagascar a publié le statut suivant. 

Heninkaja

Toutes les chaînes de radio et télévision ont eu un avertissement de crainte que les informations fausses ou non vérifiées créent un trouble à l'ordre public.

 

La situation est assez tendue à Madagascar depuis le retour au pays de l'ancien président déchu, Marc Ravalomanana. Sont sujettes à débat la façon dont l'ancien président est rentré au pays et la manière dont il a été pris à son domicile à Antananarivo, Madagascar.

La ‘révolution des parapluies’ de Hong Kong en une formule mathématique

A high school test paper on the background of Hong Kong umbrella revolution. via Facebook OCLP's page

Devoir d'un lycéen de Hong Kong, sur fond de Révolution des parapluies via la page Facebook OCLP

Le devoir d'un lycéen, photographié ci-dessus, est devenu viral sur les médias sociaux de Hong Kong ces derniers jours. La question du professeur était : quels sont les facteurs qui ont provoqué la Revolution des parapluies le 28 septembre dernier ?

Le lycéen a répondu par une formule mathématique :: 64+71+101+689+3=928.

Le professeur lui a infligé un zéro et lui a demandé de corriger. Le lycéen a décodé sa formule :

64 = la répression du 4 juin 1989 à Pékin (ndlr : les dates sont ici données à l'anglo-saxone, avec d'abord de mois, puis le jour). Depuis, les gens de Hong Kong tiennent une veillée aux bougies chaque année pour demander que le 4 juin soit vengé. 
71 = le 1 juillet 1997, Hong Kong, ancienne colonie britannique, a été rendue à Pékin. Depuis, chaque année, des groupes politiques pro-Pékin célèbre la réunification le matin de ce jour, tandis que les groupes pro-démocratie se rassemblent pour demander des réformes démocratiques.
101 = le 1er octobre est la fête nationale chinoise. 
689 =  le total des votes que le chef actuel de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun Ying, a obtenu devant le comité électoral, composé de 1200 membres.
3 = “le trio de la réform”, surnom des trois membres du gouvernement responsables de la consultation sur la réforme politique. Les trois personnes sont la Première secrétaire, Carrie Lam, le Secrétaire à la Justice, Rimsky Yuen et le Secrétaire aux questions constitutionnelles et aux affaires du continent, Raymond Tam.

La somme en est 928, soit le 28 septembre, le jour où la police a tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants pacifiques, qui ont résisté avec leur parapluie.

Le point de vue d’un Occidental sur la « guerre mondiale contre le terrorisme »

A mesure que la coalition internationale dirigée par les États-Unis progresse dans sa lutte contre l'EI, le rejeton d'Al-Qaïda qui a étendu son contrôle sur une grande partie de l'Irak et de la Syrie en utilisant des tactiques brutales et violentes, le blogueur bermudien catch a fire, [l'incendiaire], fait part de son opinion au sujet de cette « nouvelle guerre », qui, selon lui, ne fera qu'aggraver le problème actuel :

Il […] est plutôt hypocrite que l'Occident agisse tout à coup contre l'EI, alors qu’il n'a pas pu en prendre contre Israël avec ses récents crimes de guerre, mais je m'éloigne du sujet…

Se lancer dans une nouvelle guerre n’aboutit qu’à la création de nouveaux martyrs, en se faisant le terreau d’une nouvelle génération d'extrémistes qui avilit l’Islam. Cela ne s’attaque en rien aux causes premières de cet extrémisme – le manque d'espoir, l'effondrement économique et social ainsi que l’absence de démocratie […] Si nous voulions vraiment vaincre l'EI […] nous devrions nous attaquer à ces causes profondes, nous devrions lutter contre la pauvreté et cesser de soutenir des régimes autoritaires en fonction des intérêts occidentaux.

Le billet se poursuit par une énumération des différentes alternatives possibles pour gérer la situation.

AQMI perd du terrain au profit de DAECH au Sahel

Alors que le groupe islamiste Boko Haram est entrain d'étendre son califat crée en aout avec l’application de la charria au nord-est du Nigeria dans l'indifférence générale, de graves développements sur le plan de la sécurité de la région et du monde sont en cours dans le Sahel. Kaci Racelma a fait une analyse des liens qui se tissent et se défont entre les mouvements terroristes sur le blog aniamey.com:

Fort d’importants relais au Maghreb et en Afrique subsaharienne, le mouvement qui a déclaré, en juillet 2014, un Califat à cheval entre la Syrie et l’Irak, pourrait entrainer dans son sillage d’autres groupuscules. Et ce malgré les discriminations pratiquées en interne à l’égard des combattants djihadistes africains.

En prenant appui sur plusieurs groupes terroristes présents en Afrique comme le Mujao, Ansar al-Charia et AQMI, l’EI pourrait gagner du terrain dans la sous-région du Sahel. Une zone d’importance stratégique pour le leader Abou Bakr Al-Baghdadi qui souhaite y étendre son influence….

Au Sahel, l’EI avance aussi ses pions. Le leader mauritanien du Mujao, Hamada Ould Mohamed Khayrou, qui a à son actif plusieurs attentats contre les services de sécurité algériens, est la principale cheville ouvrière de cette avancée.

Même s’il s’est affranchi de Mokhtar Belmokhtar, l’émir algérien d’AQMI, pour créer le Mujao qui rassemble des djihadistes subsahariens, Ould Mohamed Khayrou entretient toujours de bons rapports avec lui. Or ce dernier tisse actuellement des liens avec l'EI. Après avoir prêté allégeance à l’EI, le leader du Mujao a par ailleurs créé à Gao, un Conseil de la magistrature destiné à appliquer la charia. “Nous avons réussi à régler de nombreux litiges. La loi coranique nous sert à trancher et rendre justice” a-t-il annoncé le mois dernier.

Même si pour des raisons de compétition, le chef d’AQMI, Abdelmalek Droukdal refuse pour le moment de prêter allégeance à l’EI, beaucoup de ses cadres ont cependant rejoint les rangs de ce mouvement. Cette situation nouvelle fragilise les fondements d’Al Qaida qui perd de plus en plus de terrain. 

A quand un suivi d'Ebola le week-end ?

“Quand aurons-nous un suivi d'Ebola 24h sur 24, et tous les jours de la semaine ?” demande un professeur américano-canadien, Crawford Kilian :

J'ai la longue habitude de voir les informations s'interrompre pendant le week-end. Les médias, les agences des gouvernements et les ONG quittent tous le bureau le vendredi après-midi et refont surface le lundi matin. 

Mais après ces dernières semaines et Ebola, je perds patience avec les types qui gagnent leur vie à suivre l'épidémie.Oui, tant mieux pour eux, et pour les accords collectifs qui leur attribuent des journées de 8 heures de travail, des week-end libres, de longues vacances et une excellente couverture santé. 

Mais si cette épidémie d'Ebola est aussi sans précédent que l'affirme le Docteur Chan, pourquoi ne pas trouver l'argent nécessaire pour payer les heures supplémentaires, pour que les informations sur Ebola continuent à être diffusées pendant le week-end (sans parler des jours officiellement fériés) ? Pouvez-vous imaginer attendre qu'un reporter trotte dans son bureau le lundi 8 décembre 1941 au matin pour apprendre Pearl Harbor ? Ou l'annonce de l'assassinat de JFK attendre le lundi suivant, le 25 novembre 1963 ?

Mais les médias ouest-africains, à peu d'exceptions prés, entrent en hibernation le vendredi après-midi et ressuscitent à un moment donné le lundi matin suivant. Comme le fait l'OMS et d'autres grandes agences internationales pour la santé publique. Je sais bien qu'ils ont subi des coupes budgétaires de la part de gouvernements qui pensent toujours que l'austérité est la voie vers le rétablissement depuis le crash de  2008.

Art et éducation au Suriname

En se référant au livre Education Through Art [L'éducation à travers l'art] du critique d'art anglais Sir Herbert Read, Carmen Dragman, via le Blog Srananart, souligne l'importance de l'art dans l'éducation, suggérant que le modèle actuel aux Caraïbes nuirait aux élèves en ne reconnaissant pas la force de cette matière comme exutoire créatif et outil d'apprentissage :

Teachers and policy makers often actually know that art education is important for each individual, but don’t actually realize as yet how important the subject is. These lessons are mostly seen as ‘means of relaxation’ but not as means of support. Surely not before tests and examinations…

Les enseignants et les responsables politiques veulent bien admettre que l'éducation artistique soit importante pour chaque individu, mais ils ne réalisent pas réellement à quel point cette matière est essentielle. Les leçons sont la plupart du temps considérées comme un “moyen de relaxation” et non pas comme un moyen de soutien. Mais surtout pas avant les contrôles et les examens…

Dragman croit en l'apprentissage par la pratique – le mouvement, les jeux, les activités manuelles, le jeu de rôle – et elle donne plusieurs exemples issus de son expérience de l'enseignement, qui témoignent du succès de cette approche. Elle considère que :

If expressive education is given correctly, the cognitive, socio-emotional, sensitive, motoric, affective and creative development of the child will be stimulated. It is therefore very important that this subject be not only presented as an isolated subject, but be also integrated in the other school subjects.

Si l'enseignement artistique est donné correctement, le développement cognitif, socio-affectif, moteur, affectif et créatif de l'enfant sera stimulé. Il est cependant très important que cette matière ne soit pas présentée en tant que matière isolée, mais intégrée aux autres disciplines scolaires.

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