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Forêt vivante : “Nous aussi nous voulons que nos droits soient respectés.”

Catégories: Médias citoyens

Le projet Histoires recadrées [en] [1] demande à ses participants de réagir aux thèmes dominant la couverture médiatique les concernant. Ces articles se concentrent sur les réflexions de personnes plus souvent représentées dans les médias par d'autres qu’elles-mêmes. La génération de nuages de mots sur la plate-forme de Media Cloud [en] [2], qui effectue des recherches dans des collections de médias d'une région donnée du monde, peut donner un aperçu aux participants de leur représentation dans les médias et leur donner une occasion de l'analyser. Ce projet s'abstient de porter une quelconque conclusion sur les données, mais au contraire, fournit le point de départ d'une discussion sur la forme qu'ils peuvent donner à leur propre représentation dans les médias numériques.

Fernanda Gualinga fait partie des Kichwa de Sarayaku [3] qui vivent dans la région amazonienne de l’Équateur, et ont mené de longs combats au plan national et international pour stopper les projets d'extraction dans leur territoire. Ce qui suit est une transcription de la vidéo de l'analyse de Fernanda sur l'expression “Selva Viviente” (Forêt Vivante), une philosophie de vie en harmonie avec la nature. Dans le nuage de mots, c'est le mot “droits” (droits) qui a suscité l'attention de Fernanda.

Les mots les plus importants dans les 11 articles publiés entre janvier 2017 et avril 2018 mentionnant “Selva Viviente” (La Forêt Vivante) dans les 3 collections Media Cloud d'articles de presse en langue espagnole de l’Équateur. (Cliquez pour agrandir l'image) [4]

He escogido la palabra ‘derecho’. ¿Por qué? Porque nuestros derechos, los de las mujeres han sido violentado por por las grandes empresas transnacionales. Me refiero a las empresas petroleras, mineras y madereras.

Lo que yo quiero que aparezca en estas nubes de palabras son ‘joven,’ ‘mujer,’ y ‘indígena’. También que nos respeten nuestros derechos.

J'ai choisi le mot ‘Droits’. Pourquoi? Parce que nos droits, surtout ceux des femmes ont été violés par les grandes entreprises transnationales. Je fais référence aux compagnies pétrolières, minières, et forestières.

Dans ces nuages de mots je veux voir ‘jeunesse,’ ‘femme,’ et ‘indigène’. Nous voulons aussi que nos droits soient respectés.

Cet article fait partie d'une série de Rising Frames réalisée dans le cadre d'un atelier organisé par le Département des Communications de Sarayaku [5] le 17 mai 2018 et ayant réuni les jeunes membres de la communauté pour voir comment leurs préoccupations sont prises en compte par un ensemble de médias équatoriens. A la suite de leur discussion, ils ont créé des récits en réponse à cette représentation. Un des animateurs de l'atelier, José Santí [6], a déjà articipé au projet Reframed Stories et a écrit son propre article sur la représentation de Sarayaku.

Mónica Bonilla a aidé à la transcription et à la traduction, qui a été adaptée en clarté et longueur.