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Kenya: Réactions des blogueurs au crash aérien au Caméroun

Voici un court aperçu des réactions des blogueurs kenyans au tragique crash aérien d’un avion de Kenya Airways, qui s’est écrasé au sud du Cameroun. L’avion, un Boeing 737-800, faisait route depuis Abidjan (Côte d’Ivoire) vers Nairobi, au Kenya, avec 114 passagers à bord.

Kenya Airways est la cinquième compagnie aérienne africaine et offre plus de liaisons transcontinentales que les autres compagnies aériennes africaines. Le dernier crash d’un avion kenyan remonte à 2000, en Afrique de l’Ouest.

Kumekucha[En] replace le contexte de l'histoire de cette compagnie aérienne.

Il y a vraiment quelque chose de bizarre entre l’aéroport d’Abidjan et la Kenya Airways. Dans toute l’histoire de cette compagnie africaine très populaire, depuis sa naissance en 1977 de l’ancienne compagnie East African Airways, financée par la communauté est-africaine- il n'y a eu que deux crashs. Tous deux ont eu lieu au cours des sept dernières années et tous deux ont quelque chose à voir avec l’aéroport d’Abidjan.

Al Kags [En ] raconte depuis Nairobi :

Le directeur de Kenya Airways, Titus Naikuni et le porte-parole du gouvernement Alfred Mutua viennent de conclure une conférence de presse où ils ont donné les dernières informations sur la disparition au Cameroun du vol Kenya Airways KQ507 . Dans leur communiqué, ils informent qu’à l’heure qu’il est, ils ont identifié trois des six personnes dont les nationalités étaient inconnues. Ils ont découvert que deux des victimes étaient de Guinée équatoriale et une de l’Ile Maurice. Kenya Airways a les listes passagers des vols . La raison pour laquelle la nationalité de certains passagers étaient inconnue est que les informations sur la nationalité des passagers se trouvent habituellement aux services de l’immigration du Cameroun , et qu’ils ont mis du temps à les communiquer ..
Mr. Naikuni a amené à la conférence de presse son directeur technique, qui a décrit le plan de vol que l’avion devait suivre depuis Abidjan jusqu’à Douala puis au-delà. Il a montré que la zone d’où l’avion disparu a émis un signal de détresse se trouvait dans une forêt équatoriale dense, au sud de son plan de vol, et plus près de Yaoundé.

Je Pense Donc Je Blogue [en] réagit à la terrible nouvelle avec cette simple phrase :

Un avion est encore tombé…Un de plus!

Sur la situation à Nairobi :

Les familles des neuf membres d’équipage se sont rassemblées à l’aéroport international de Jomo Kenyatta et à la cellule de crise qui a été ouverte à l’hôtel Intercontinental de Nairobi. L’atmosphère à Nairobi est pleine d’appréhension alors que le souvenir du crash catastrophique d’un avion de la KQ a Abidjan en 2000 revient en mémoire, et l’inquiétude pour l’avion disparu grandit d’heure en heure.

L’accident a provoqué une discussion sur la qualité des avions et la sécurité des cieux en Afrique. The Diary of One Black Man[En] se demande pourquoi l’Afrique connait si souvent des catastrophes aériennes:

Ceci réalimente le vieux débat…Est-il sûr de prendre l’avion en Afrique? Pourquoi l’Afrique est-elle exposée aux accidents aériens? Je pourrais vous donner une longue liste de toutes les raisons. C’est un continent qui se débat dans les problèmes financiers. Ces pays obtiennent ces avions une fois par décade, à travers un de ces programmes « Jetez-leur un os » des pays occidentaux, pour qu’on ait l’impression qu’ils font quelque chose. Le fait que ces pays n’ont pas les pièces de rechange, la main d’œuvre ou la technologie pour assurer la maintenance des avions n’est pas pris en compte. Les mêmes raisons qui expliquent la fréquence des accidents routiers graves en Afrique s’appliquent aux avions !

Dans un commentaire, Mental Acrobatics [En] note que l’avion qui s’est écrasé avait six mois et n’était pas un « Jetez-leur un os ».

L’avion qui s’est écrasé a été livré par Boeing en octobre 2006 et mis en service par Kenya Airways en novembre 2006. Cela fait juste six mois.. Il ne s’agissait pas d’un « Jetez-leur un os » délabré.

Kenya Entrepreneur [En] hésite à voler sur Kenya Airways, qui avait sa préférence jusque là parmi les compagnies aériennes africaines.

J’avais déjà réduit la liste des compagnies africaines que j’utilise à deux : Kenya airways était la première et South African Airlines la seconde. Maintenant, je ne sais pas si je volerai avec Kenya Airways à nouveau. Je suis désolé…Ceci est le deuxième crash fatal en moins de dix ans et cela va être un énorme problème de relations publiques pour Kenya Airways, qui opère déjà dans un contexte où les compagnies africaines sont considérées comme les pires au monde en matière de sécurité. Et ne me dites pas que des accidents comme celui-ci peuvent arriver à n’importe qui. Kenya Airways n’opère pas tant de vols que ça, comparée aux compagnies internationales comme British Airways ou Lufthansa.

Utiliser la compagnie Nigerian Airlines est hors de question:

Supposons que je doive prendre l’avion de Nairobi à Abuja et que je veuille arriver à destination en vie. Quelles sont mes choix ? Si je suis suicidaire, je prends bien évidemment Nigerian Airlines, mais si je ne suis pas suicidaire, que dois-je faire ? Est-ce que je dois prendre un vol British Airways jusqu’à Londres et aller de là bas au Nigeria? Et pourquoi les deux crashs ont-il eu lieu en Afrique de l’Ouest?

Kenyan Analyst [En] ne se laisse pas influencer. Il précise :

Ceci dit, je continuerai à utliser KQ n’importe quand, pour n’importe quelle destination.

Mental Acrobatics [En] craint que l’hystérie prenne le pas sur le débat autour de la sécurité aérienne en Afrique. Il publie un billet excellent , soutenant que les cieux africains ne sont pas les pires du monde.

Après la tragédie de ce matin, avec la perte de l’avion Kenya Airways vol KQ507, avec 114 personnes à bord, je suis à peu près sûr qu’un grand débat aura lieu sur la sécurité aérienne en Afrique et sur celle des compagnies africaines. Je voudrais ici rappeler certains faits, avant que l’hystérie prenne le dessus. L’avion impliqué dans le crash était un Boeing 737-800 flambant neuf. L’avion a été livré par Boeing en octobre 2006 et mis en service en novembre 2006. Donc, pas un vieux coucou délabré. Ces 737 de dernière génération sont les derniers et les plus technologiquement performants dans le business, aujourd’hui. Ils volent plus haut, plus vite et plus loin que les modèles précédents et leurs concurrents. De plus , la cabine de pilotage offre une navigation sur écrans plats à cristaux liquides et peut accueillir les nouveaux outils de communication et de gestion de vol.

« Mettre tous les pays africains dans le même sac » fait partie du “problème” de la sécurité aérienne en Afrique:

L’année dernière, le président de la IATA, Giovanni Bisignani, a dit :“L’Afrique est notre plus grande préoccupation. Même si le continent ne représente que 4% du trafic aérien mondial, il représente 25% des accidents ». Tout cela est parti d’une décision prise par la Commission européenne en mars 2006 de publier une liste noire de 92 compagnies aériennes interdites de vol au-dessus de l’Europe, à cause de leurs mauvaises statistiques de sécurité. La liste noire comprends 50 compagnies enregistrées dans la République démocratique du Congo, 13 en Sierra Leone, 11 en Guinée équatoriale, 6 au Swaziland et 3 ai Liberia. (Oui, j’ai bien écrit CINQUANTE pour la République Démocratique du Congo !). C’est grand, l’Afrique. Si vous mettez tous les pays dans le même sac, quel que soit le sujet abordé, vous allez avoir des problèmes de sécurité

Bankelele balaie le problème des crash aériens en Afrique d'un « Ils peuvent arriver n’importe où dans le monde ».

La question des crashs aériens en Afrique ne devrait pas être posée, ils peuvent arriver n’importe où dans le monde. Oui, il y a de mauvaises compagnies aériennes, mais ce n’est pas une particularité africaine. Les compagnie mal gérées n’ont pas d’avenir, puisque les passagers évitent de les prendre (à moins qu’ils n’aient pas d’autre alternative) , les autorité devraient intervenir et les fermer. La triste liste de passagers produite par KQ est une confirmation de la haute considération que les resssortissants d’autres nations ont pour la compagnie.

C’est un jour tragique, comme le sont tous les jours où des crashs aériens ont lieu. Cette fois, c’est tombé sur Kenya Airways (KQ), une compagnie qui à une réputation exemplaire de sécurité. J’ai pris un avion de KQ cette semaine, et je revolerai bien volontiers avec eux demain ou n’importe quel autre jour.

Enfin ,Kenya Bytes [En] pense aux familles, amis et proches des passagers.

J’aimerais présenter mes condoléances aux familles, amis et proches de ceux qui ont péri quand le vol KQ 507 pour Nairobi, avec 115 personnes à bord, s’est écrasé peu après avoir décollé de Douala au Cameroun, samedi matin. A tous ceux-ci, je dis Pole sana.

Ndesanjo Macha

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