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“Ma culture et mon identité”, par le styliste timorais Rui de Carvalho

Imagem publicada na pagina Rui Collection, utilizada com permissao.

Image publiée sur la page Facebook Rui Collection, utilisée avec autorisation.

Depuis l’indépendance du Timor Oriental, la promotion des arts à travers la culture et les traditions du pays est devenue un véritable pari pour une partie de la jeunesse qui expose fièrement son identité timoraise au monde entier. L’évolution de l’industrie textile s’exprime ainsi parfaitement dans le « Tais » [anglais], un tissu artisanal unique fabriqué par des femmes issues de la ruralité.

Ainsi est né le styliste Rui Madeira de Carvalho, originaire de Díli, qui a réussi à se démarquer de sa communauté grâce à son travail dans la haute couture. Son désir de promouvoir la culture et les coutumes du Timor Oriental à travers les vêtements et les accessoires a été vivement apprécié par sa communauté.

Dans un entretien accordé à Global Voices (GV), Rui de Carvalho explique :

Hau nia objectivo atu preserva no promove tais no turismo ba mundo tomak. alen de ne atu hadia mos ekonomia no desenvolve feto nebe mak halo tais iha area rural. depois hakarak halo tais sai nusa marka nbe mak ho identidade timor nian dunik.

Mon but est de préserver et faire la promotion du « tais » et du tourisme dans le monde entier, mais aussi de contribuer à l’économie du pays et d’aider les femmes qui conçoivent ce tais, dans les campagnes. Je souhaiterais tant que le tais soit reconnu comme une marque et le symbole de l’identité du Timor Oriental.

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Image publiée sur la page Facebook Facebook Rui Collection, utilisée avec autorisation.

Rui de Carvalho révèle que deux magasins ont déjà ouverts à Díli, le premier dans la rue Nicolau Lobato Acait, où s’achètent accessoires, bagages et chaussures, et le second dans la rue Belarmino Lobo, à Bemori, où sont vendus les vêtements.

Interrogé sur la possibilité d’étendre son commerce en proposant la vente de ses produits en ligne sur le marché international, Rui déplore la faiblesse des voies d’acheminement du Timor Oriental qui rendent difficile voire impossible l’expédition des commandes. Cependant, une fois qu’il existera une meilleure ouverture en ce sens, un magasin en ligne pourra éventuellement voir le jour, comme le souligne Rui :

Online seidauk fan tamba hare ba transporta ba  rai liur sei susar. maibe iha dili laran deit bele.

La vente en ligne n’est pas encore une option, en raison des problèmes d’expédition. Pour l’instant, nous ne vendons qu’à Díli.

La page Facebook Rui Collection répertorie les différents événements marquants de l’histoire récente du Timor Oriental, sur lesquels est apposée la signature de Rui de Carvalho. Dernier exemple en date : l’uniforme des athlètes olympiques qui ont représenté le pays aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, en 2016. D’autres personnalités timoraises ont également été habillées par le créateur, comme l’athlète Domingos Correia Carceres, qui a pris part à une compétition de culturisme en Australie, ou encore de petits artistes ayant participé à un concours international de musique, l’Académie d’Asie en Indonésie. De cette façon, la marque Rui Collection prouve qu’elle est loin d’être inconnue du grand public timorais, qu’il s’agisse de sa moyenne gamme ou de sa haute gamme.

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Image publiée dans la revue Media Timor. Disponible au public.

Le 8 décembre 2016, à Díli, a été organisé le premier défilé de mode de Rui de Carvalho, intitulé « Beauté du Timor Oriental, ma Culture et mon Identité », et constitué de tais originaux, en partenariat avec le Ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture du Timor Oriental. Il a ainsi vu la participation de mannequins de renom, tels que l’Indonésienne Kimmy Jayanti [anglais] et la Philippine Sirenne Sutton.

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