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Maroc : Le blogueur Hassan Barhoum poursuivi pour diffamation

Un blogueur et journaliste marocain qui se bat contre la corruption, Hassan Barhoum, a été arrêté  le 25 février pour avoir présenté une plainte dans une affaire de corruption impliquant M. Mohamed Masmouki, Procureur général du Roi du Maroc près la Cour d'appel de Tétouan. Il devait comparaitre devant une Cour le 6 mars 2009.

Hassan Barhon a fait circuler une pétition définissant M. Mohamed Masmouki, le Procureur général du Roi du Maroc près la Cour d'appel de Tétouan, comme un “dangereux criminel” ,”qui bafoue la foi sacrée du peuple et les institutions de l'état”. La pétition, qui a été signée par un grand nombre de journalistes, blogueurs et activistes, rappelait la nécessité de  soumettre M. Mohamed Masmouki à un “tribunal populaire”.

Selon le CPJ (Comité pour la défense des journalistes, ndt) le blogueur “Hassan Barhon a été inculpé en vertu de l'article 263 du Code pénal pour diffamation d'un membre du “corps judiciaire.”” S'il est condamné, Hassan Barhon  encourt une peine de cinq ans de prison:

Les autorités marocaines doivent arrêter de criminaliser la liberté d'expression et de punir les blogueurs et journalistes qui formulent des critiques […]. Le Maroc ne peut pas entreprendre des poursuites pénales pour diffamation, qui est une affaire de droit civil, et prétendre en même temps que le pays continue de faire des progrès dans le domaine de la liberté de presse.

A travers son initiative “Journalists Without Limits“, Hassan Barhoum est très actif dans la dénonciation de la corruption et des affaires de collusion entre les barons du crime et de la drogue et les fonctionnaires de l'administration locale. Hassan propose aussi des clips vidéos sur Dailymotion et YouTube.

Hassan Barhoum n'est pas le premier Marocain à être arrêté pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions en ligne. L'année dernière, deux jeunes Marocains ont été arrêtés et condamnés pour leurs activités en ligne. Le 5 Février 2008,  Fouad Mourtada, âgé de 26, ingénieur informaticien,  été arrêté et condamné à une peine de trois ans de prison et une amende d'environ mille euros, pour avoir créé un faux profil du jeune frère du Roi Mohammed VI sur Facebook. Le 19 mars 2008, Fouad a obtenu une amnistie royale totale et il a quitté  la prison d'Oukacha (Casablanca). Le 5 septembre 2008, le blogueur Mohammed Erraji a été  arrêté et condamné à deux ans de prison et à payer une amende de cinq cent euros pour “avoir manqué de respect au Roi”. Mohammed Erraji a été libéré le 18 septembre après qu'une Cour d'appel d'Agadir ait annulé toutes les charges retenues contre lui sur la base d'irrégularités de procédures dans le jugement précédent.

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