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Algérie : la révolte est-elle contagieuse ?

Photo de John Perivolaris sur Flickr, sous licence Creative Commons

Des centaines de jeunes ont manifesté leur colère, depuis deux jours, dans plusieurs villes algériennes, en guise de protestation contre la cherté de la vie. A Alger, des scènes de violences ont secoué plusieurs quartiers populaires notamment Bab El Oued, bastion des émeutes meurtrières d'octobre 1988, ayant donné naissance à un semblant de vie démocratique dans le pays, comme le relatent les blogs Dzajair avant tout, Algérie Politique, Scotfela.

Le blog It's Good to be Back fait le lien avec les troubles que connait actuellement la Tunisie dans Le frisson de la révolte :

La révolte est-elle contagieuse ? Si les situations politiques divergent radicalement en Tunisie et en Algérie, les espoirs et les rêves brisés d’une jeunesse se sentant laissée pour compte de la croissance tendent à produire les mêmes effets.

Dans la nuit de mercredi 5 janvier, des jeunes sont descendus dans les rues de Bab El Oued, Climat de France et Rais Hamidou à Alger pour crier leur ras le bol de la situation sociale caractérisée par la cherté de la vie et une misère sans précédent dans un pays aussi riche.

Vidéo sur Youtube de l'utilisateur RelaxationDz

Les jeunes ont pris pour cible le commissariat de police, avant de saccager le magasin du concessionnaire de Renault et un autre concessionnaire d'une marque chinoise. Les manifestants ont également saccagé les boutiques de deux opérateurs de téléphonie mobile. Dans le quartier de Cheraga, des jeunes ont incendié des pneus pas loin du commandement de la gendarmerie nationale. Même scènes de violences à Bordj EL Kiffane, Belcourt, Kouba. Les jeunes scandent des slogans hostiles au pouvoir et aux dirigeants du pays.
Par ailleurs, plusieurs villes du pays ont connu des émeutes notamment à Oran, à l'ouest d'Alger, où des jeunes ont saccagé plusieurs édifices publics. Les émeutes continuent dans d'autres communes : Akbou et Tazmalt en Kabylie.

Dans la wilaya de Chlef, des jeunes ont bloqué la route dans la commune de Chetia. A signaler que ces émeutes coïncident étrangement avec l'augmentation du salaire des policiers de 50%. Certains observateurs redoutent la manipulation de certains cercles du pouvoir.

Aujourd'hui vendredi 7 janvier, le blog Vousnousils note un retour au calme à Alger :

Toutefois, la police entou­rait les mos­quées des quar­tiers sen­sibles de la capi­tale, notam­ment en pré­vi­sion de la prière du ven­dredi après laquelle les mani­fes­ta­tions pour­raient reprendre, comme le craignent les habitants.

Il rappelle :

Ni la presse offi­cielle ni les auto­ri­tés n'ont com­menté jusqu'à pré­sent ces mani­fes­ta­tions, par­fois vio­lentes, contre les hausses allant jusqu'à 30% de cer­tains pro­duits de pre­mière néces­sité depuis le 1er janvier.

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