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#MeTooSebat : Les Kirghizes débattent sur les réseaux sociaux du sujet controversé des ‘écoles Gülen’

Au lycée kirghizo-turc de garçons Tchingiz Aitmatov de Bichkek (Photo: Lycée kirghizo-turc Tchingiz Aitmatov). Publiée sur Eurasianet.

[Article d'origine publié le 3 mars 2019] Le hashtag #MeTooSebat est en tendance sur la version kirghize de Twitter depuis que d’anciens élèves d'écoles privées inspirés par l’intellectuel turc controversé Fethullah Gülen partagent des histoires de professeurs tyranniques et de harcèlement institutionnalisé. D’autres défendent la réputation d'excellence de ces écoles.

En hiver il il arrivait que les bavards qui ne dormaient pas, étaient envoyés dehors en pleine nuit en pyjama et forcés à faire plusieurs tours du dortoir au pas de course.

Le hashtag a des connotation géopolitiques puisque le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait pression sur le petit Kirghizstan en Asie centrale (comme sur quantité d’autres gouvernements étrangers), allié d'Ankara pour qu'il ferme toutes les institutions éducatives liées à Gülen, sa bête noire.

Le gouvernement turc affirme que Gülen tente depuis plus longtemps d’affaiblir l’État turc depuis son exil de fait aux États-Unis, et qu’il était le cerveau du coup d’Etat avorté en Turquie en 2016.

Parmi les retombées du coup d’État, les diplomates turcs ont forcé ou incité les gouvernements étrangers, de l’Azerbaïdjan jusqu'à l’Angola, à fermer les écoles Gulen.

Un utilisateur de twitter Kirghiz plaisante en disant que le Président turc Recep Tayyip Erdogan paye des utilisateurs pour qu’ils se plaignent de l'école sur Twitter

Alors que de nombreux alliés de la Turquie ont répondu à l’appel d’Ankara pour faire fermer les écoles, le Kirghizstan et le Kazakhstan ont cherché un compromis, qui autoriserait ces écoles à continuer d’exister mais en les renommant et en augmentant le contrôle gouvernemental sur leurs structures de direction.

La direction turque a indiqué à plusieurs reprises qu’elle n’était pas satisfaite par cette approche.

Au vu du hashtag #MeTooSebat, au moins un législateur kirghize a déjà demandé une enquête approfondie sur les écoles, qui sont réputées pour leur discrétion, ce qui consterne les parents qui voient ces établissements comme une alternative abordable au système éducatif qui est actuellement en difficulté.

Sur Twitter, beaucoup de personnes ont souligné que les cas de harcèlement et autres abus qui ont été signalés dans ces instituts de haute performance ne sont que la pointe de l'immense iceberg des maux des écoles, que les autorités ont régulièrement essayé d'affronter sans succès.

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