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Bolivie : La fête des Alasitas

Photo de Cltn reproduite avec permission sous Licence Creative Commons.

Ekeko est un petit homme gai. Sa bonne humeur a peut-être quelque chose à voir avec les objets qui débordent de ses bras : des dollars et des euros miniatures, des voitures de luxe, des maisons et des diplômes d'université. En Bolivie, Ekedo est un personnage associé à l'abondance et à la prospérité. Il est le personnage central de la fête de Alasitas. Cet événement a lieu dans la ville de La Paz, mais on peut aussi en voir des versions locales dans d'autres villes boliviennes. Cristina Quisbert , du blog Bolivia Indigena [espagnol] décrit l'apparence du petit bonhomme et remarque que son  apparence a changé, pour adopter maintenant des traits plus métissés.

Plusieurs blogueurs de El Alto ont relaté cette fête traditionnelle. Juan Apaza décrit les réjouissances sur le blog El Alto Hoy [espagnol]

las alasitas es considerada una fiesta( es el encuentro de todas las esferas y status sociales ) vivida en miniatuara para conocer el imaginario de la cosmovision aymara…
es facinante ver como los deseos ,inquietudes y planes de la gente adquieren forma :lujosos departamentos.
autos ultimo modelo.titulos universitarios…todos los alimentos….de la cocina…fajos de billetes…dolares…y euros….pa que nunca falte…van pasando por el saumerio de las yatiris a las 12 00 del dia ,pa que se cumpla y se vuelva realidad…(ahi va enfrascada la fe …)este es un acontecimiemto unico.ALASITA……….es un vocablo aymara que significa comprame…!

Las Alasitas est considérée comme une fête (une fête où se mélangent des perosnnes de toutes les classes sociales) vécue en miniature, qui permet d'appréhender la cosmovision aymara. C'est fascinant de voir les espoirs et les projets des personnes qui achètent les miniatures: Des appartements de luxe…Les derniers modèles de voitures…Des diplômes d'université…Des provisions pour la maison…Des montagnes de billets…dollars et euros. Les gens passent devant les Yatiris (les hommes-médecine traditionnels) à midi, pour que leurs rêves se réalisent (c'est là que la foi intervient…)…Il s'agit d'un jour unique, très particulier. ALASITA provient de la langue aymara et on peut le traduire par… “Achetez moi”.

Felipe Puacara de Tecnología Comunicacional [espagnol] donne plus d'information sur les rites :

A la hora mencionada mucha gente entre mayores, jóvenes y niños se encontraban ansiosos de adquirir billetes, casas, vehículos, cosas para el hogar, títulos universitarios, y otros, para que puedan ser una realidad durante el año 2008, el deseo personal fue adquirir algunos billetes para que no falte en el bolsillo, lo anecdótico aparte de realizar las compras, fue las ansias de buscar personas, que en el entorno aymara se los denomina “YATIRIS”, que significaría algo así como VIDENTES, para que puedan realizar la CHALLA de las miniaturas adquiridas, complementando de este modo el deseo de realidad. La challa, se constituye en un ritual andino que consiste en la acción de rociar con una bebida (alcohol o vino) y realizar el sahumerio con incencio.

“A l'heure indiquée, les jeunes, les vieux et les enfants se précipitent pour acheter des billets de banque, des maisons, des véhicules, des objets pour la maison, des diplômes d'université et toutes les choses qu'ils désirent avoir en 2008. Acheter des billets de banque, c'est tout simplement espérer en avoir pendant l'année au fond de sa poche. En plus de cette fureur d'achats, les gens étaient très occupés à rechercher ceux qui en Aymara s'appellent les “YATIRIS,” que l'on peut traduire par “VOYANTS,” pour qu'ils CHALLAR (bénissent) les miniatures achetées et aident à transformer les souhaits en réalité. Le Challa est un rite andin et consiste à arroser ces objets avec une boisson (alcool ou vin) et les envelopper de fumées d'encens”.

Wara Yampara du blog El Alto Productivo [espagnol] décrit  le rôle important que jouent les banques  miniatures dans les souhaits pendant Alasitas.

Las alcancías son muy necesarias para aquellas personas que quieren ahorrar, hay alcancías pequeñas hasta gigantes de más de 50 cm. de alto, estas alcancías al igual que los objetos de estuco, son elaboradas un año antes de las alasitas, es decir que para las alasitas del próximo año, ya en Marzo empiezan a elaborarlas. La costumbre de las alcancías es comprarse una para poner ahí todo nuestros ahorros, la mayoría compra alcancías para los niños, aprendiendo en el año el valor del ahorro. Para el negocio se compran de alcancías en forma de toro negro esto para la buena fortuna en el negocio, pero también existen puestitos miniatura, es decir tiendas, carnicerías, peluquerías, zapaterías, abarroteras, fruteras, puntos de llamada, etc. Para el amor la costumbre es regalar a un amigo una gallina, para que aquel amigo tenga su pareja, o una gallina con sus pollitos para que esa pareja de amigos tenga hijos; y si es una amiga entonces debemos regalarle un gallito para su buena fortuna en el amor.

“Les banques sont très importantes pour ceux qui veulent économiser. Il y a de petites banques et de grandes banques, qui mesurent jusqu'à 50 centimètres de haut. Ces banques sont faites de stuc et fabriquées un an avant Alasitas, en mars, pour être utilisées l'année suivante. La tradition pour les banques miniatures est d'en acheter une pour y placer toutes ses économies. La plupart des gens achètent des banques pour les enfants, pour leur enseigner à économiser. Pour les commerces et les sociétés, on achète des banques en forme de taureaux noirs, car on les considère comme des porte-bonheurs pour les affaires, mais on peut aussi trouver des étals miniatures, des magasins, des bouchers, des coiffeurs, des magasins de chaussures, des marchands de quatre saisons, des boutiques de téléphones, etc. Pour l'amour, la tradition est de donner un poulet à l'ami qui recherche l'âme soeur ou une poule avec des poussins aux couples qui veulent des enfants. S'il s'agit d'une amie, c'est un coq qui lui sera offert, pour qu'elle soit heureuse en amour”.

Certains blogueurs se félicitent de voir que ces traditions restent fortes en dépit des influences externes. Loyola Larico relate une histoire qui lui a été relatée par son grand-père[espagnol].

Una me contó mi abuelo que mas o menos cuenta así: En vísperas del 24 de enero una familia de padres con un hijo y su esposa se encontraba en apuros uno porque eran fabricantes de los objetos en miniatura para las alasitas, sucede que el hijo de la familia había sufrido un accidente y la nuera daba a luz justo en esos días, por tal razón no podían terminar de hacer las miniaturas, una noche llego a su puerta un señor mayor regordito de nombre Pancho que pedía pasar la noche en la casa de la familia, la familia siempre generosa con la gente le dejaron quedarse, entre platica y platica le contaron a que se dedicaban y el problema que tenían, y el señor en eso se ofreció ayudarlos la nuera dio a luz esa noche, mientras toda la familia esta en esos acontecimientos, Pancho había terminado de surtir los pedidos para las alasitas, cuando llego la familia a la casa sorprendidos del hecho afirmaron sus creencias en cuanto a las alasitas. Realmente el Ekeko existía y los había visitado.

“Mon grand-père m'a raconté une de ces légendes et voici ce qu'elle raconte. Le soir du 24 janvier, un couple avec leur fils et leur belle fille étaient catastrophés. Ils étaient fabricants d'objets miniatures qu'on voit à Alasitas. Mais le fils avait été victime d'un accident et sa femme devait donner naissance justement ces jours-là. Pour toutes ces raisons, ils n'avaient pu finir une commande d'objets miniatures. Une nuit, un vieil homme joufflu nomé Pancho frappa à leur porte. Il demanda s'ils pouvaient passer la nuit chez eux. La famille avait toujours été très généreuse avec les autres et laissa l'homme dormir chez eux. Durant la conversation, ils parlèrent de leur travail et des problèmes qu'ils recontraient. Leur hôte s'offrit pour les aider. Quand la belle-fille donna naissance à son enfant, Pancho avait fini toutes les commandes pour Alasitas. Quand la famille arriva à la maison, ils furent très surpris et leur foi en las alasitas fut renforcée. Ekeko existe vraiment et c'était lui qui leur avait rendu visite”.

Pour conclure, elle partage quelques sages paroles de son grand-père, à propos des traditions de la ville de El Alto [espagnol]:

Nuestras tradiciones nos dan mucho fuerza para seguir adelante y afianzar nuestro sentido de vivir. Viéndolo desde el punto de vista cultural no debemos olvidar nuestras tradiciones y costumbres. Mi abuelo siempre decía si sabes de donde bienes sabrás a donde ir.

“Nos traditions nous soutiennent et nous donnent la force d'aller de l'avant. Du point de vue culturel, nous ne devons pas oublier nos traditions et coutumes. Comme mon grand-père disait toujours, si tu sais d'où tu viens, tu sais où aller”.

 Eduardo Avila

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