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Kazakhstan: le déclin de la culture et des médias

Aujourd’hui, notre aperçu des blogs du Kazakhstan est consacré à la culture et aux médias et à la manière dont ils se rejoignent. Bien entendu, la politique ne pouvait pas en être exclue, comme c’est également le cas pour beaucoup d’autres choses au Kazakhstan. 

Megakhuimyak estime [en russe, comme tous les liens de ce billet] que le problème majeur de la littérature et des arts au Kazakhstan est leur manque de pertinence et de liens avec l’actualité :

Je fais référence à la satire et à la caricature – les genres qui reflètent la situation actuelle. Celles qui existent en ce moment sont limitées par la politique éditoriale et par des techniques banales. Selon moi, on pourra dire que notre culture reprend vie uniquement lorsque ces deux genres renaîtront.

Ehot, un professionnel des médias, a tenté de regarder les informations pendant une semaine sur la chaîne télévisée publique. Voici ce qu’il en pense :

Je ne sais pas qui a eu l’idée d’annoncer le contenu du programme pendant 5 bonnes minutes mais c’était beaucoup trop long. Que dire des téléspectateurs ordinaires lorsque même moi, qui essayais délibérément de regarder les informations, je me suis terriblement ennuyé ? J’ai éteint le poste avant la fin de la présentation.

A-strekoza a également essayé de faire de son mieux et a regardé le film sur le président actuel après l’avoir téléchargé sur le site internet officiel de l'acteur principal :

C’est plutôt désastreux. Je n’ai rien à dire concernant le travail du cameraman mais tout le film est un mélange farfelu de flatterie non dissimulée avec une voix off de mauvaise qualité qui fait des commentaires lamentables et un scénario tiré par les cheveux…Je me demande qui a jugé qu’un tel film pouvait améliorer l’image du pays et du président ? 

Count-asylum partage les idées qu’il s’est forgées après avoir participé à une réunion de fans de séries d’animation à Karaganda. Ce qui s’est précisément passé à cette occasion, c’est que la police observait attentivement le groupe de jeunes fans de séries d’animation japonaises. Les forces de l’ordre craignaient qu’ils ne se soient rassemblés pour quelque réunion non autorisée :

Il faut rajouter à cette histoire un peu de pathos et d’exagération pour la dramatiser. Du style : « Lorsqu’ils s’en sont pris aux journaux de l’opposition, je suis resté muet – je lis les informations sur le web. Quand ils ont mis Zhakianov (le leader de l’opposition) en prison, je n’ai rien dit non plus – j’étais un écolier. Lorsqu’ils ont bloqué Livejournal, je ne leur en ai toujours pas voulu – je sais comment masquer les informations personnelles sur un ordinateur. Mais lorsqu’ils se sont attaqués aux fans de séries d’animation, personne n’a protesté.

Également publié sur neweurasia

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