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Guatemala : le volcan Pacaya met le pays en état de catastrophe naturelle

Photo Teufelgt

Plusieurs régions guatémaltèques ont été déclarées  en “ état de catastrophe naturelle ” [en espagnol comme tous les liens sauf mention contraire] par le président Colom à la suite de l'intensification de l'activité du volcan Pacaya, situé à 40 kilomètres au sud de la capitale.

Hier (jeudi 27 mai), un léger tremblement de terre a provoqué une augmentation de l'activité du Pacaya [en anglais] ; l'arrivée là-dessus d'une tempête tropicale a provoqué des pluies mêlant dangereusement eau, cendres et pierres. La situation a encore empiré aujourd'hui, les deux tremblements de terre, la tempête tropicale et l'éruption volcanique ayant mis rudement à l'épreuve la population. Plus de 30 accidents de circulation différents ont été causés par les cendres, le manque de visibilité et la pluie ; on dénombre trois personnes portées disparues et un mort : la découverte du corps d'Anibal Arcila, un caméraman touché à la tête par des débris expulsés du volcan, alors qu'il tournait un reportage sur l'éruption, a été signalée par des internautes connectés à des chaînes d'information en ligne. Vingt autres personnes ont été blessées, des villes sont en train d'être évacuées.

Des discussions sur les événements en cours se sont développés sur des blogs, par le biais de Twitter et de la plateforme identi.ca (le mot clé est #Pacaya), et même sur un forum dédié à la musique rock. Il n'est pas rare de voir des cendres tomber du ciel au Guatemala, mais c'est la première fois que cela arrive dans la capitale. L'aéroport est fermé jusqu'au 31 mai à cause des débris pierreux couvrant le sol et des cendres présentes dans l'air, ce qui rappelle peut-être le nuage de cendres engendré par le volcan islandais Eyjafjallajökull, et qui a bloqué le trafic aérien européen au mois d'avril dernier.

Le volcan Pacaya est une destination touristique prisée [en anglais], les gens marchent non loin des coulées de lave, y font même rôtir des Marshmallows et pratiquent la randonnée dans la région. Alors,  à quoi ressemble donc ce regain d'activité du volcan ? Le blog Vivo en Guatemala rapporte :

Actualmente se producen explosiones cada segundo y alcanzan hasta 500 metros de altura sobre el cráter. Las columnas de ceniza llegan hasta 1 mil 500 metros de altura y se dispersan hacia el Oeste y Sur-Oeste sobre las aldeas El Rodeo y El Patrocinio. También se reporta caída de ceniza en Amatitán, San Francisco de Sales, Calderas, Los Pocitos y San Vicente Pacaya.

Actuellement, il y a des explosions toutes les secondes et elles peuvent s'élever à 500 m au dessus du cratère. Les colonnes de cendres font jusqu'à 1500 m de haut et se dispersent vers l'ouest et  le sud-ouest au-dessus des villages d'El Rodeo et d'El Patrocinio. Des pluies de cendres sont également signalées à Amatitlan, San Francisco of Sales, Calderas, Los Pocitos et San Vicente Pacaya.

Sur son site internet, le corps des pompiers guatémaltèques explique que de nombreuses banlieues densément peuplées, dont Amatitlan, Villa Nueva et San Miguel Petapa, sont durement touchées par le sable. Sur son blog, Chitiore a mis en ligne des images provenant de films vidéos sur le sable noir tombant du ciel et propose des liens permettant d'être informés de l'évolution des événements.

Jusqu'à hier (jeudi), les cendres tombant sur la ville avaient quelque chose d'amusant, même si ce n'est pas tout à fait inhabituel au Guatemala, comme en témoigne la vidéo ci-dessous dans laquelle un jeune homme se tient debout dehors, pendant que la cendre sèche chuinte en atteignant les toits et autres surfaces.

Sur la vidéo suivante, Tessy Caspine montre calmement la cendre qui  tombe dans sa cour et recouvre tout d'une boue noire comme le charbon. Dans certains endroits de la ville, la couche de cendres a atteint 5 à 8 cm d'épaisseur et a provoqué des accidents de la circulation.

Vous pouvez suivre l'évolution de la situation grâce à une vidéo, mise en ligne par une chaîne guatémaltèque d'informations télévisées.  Mais également par l'intermédiaire de la Conred (la Commission guatémaltèque pour la prévention des catastrophes nationales), qui met constamment à jour sa page sur Facebook et son compte sur Twitter, fournissant des renseignements ainsi qu’une carte montrant les quartiers touchés par les mesures d'urgence.

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