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Espagne : Le président madrilène prône la censure des photos

[Les liens de ce billet renvoient vers des pages web en espagnol.]

Le président de la communauté urbaine de Madrid, Ignacio González (Parti Populaire) a défendu, sur les ondes de Radio de Libertad Digital, l’établissement de « certaines limites » concernant la publication d’images compromettantes dans les médias, car il considère « qu’il faut soigner l’image des personnes et des institutions ».

Quelques jours plutôt, El País publiait des photos datant d’une vingtaine d’années, sur lesquelles le président du gouvernement de la Galice, Alberto Núñez Feijóo (Parti Populaire), se tenait aux côtés du célèbre contrebandier Marcial Dorado, actuellement derrière les barreaux. El Confidencial a publié des déclarations de l’intéressé suite au scandale provoqué par ces clichés :

J’ai toujours affirmé qu’il n’y a rien derrière ces photos, qu’il s’agit de simples photos, et que je suis disposé à continuer à donner des explications et à répondre à toutes les questions qui me seront adressées. De fait, mercredi prochain, je vais comparaître au Parlement.

Voilà à quel type « d’images compromettantes » se référait le président de la communauté de Madrid, lorsqu’il proposait de censurer les médias, dans le but de ne pas porter atteinte à l’image des institutions gouvernementales.

Sur le Web, les réactions ne se sont pas fait attendre : le sujet s’est placé parmi les plus discutés sur Twitter en à peine quelques minutes.

@ROMARIOIDEG : Ignacio González oublie quelque chose appelé Démocratie. Qui implique la liberté de la presse.

@tOnnijimenez : Ignacio González, et la liberté d’expression dans tout ça ?

@LaMariMala : Ignacio González dit que la liberté de la presse ne le botte pas. Il appelle « limites » ce que les autres nomment CENSURE.  #marcaespaña

@CristianMas86 : Ignacio González est plutôt pour mettre des limites à la presse qui dénonce la corruption qu’aux corrompus. Très #MarcaEspaña tout cela.

Cette affaire vient s’ajouter à la longue liste d’attaques contre la liberté de la presse en Espagne, qui ne vit pas ses plus beaux jours.

*Photo de couverture du parti populaire de Madrid, publiée sous licence CC BY-3.0.

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