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Maroc: Le hip hop local devient international

Cette semaine, la blogosphère marocaine ne parle que du lancement d’un nouveau documentaire – au Maroc et à l’étranger – sur le nouveau hip hop marocain. Le film titré “I Love Hip Hop in Morocco” et réalisé par Joshua Asen , un lauréat de la bourse Fulbright, avec la réalisatrice Jennifer Needleman, suit Joshua Asen tandis qu’il travaille avec des artistes locaux pour mettre au point un festival hip hop dans trois villes. Le hip hop est devenu incroyablement populaire au Maroc au cours des dernières années; très récemment, H-Kayne et Bigg – deux artistes qui apparaissent dans le film- ont fait une grande campagne publicitaire pour Maroc Telecom.

Laila Lalami[anglais] a vu le film durant le week-end et en fait le compte rendu :

Le film suit plusieurs groupes de hip hop (H-Kayne, Fnaire, DJ Key, Bigg, Brown Fingazz, et Fati Show) tandis qu’ils tentent de monter un festival de hip hop dans trois grandes villes: Mekhnès, Marrakech, et Casablanca. Ils cherchent des financements et des sponsors, ils louent de lieux, ils obtiennent des autorisations, impriment des flyers, répètent et tandis que nous les suivons au cours de ce voyage, nous voyons se constituer un portrait très riche de ces artistes. Nous visitons DJ Key chez lui et apprenons qu’il a abandonné son travail dans l’architecture pour se consacrer au hip hop. Nous découvrons comment ils écrivent leurs paroles. Les membres de Fnaire refusent par exemple d’utiliser le mot ‘fuck’ (”Nous ne disons pas des choses comme ça”) tandis que le rappeur Brown Fingazz defend son utilisation du terme ‘nigga’ pour se définir, lui et ses amis de la médina. Ils partagent les mêmes causes, en particulier celle de la liberté d’expression. Ils parlent de leur vie personnelle. La seule rapeuse du film est une jeune lycéenne de Fez, qui est soutenue par ses parents, mais doit conquérir de haute lutte les spectateurs quand elle monte sur la scène durant le festival. Si vous avez l’occasion d’aller voir ce film dans un festival près de chez vous, ne le ratez pas.

The Morocco Report [anglais] donne des repères sur l’hitoire du hip hop marocain:

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familier avec ce genre musical, il vous suffit de regarder autour de vous dans n’importe quelle grande ville marocaine (et même certaines petites) pour voir des gamins habillés à la dernière mode hip hop (une phrase souvent enseignée dans les écoles d’anglais) avec des casquettes yankees, en train d’imiter leur star préférée du hip hop américain, français, ou désormais, marocain.

Les MCs populaires au Maroc comprennent Bigg, qui parle couramment l’anglais et rape sur les problèmes qu’affronte son pays ; H-Kayne, un des groupes les plus anciens, de Mekhnès, où j’ai vécu pendant deux ans. Et Fnaire, un autre groupe qui participe au documentaire.

Voici un des commentaires du billet:

J’ai vu l’avant- première de I Love Hip Hop in Morocco sur la côte Ouest des Etats-Unis, au festival du film arabe de San Francisco. Joshua Asen était là et a répondu aux questions sur le film. J’ai vraiment aimé le film et espère que plus de gens prendront au sérieux l’idée d’une « diplomatie hip hop ». Si vous avez aimé ce film, cherchez la vidéo de ‘Sling Shot Hip Hop’ sur You Tube. L’idée est similaire, mais il s’agit des groupes hip hop palestiniens des territoires autour de Gaza, , Akka Lid, Tel Aviv, et autres. Le metteur en scène, Jackie Salloum, y a travaillé pendant quelques années et ça ressemble à I Love Hip Hop in Morocco.’ D’ailleurs, j’en ai parlé à Josh après la projection et il m’a dit que ‘Sling Shot’ est le film qui l’a inspiré.

Lalla Lydia [anglais] sontient ce mouvement:

Ces festivals, comme le Festival Slam & Klam à Fès –une des villes marocaines les plus “traditionnelles” qui est aussi celle d’une scène musicale innovante- présente des impros de rap , slamming, du DJ spinning, du break dance et des concerts. Les artistes marocains sont soutenus non seulement par le petit nombre d’Américains qui suivent l’actualité musicale ici, mais surtout par le gouvernement américain lui même. C’est tellement bien qu’ils aient choisi de produire ce documentaire avec le soutien des bourses Fulbright.

I Love Hip Hop in Morocco sera projeté durant le prochain Queens International Film Festival à Queens, New York. Si vous êtes dans le coin, ne le ratez pas.

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