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Quatre photos de Street Art du ‘Banksy Iranien’ sur la vie quotidienne en Iran

[Tous les liens sont en anglais, sauf mention contraire. Billet d'origine publié en anglais le 19 juillet]

Des images de graffitis audacieux ornant les murs et les immeubles de Téhéran ont fait le tour des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.

L’art urbain, ou “street art”, qui propose des commentaires en temps réel sur les événements à Gaza et la vie en Iran, est le travail d’artistes anonymes ou de groupes d’artistes comme La Main Noire, surnommé le « Bansky iranien » par quelques médias. Les graffitis sont interdits en Iran, bien que les autorités autorisent le street art soutenant la République Islamique. 

Le travail de La Main Noire défie l’interdiction pour les femmes d’assister à des manifestations sportives. Il fait également référence à la fraude électorale en 2009, qui a vu des millions d’Iraniens défiler dans les rues pour protester contre « la victoire écrasante » de Mahmoud Ahmadinejad.

1. Gaza à feu et à sang

L'artiste graffeur La Main Noire a de nouveau frappé, cette fois pour Gaza.

Ce graffiti de La Main Noire a récemment envahi les réseaux sociaux. Ainsi, depuis 2012, les Iraniens ont posté des représentations murales de l’artiste illustrant du sang coulant sur le mot « Gaza ». L’artiste a par la suite remercié ses fans sur Facebook [persan] pour avoir mis un coup de projecteur sur son travail sur le regain de violence entre Israël et Gaza, qui a tué plus de 200 Palestiniens jusqu’à présent. Dans son message, La Main Noire se félicitait de ce que des Iraniens de tout bord politique partageaient le même sentiment face aux bombardements israéliens sur l’enclave côtière. 

2. Les femmes et le sport

Le liquide vaisselle d’Iran comme protestation. La Main Noire est parfois considéré comme le « Bansky d’Iran » !

Cette image d’une femme portant le maillot de l’équipe iranienne de football tout en brandissant un flacon de liquide vaisselle imite le geste des joueurs soulevant le trophée de la Coupe du Monde. Cette image est apparue alors que l’équipe participait à l’épreuve mondiale au Brésil. La Main Noire a publié une image [persan] de son travail sur Facebook.

Des femmes, dont des journalistes, ne peuvent assister à des matchs de football et de volley-ball. Le graffiti, dessiné sur la rue principale de Téhéran, a été rapidement recouvert de peinture rouge.  

On ne sait si cette profanation est l’œuvre des autorités ou s’il s’agit d’une métaphore de l’artiste pour dénoncer l’absence de femmes dans le sport.

3. ‘Moins de violence, plus de diplomatie’

L’artiste de rue iranien Main Noire vous conseille le compte Twitter #IranTalksVienna : Moins de violence, plus de diplomatie (Juillet 2013)

Cette représentation de gants de boxes apparemment raccrochés pour de bon est accompagnée de la légende « Moins de combats, plus de diplomatie ». Une image d’art qui s’est propagée parmi les internautes iraniens sur les réseaux sociaux, à l’occasion des négociations sur le nucléaire, à Vienne.

Le graffiti est apparu en juillet 2013, alors que les Iraniens traversaient une période politique délicate, sous la présidence d’Ahmadinejad. A cette époque, des tensions ont resurgi quant au programme nucléaire de l’Iran, les sanctions économiques prises alors paralysant l’économie iranienne. En juin 2013, les Iraniens ont élu à la présidence le modéré Hassan Rouhani, qui basa sa campagne sur la diplomatie et la fin du conflit, qui mettra fin à la crise économique.

4. Les élections de 2009 

L’un des meilleurs graffitis que j’ai vus de ma vie. Le travail d’un artiste iranien inconnu.

Ce mois de juin a occupé les médias sociaux, du simple graffiti au lien vers une vidéo ayant filtré sur Youtube. Elle montre un commandant des Gardiens de la Révolution iraniens déclarant que le retour au pouvoir des réformistes en 2009 était une « ligne rouge » pour eux. Cette vidéo fut considérée comme le premier aveu des autorités quant à leur participation à la fraude électorale.

Si le président Ahmadinejad fut réélu, des millions d’Iraniens ont affirmé que l’élection était truquée. La colère suscitée par les résultats a donné naissance au Mouvement Vert, illustré par des démonstrations de masse dans les mois suivants le suffrage, avant qu’un rassemblement, en février 2010, ne soit brutalement réprimé.

1 commentaire

  • […] Le travail du groupe d'artistes de rue anonymes Main Noire commente en temps réel les événements à Gaza et le quotidien des Iraniens. …  […]

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