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Connaissez-vous le Kilichi, la saveur sahélienne nigérienne ?

 

Kilichi au Niger via Ali avec sa permission

Kilichi au Niger via Ali Mahaman avec sa permission

On parle souvent du Niger pour ses paysages sahéliens majestueux, son rôle dans la lutte contre le terrorisme et ses ressources en uranium mais rarement de ses spécificités culinaires. Et pourtant, la cuisine nigérienne est aussi riche que sa diversité culturelle. Ainsi voici un met méconnu hors du Niger que nous présente Ali Douka Mahaman, blogueur pour le site Mapping for Niger et résident à Madaoua, dans l'Est du pays.

Le Kilichi est un plat d'origine nigérienne. Son nom vient de la langue Haoussa qui signifie “fine tranche de viande séchée et pimentée”. Le Kilichi est  issu de la transformation de la viande de bœuf et ou de mouton désossée. Le produit final est donc une fine tranche de viande séchée au soleil. Il existe tout un processus de préparation du kilichi dont entre autres :

–        La sélection des tranches de la viande ;

–        Le tannage des tranches ou ‘’Lay-laya’’ en Haoussa ;

–        L’exposition au soleil pour le séchage ;

–        Enrobage en pâte d’arachide et au colorant rouge,

–        Le grillage à feu et enfin un assaisonnement en épice et l’huile d’arachide.

Kilichi avec épices avec la permission de l'auteur

Kilichi avec épices avec la permission de l'auteur

Au Niger les centres de production du kilichi se localise surtout dans la bande sud du pays notamment dans la ville comme Madaoua, la ville de Guidan-Roumdji et même la capitale Niamey. A noter que les principales acteurs de la production du Kilichi sont les ‘Bangarou’ ou bouchers, qui demeurent réputer pour leur savoir faire et la délice de leur produit. Il existe deux types de kilichi à savoir:

– le kilichi  enrobé avec la pâte d’arachide et du colorant rouge appelé  »Ja » en Haoussa

– et enfin le kilichi simple à l’huile d’arachide appelé  »rumuzu .

Cette activité de production ce fait de manière traditionnelle puisque n’existe aucune industrie de production moderne de ce produit de convoitise au Niger, car tout est à la merci de la main d’œuvre informelle.

Mais aujourd’hui, compte tenu de la problématique de migration et de l’exode rurale au Niger, cette activité de transformation de viande est véhiculée dans les pays côtiers comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigéria, le Gabon etc.

Une étude réalisée dans la ville de Niamey indique que la capacité de production annuelle est d’environ 700 à 950 Kg de kilichi (Kalilou, 1997).  Ce produit est un dessert dont sa consommation s’accompagne par la saveur des tranches d’oignon et d’épices. C’est très délicieux et confortable à goûter.

Cet article est une republication du billet de Ali Douka Mahaman sur le site Mapping for Niger.

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