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Le Cachemire à nouveau endeuillé après les tirs de l'armée indienne sur des manifestants, tuant trois personnes

Des soldats des forces armées indiennes en service au Jammu-et-Cachemire. Image de Flickr par Kris Liao. CC BY-NC-ND 2.0

Des soldats des forces armées indiennes en service au Jammu-et-Cachemire. Image de Flickr par Kris Liao. CC BY-NC-ND 2.0

Trois civils ont été tués après que les forces indiennes ont ouvert le feu sur des manifestants dans les plus récentes violences dans le sud du Cachemire sous administration indienne, où un mouvement d'autodétermination a intensifié ses actions ces dernières années.

L'armée est entrée dans le village de Redwani, au sud de l'État, pour mener une opération de recherche d'insurgés présumés ayant pris les armes contre la domination indienne dans la vallée du Cachemire. Des témoins ont déclaré que les soldats ont commencé à frapper les gens. En colère, les habitants se sont rassemblés dans les rues, lançant des pierres sur les militaires.

En réponse, l'armée a tiré dans la foule assemblée. Parmi les victimes se trouvait une adolescente, qui a été identifiée comme Andleeb Jan. Les autres tués étaient Shakir Ahmad Khanday, 22 ans, et Irshad Ahmad, 20 ans.

Le journaliste Umar Meraj a posté une vidéo des funérailles des personnes tuées :

Scènes d'émotion aux funérailles de civils tués après que l'armée a tiré sur les manifestants samedi dans le sud Cachemire à Kulgam. Le dernier adieu du père à sa fille tuée : il l'étreint et l'embrasse et le frère tapote affectueusement les cheveux du cadavre de son frère

Trois autres civils ont été blessés lors des tirs et ont été transportés dans un hôpital local où ils sont soignés.

Après les tueries, des manifestations ont éclaté dans la région. Les dirigeants du mouvement de résistance à la domination indienne ont également appelé à des manifestations contre la détention du leader séparatiste Asiya Andrabi par l'agence d'enquête indienne, la National Investigation Agency (NIA). Les autorités l'accusent d'avoir mené une guerre contre le pays et d'avoir prononcé des discours haineux.

Le gouvernement a suspendu le service Internet mobile dans la vallée et imposé le couvre-feu dans plusieurs zones pour contrecarrer d'autres manifestations.

Voir notre dossier : Le peuple cachemiri contre l'État indien

Le Cachemire a connu de nouveaux troubles depuis le 8 juillet 2016, lorsque Burhan Muzaffar Wani, commandant d'un groupe séparatiste, a été tué par les forces de sécurité indiennes dans une opération de contre-insurrection.

Wani était populaire sur les médias sociaux, et avait été présenté trois ans plus tôt dans un article du journal britannique The Guardian aux côtés de plusieurs jeunes garçons qui prenaient les armes contre la domination indienne dans cet État déchiré par le conflit.

Depuis sa mort des dizaines et des dizaines de civils ont été tués. Le  portail d'informations en ligne The Kashmir Walla a compilé une liste de tous les civils tués dans l’État du Jammu-et-Cachemire depuis 2015.

Les groupes de défense des droits humains affirment que les forces de sécurité ont commis de graves abus dans leur tentative d'écraser l'insurrection, assassinats, enlèvements et actes de torture, le tout largement en toute impunité.

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