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Etats-Unis : “Occupons Wall Street” monte en puissance

Lorsque nous avons publié notre premier article sur “Occupons Wall Street,” un collectif qui campait sur Zuccotti Park, c'est à peine si la presse locale en parlait en première page. Actuellement, avec les centaines de milliers de sympathisants qui se sont joints à la cause — parmi lesquels des syndicalistes, des intellectuels comme Slavoj Zizek, et d'autres personnalités tel Michael Moore — non seulement Occupons Wall Street a capté l'attention des médias nationaux et internationaux, mais les manifestations ont contaminé d'autres villes des Etats-Unis : citons Boston, Hartford, Seattle, Washington D.C., et Tampa (pour une liste extensive, consulter le site web Occupy Together). [liens en anglais]

L'attention suscitée par le mouvement a été telle qu'il en est devenu un sujet de discussion pour les politiques et les professionnels des média, dont Eric Alterman du Center for American Progress, qui comprend l'”impatience et la colère” du mouvement, et appuie ce que le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a un jour appelé “l'ère du 1%,” autrement dit, le 1% qui détient la majeure part de la richesse des Etats-Unis.

Occupy Wall Street

Des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans le quartier de Wall Street. Photo david_shankbone on flickr (CC-BY NC 2.0)

Une opinion qui n'est pas celle de tous: le candidat Républicain à la présidence Herman Cain a décoché ses flèches sur Occupons Wall Street, en proclamant que la crise économique ne provient pas de Wall Street mais de la Maison Blanche, et il maintient que les contestataires doivent s'en prendre à eux-mêmes s'ils ne sont pas millionnaires et n'ont pas de travail (un argument dans la ligne idéologique des Républicains et néo-libéraux.) Sans surprise, ses commentaires ont été vigoureusement taxés d'”idéologie irrationnelle.”

Un blogueur comme Robert W. Snyder de nj.com pense que la contestation mérite un meilleur angle d'examen, vu que la presse s'est plutôt centrée sur les confrontations entre manifestants et policiers.

Comme on l'a vu dans les années soixante, une manifestation pacifique a été définie par l'attention disproportionnée de la presse à une minorité de perturbateurs. Comme souvent, ce sont les photos et les manchettes qui ont été les plus trompeuses. Les photographies rendent à merveille l'action et la colère, mais sont incapables de porter les nuances que transmettent le mieux les mots.

Dans The Spectacle Blog, Joseph Lawler clarifie la différence entre Occupons Wall Street et le mouvement ultra-conservateur Tea Party, puisque certains conjecturent la transformation du premier en mouvement politique.

A en juger par les photos de militants d'Occupons Wall Street, le mouvement, au moins jusqu'à présent, semble se rapprocher plus du modèle de contestation “jeunesse rebelle” que du sentiment de “ras-le-bol citoyen” du Tea Party. On verra ce que ça va donner.

Les observateurs s'accordent à dire que le Président Barack Obama a voulu récupérer la colère et la force croissante accumulées par Occupons Wall Street pour motiver son projet de loi de créations d'emplois. Justin Vassallo de The Faster Times, estime cependant que Occupons Wall Street n'a pas validé l'image du Président pour la continuation de sa mission :

Si Obama a sincèrement suivi le mouvement Occupons Wall Street, il doit admettre qu'une coalition fervente et grandissante du peuple américain se mobilise déjà sans lui.

C'est notamment sur Twitter que d'aucuns ont exprimé leur opinion quant à de possibles motivations politiques d'Occupons Wall Street, ainsi, Unedited Camera(@Uneditedcamera) :

#occupywallstreet ce mouvement n'est pas une affaire de partis politiques. Il s'agit de démocratiser nos vies.

Chris Spencer (@Chris_M_Spencer), de son côté, critique le mouvement en ces termes :

Définition du pleurnicheur : être furieux contre les entreprises parce qu'on est au chômage. @OccupyWallSt #OccupyWallStreet #OWS #futility

De même, curmudgeon (@Curmudgeonisto) pense que le mouvement perd son temps :

Les contestataires d'#OccupyWallstreet seraient moins “pauvres” s'ils mettaient la moitié de leur peine perdue dans Enseignement/Formation/Emplois #OWS #TCOT

OccupyWallStreetNYC (@OccupyWallStNYC) oppose à la force uilisée par les autorités locales :

La meilleure riposte à leur violence est plus de paix. #occupywallstreet #sep17

Jordan Hammond (@InktViek) caractérise la lutte d'Occupons Wall Street par une citation de Gandhi :

#occupywallstreet “d'abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, puis vous gagnez” –Ghandi [sic], maintenant ils nous combattent

Voici une vidéo avec des commentaires de participants :

2 commentaires

  • Bonjour,

    J’ai pris un plaisir de vous lire concernant le mouvement Oppucons Wall Street. Bravo !

    J’aimerais vous apporter un point de vu différent concernant cette situation mondiale. J’ai écrit un article parlant essentiellement du mouvement sur les médias sociaux.

    L’article se nomme Occupons Wall Street sur les médias sociaux qui dresse notamment un parallèle avec le Printemps arabe de 2011.

    J’aimerais pouvoir obtenir vos commentaires sur ce sujet ainsi que vos visiteurs :

    http://www.dannykronstrom.com/blog-marketing-web/occupons-wall-street-medias-sociaux-reseaux-facebook-twitter

    Au plaisir de vous lire,
    Danny Kronstrom
    http://twitter.com/dannykronstrom

  • […] Des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans le quartier de Wall Street. Photo david_shankbone on flickr (CC-BY NC 2.0) L'attention suscitée par le mouvement a été telle qu'il en est devenu un sujet de discussion pour les politiques et les professionnels des média, dont Eric Alterman du Center for American Progress, qui comprend l'” impatience et la colère ” du mouvement, et appuie ce que le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a un jour appelé “l'ère du 1%,” autrement dit, le 1% qui détient la majeure part de la richesse des Etats-Unis. Etats-Unis : “Occupons Wall Street” se renforce · Global Voices en Français […]

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