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Arabie Saoudite : Arrestation de la militante Reema Al Joresh le jour de l'Aïd

La militante et twitteuse saoudienne Reema Al Joresh a été brièvement interpellée ce matin alors qu'elle se rendait à la mosquée pour célébrer l'Aïd al-Fitr, la fête musulmane qui clôt le ramadan. Mme Al Joresh critiquait sans ambages les détentions arbitraires pratiquées par le ministère saoudien de l'Intérieur. De plus, son mari est détenu sans jugement depuis huit ans.

Elle s'apprêtait à distribuer 500 cadeaux contenant une lettre pour mobiliser sur le problème de la détention arbitraire en Arabie Saoudite.

A 5:11 h (heure saoudienne), Reema Al Joresh a tweeté [en arabe] :

السلام عليكم الشرطة مسكونا انا وعيالي
Salam alaïkoum, la police m'a arrêtée, avec mes enfants.

Photo posted by Reema Al Joresh on Twitter as she tweeted: We have been arrested

Photo postée par Reema Al Joresh sur Twitter à l'appui de son tweet : Nous avons été arrêtés [en arabe]


Un mot-clic a été aussitôt lancé par les utilisateurs saoudiens de Twitter, qui ont dit leur colère.

Abdulaziz al-Shihri a tweeté :

المباحث لا مروءة أهل الجاهلية ولا أخلاق أهل الإسلام ، اللهم أرحنا من هذا الجهاز كما أرحت المصريين من أمن الدولة #ريما_الجريش
“La police secrète n'a ni générosité pré-islamique, ni moralité post-islamique. O Dieu, donne-nous le repos – comme aux Egyptiens – en nous libérant d'eux.”

Mohammad al-Ogaimi a ajouté :

#ريما_الجريش كان يتابعها 800 والآن 2100 .. بقمعك يصل صوتك أكثر ..
Elle était suivie par 800 personnes, maintenant ce sont 2100. Avec votre répression leur voix ira encore plus loin.
Screen shot showing Al Joresh's followers on Twitter

Capture d'écran des abonnés de Reema Al Joresh sur Twitter

Le commentaire fait allusion au nombre de “followers” de Mme Al Joresh sur Twitter. Au moment où était écrit ce billet, ils s'étaient multipliés pour atteindre dans les 3.500 et cela continue [NdT : plus de 4000 lors de cette traduction].

Lorsque Reema a été relâchée, elle a écrit une série de tweets retraçant les événements :

A 4:30 h du matin, je me dirigeais vers la mosquée de l'Aïd avec mes cadeaux. A quelque 100 mètres de ma maison, une voiture a essayé de nous stopper et a pointé des mitraillettes sur nous. Ma fille Sara leur a dit : “Vous avez pris mon père et maintenant vous venez nous prendre [aussi] ?”. Ils ont essayé de faire taire mon [autre] fille Marya, qui pleurait. Ils ont fait sortir de la voiture mon fils Mo'ath et le chauffeur puis un policier a voulu me prendre mon téléphone, mais Mo'ath lui a dit de ne pas me toucher […] ils ont pris les cadeaux et […] un policier s'est assis sur le siège avant et a dit au chauffeur d'aller au bureau des Renseignements Généraux à Bouraïdah. Pendant une heure, ils m'ont interrogée et fouillé les boîtes à la recherche d'explosifs […] Ils m'ont dit d'écrire mes aveux.

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