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Haïti : Effondrement d'une école en Haïti

Cet article a été traduit par Alaux Clémentine Alaux et Laura Yerle, élèves de la classe préparatoire ECT2 du Lycée Ozenne de Toulouse, sous la supervision de leur professeur Audrey Lambert, dans le cadre du projet pédagogique “Initiation à la traduction d'actualités”.

Le fait que Haïti n'avait pas besoin d'une autre tragédie n'a pas empêché une nouvelle de frapper. Cette fois il s'agit de l'effondrement d'une école à Pétionville, qui a provoqué la mort de beaucoup d'enfants, et fait un nombre incalculable de blessés. Les blogueurs haïtiens se sont empressés d'offrir leur empathie et leur soutien en ligne.

Haiti innovation  écrit [en anglais, comme tous les blogs cités]  :

“Certaines situations d'urgence peuvent être anticipées. Durant chaque saison des tornades, nous pouvons prévoir qu'Haïti va être frappée par les ouragans. D'autres, comme l'effondrement de l'école à Pétionville hier soir, sont des tragédies imprévisibles. La communauté des habitants a été, comme d'habitude, la première a réagir. Les gens ont essayé d'enlever autant de décombres que possible rapidement, mais ont été gênés par le manque d'équipements adaptés”.

Le blog Livesay Haïti a confirmé que des enfants étaient prisonniers sous les décombres et a demandé aux lecteurs de “prier pour toutes les victimes”, comme l'a fait Pwoje Espwa, qui a rapporté que les secours étaient freinés par “les bidonvilles qui entourent l'école, et par la présence d'un ravin abrupt, par le manque d'infrastructures d'organisation d'urgence dans le pays”. Pwoje Espwa a publié ensuite un autre article en ligne, dédié, celui-ci, à la mémoire de Mariella Delisca, une des victimes :

“Elle avait 19 ans et était une amie de Nick Kocmich (Nico), qui a travaillé avec nous il y a deux ans. Nick est maintenant à Port-au-Prince, responsable de la Norwich House, une communauté catholique rattachée au diocèse de Norwich, dans le Connecticut. Mariella faisait partie de la famille de Norwich House et sera beaucoup regrettée. Nos prières sont destinées à sa famille, ses amis et à tout ceux qui ont perdu des êtres chers dans ce terrible accident, qui nous l'apprenons maintenant, a pris 82 vies.

The Blesh family, un blogueur qui vit au pied de la colline où se trouvait l'école, a admis que la situation était “épouvantable” , tandis que le blogueur RHFH Rescue Center  rapporte le témoignage d'un ami, “qui se trouvait à proximité et a pu aller voir ce qui se passait” :

Il a dit qu'il y avait une classe de 47 élèves, dont 45 ont été tués. Il a vu plusieurs cadavres évacués du bâtiment en question. Ils les ont mis à l'arrière d'une camionnette et les ont emportés, comme ça. Nous avons entendu dire aujourd'hui à la radio que le bilan était d'environ 80 victimes. Il y avait au moins 500 élèves dans l'école.

De son côté, la blogueuse The Haitian blogger a été attristée par le fait que les Nations-Unies aient alloué des fonds destinée à la “stabilité” (politique) plutôt qu'aux infrastructures :

“Je suis né à Pétionville en Haïti. C'est une ville de la banlieue de la capitale, Port-au-Prince. Dans une école nommée “La promesse”, à Pétionville, les trois étages du bâtiment se sont effondrés hier dans la matinée. Le bâtiment principal est tombé en miettes. Le béton s'est écroulé sur environ 500 à 700 enfants, de la maternelle juqu'au lycée, le vendredi où a eu lieu l'effondrement de l'école.

Au moins 50 enfants sont morts. En ce moment même, les Haïtiens creusent de leurs mains nues et travaillent dans la nuit pour retirer les corps qui restent pris au piège sous les décombres.

Quand l'ONU a occupé Haïti, le président haïtien René Préval a demandé davantage de tracteurs et de bulldozers, des infrastructures en Haïti, et non pas davantage de chars et d'armes à feu. Il y'a maintenant 9 000 Casques bleus de l'ONU en Haïti. Budget voté et approuvé pour la mission de stabilisation des Nations-Unies (MINUSTAH) pour la période allant du 1er Juillet 2008 au 31 Juin 2009 : 601,58 millions de dollars US ( voir le rapport ‘Faits et chiffres” de la MINUSTAH en Haïti). Cela représente 50,13 millions de dollars US par mois, soit 1,64 million de dollars par jour. Hier, si Haïti avait eu plus de bulldozers, plus d'enfants auraient été sauvés.

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