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Tensions entre le gouvernement et l'opposition en Equateur

"So you pretty well understand Correa...I am going to tell you in your own English...We don't like you. Get out." Photo by Twitter user @beadomenech95

Un citoyen équatorien arborant une pancarte se moquant de l'anglais du Président Correa: “Pour que tu comprennes, je vais le dire en anglais…'Nous ne t'aimons pas. Va-t'en'”. Photo de l'utilisateur Twitter @beadomenech95

Bien que l’ Equateur ait reçu des éloges pour avoir reduit la pauvreté ces dernières années, ce pays d'Amérique du Sud se trouve actuellement face à un défi dû à l'ornière des cours du pétrole : celui d'atteindre son budget.

Alors que les politiciens se querellent au sujet des finances, une vague de protestations, d’ internet jusqu'à la rue, a eu lieu dans plusieurs villes du pays.

Ces manifestations sont en réponse de la loi sur la redistribution des richesses établissant de nouvelles taxes sur l'héritage et les gains en capital. Le Président Rafael Correa a récemment reporté le vote de cette loi dans l'objectif de mettre fin aux manifestations et de créer une atmosphère “calme et agréable” pour le Pape François qui devait visiter la capitale Quito.

Cependant, des manifestations et contre-manifestations plus calmes se poursuivent dans plusieurs villes d'Equateur, notamment celles menées par Jaime Nebot, le maire de Guayaquil (la deuxième ville la plus importante du pays), ePaul Carrasco, préfet de la province d'Azuay.

Dans son article pour GKillCity intitulé, ‘Qu'arriverait-il si #FueraCorreaFuera (#Va-t-enCorreaVa-t-en) remportait du succès?’, l'analyste Matthew Carpenter-Arévalo (né au Canada, mais Equatorien dans l'âme) développe des arguments que des millions d'Equatoriens pris dans ce conflit semblent avoir oubliés:

Los gobiernos de turno seguirán profundizando la división ciudadana, porque su capacidad de mantenerse en el poder no dependerá de un diálogo abierto entre diferentes sectores, sino en su habilidad de mostrar la prevalencia del músculo de su militancia sobre otras. Si seguimos con golpes de Estado, no habrá fortalecimiento de las instituciones públicas, ya que ceder el control de cualquier institución significará generar debilidad y vulnerabilidad para sostener el poder. La inversión extranjera — que tanta falta nos hace para desarrollar nuevas industrias nativas— tampoco llegará, porque es justamente la inestabilidad política continúa que disuade cualquier inversión grande que genere beneficios en el largo plazo.

Les gouvernments actuels continueront à creuser le fossé entre les citoyens car leur capacité à rester au pouvoir ne reposera pas sur un dialogue ouvert avec les différents secteurs de la société, mais plutôt sur leur capacité à démontrer la prévalence de leur force militante sur les autres. Si nous continuons avec les coups d'états, il n'y aura pas de fortification des institutions publiques, puisque l'abandon du contrôle des institutions sera le signe d'un engendrement de faiblesse et de vulnérabilité [dans la lutte] pour préserver le pouvoir. Les investissements étrangers – dont nous avons désespérément besoin pour développer de nouvelles industries nationales – n'arriveront pas non plus du fait de cette instabilité politique sans fin.

En ce qui concerne le gouvernement Correa, il écrit : “Une personne ou un parti politique qui reste au pouvoir sans consulter le peuple représente une menace pour le régime démocratique. Cependant, cela ne justifie pas un coup d'état en remplacement d'un scrutin par vote populaire.”

Il rappelle également aux Equatoriens que la démocratie ne signifie pas remplacer un groupe anti-démocratique par un autre:

Cuándo el Presidente dice que solo quiere hablar con oposición “de buena fe” —seguramente definida por él—, y cuándo el experiodista/excandidato Carlos Vera dice que “con la dictadura no se debate: se combate,” están manifestando una misma cultura política antidemocrática, en la que el diálogo no se da porque la descalificación (unilateral) del otro. En una cultura democrática el diálogo es una puerta que nunca se cierra a nadie. No es un aditivo secundario a la democracia: es su esencia sagrada.

Lorsque le Président déclare qu'il souhaite juste parler à l'opposition “en toute bonne foi” – sûrement définie selon ses termes – et lorsque l'ancien journaliste/candidat Carlos Vera affirme qu’ “on ne débat pas sur la dictature: on se bat”, ils expriment tous deux la même culture politique anti-démocratique dans laquelle le dialogue ne peut prendre place en raison de la disqualification (unilatérale) de l'autre. Dans une culture démocratique, le dialogue est une porte que personne ne peut fermer. Il ne s'agit pas d'un petit ajout à la démocratie – il s'agit d'une essence sacrée.

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