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En Gambie, la police aurait tiré à balles réelles lors d'une répression sanglante de manifestations

Capture d'écran d'images de militants blessés publiée sur Twitter par un journaliste gambien @ freejobe39.

Capture d'écran d'images de militants blessés publiée sur Twitter par un journaliste gambien @ freejobe39.

Les autorités de Gambie, une petite nation ouest-africaine, ont tiré à balles réelles pour disperser des manifestations pacifiques, selon des participants et des journalistes.

Une force para-militaire appelée Police Intervention Unit (Unité d'intervention de la police) (PIU) aurait battu des manifestants, arrêtant d'autres personnes pour essayer de briser les manifestations de soutien au chef de l'opposition en détention, Ousainou Darboe. Une vidéo amateur partagée sur les médias sociaux montre des agents de police en train de frapper des gens tandis qu'on entend des bruits sourds – présentés comme des coups de feu.

Maintenant, des tirs à balles réelles !

Les manifestants revenaient d'une audience du tribunal dans le procès de M. Darboe et des membres du parti United Democratic Party (UDP), qui ont été arrêtés le 16 avril – un autre jour où les autorités auraient utilisé des balles réelles.

preuve de coups de feu en Gambie

M. Darboe avait pris l'initiative d'organiser des manifestations, suite aux informations selon lesquelles M. Ebrima Solo Sandeng, le chef de la jeunesse de l'UDP et deux autres membres de ce parti étaient morts en garde à vue. M. Sandeng et les autres manifestaient 48 heures plus tôt pour exiger des réformes électorales et la démission du Président Yahya Jammeh, qui est au pouvoir depuis 1994.

Les rassemblements ont continué même après l'arrestation de M. Darboe. Les utilisateurs de Twitter ont partagé des images de t-shirts des manifestants tachés de sang après la répression la plus récente :

Preuves d'agression en #Gambia En hausse!

Gros affrontements entre manifestants et policiers armés sur l'avenue Kairaba, des manifestants blessés

En avril 2000, les forces de sécurité gambiennes avaient ouvert le feu sur des étudiants qui manifestaient, tuant jusqu'à 14 personnes dont un journaliste et un volontaire de la Croix – Rouge. Avec cette journée noire à l'esprit, les militants et les organisations des droits humains demandent à la communauté internationale d'agir pour protéger les droits des personnes à se réunir et à organiser des manifestations pacifiques :

Appel à la communauté internationale

Le 5 mai, un juge de la haute cour a refusé à M. Darboe et 19 autres militants la liberté sous caution au nom de la sécurité nationale et de la nécessité d'empêcher la fuite des prévenus. Le jugement a été ajourné au 16 mai 2016.

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