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La Gambie surprend le monde avec une élection présidentielle pacifique et une opposition victorieuse

Après avoir gouverné pendant plus de 22 ans, M. Yahya Jammeh a accepté la défaite. Photo de Public Domain par la Maison Blanche téléchargée en ligne par l'utilisateur de Wikipedia Alifazal.

Après avoir gouverné pendant plus de 22 ans, Yahya Jammeh a accepté sa défaite. Photo dans le domaine public de la Maison Blanche mise en ligne par l'utilisateur de Wikipedia Alifazal.

Mise à jour : Yahya Jammeh est revenu sur son acceptation de sa défaite électorale et veut contester les résultats du vote.

Le petit Etat ouest-africain de la Gambie a provoqué la surprise dans le monde entier avec une élection présidentielle historique qui a abouti à la défaite du président qui était au pouvoir depuis le plus de temps de la région. Le Président Yahya Jammeh, qui gouvernait la Gambie depuis plus de 22 ans, a concédé la défaite et promis un transfert sans heurts du pouvoir. Dans un discours télévisé au niveau national, Jammeh a félicité le président élu Adama Barrow [fr] pour sa “victoire claire” et lui a formulé les meilleurs voeux. M. Jammeh, qui se proclame fidèle musulman, a dit qu'il ne remettrait jamais en question la décision d'Allah. Dans le passé, il avait également dit qu'il aurait dirigé la Gambie pour un milliard d'années [fr] “si Allah le voulait» et que c'est Dieu - non pas la constitution – qui fixe le nombre de mandats présidentiels.

Les résultats de l'élection – et par conséquent la concession de Jammeh – sont venus comme une surprise agréable pour beaucoup de Gambiens et le reste du monde. Après l'annonce des résultats définitifs, les Gambiens, tant au pays qu'à l'étranger, ont réagi à la victoire de l'opposition et ont partagé la vidéo de la reconnaissance de sa défaite par Jammeh, avec une partie de son appel téléphonique au président élu :

Muhammad Sanu Jallow tout excité a écrit dans un tweet reflétant les vues de beaucoup de Gambiens :

Je ne pouvais retenir les larmes. J'ai presque 30 ans, et je n'ai connu qu'un président tout ce temps. Agréable moment à vivre.

Ansu, un utilisateur gambien des médias sociaux, a contesté la notion que des élections ne pouvaient pas pousser des dictateurs à quitter le pouvoir. Il a tweeté :

Qui dit qu'une élection ne pouvait pas éliminer un dictateur ? Demandez à la Gambie comment faire #AdamaBarrow vient de vaincre le dictateur le plus brutal d'Afrique

Un autre utilisateur de Twitter a ajouté :

Je ne peux pas m'empêcher de continuer à penser à nos héros tombés et à ceux qui purgent des peines aux États-Unis / #Gambie Merci pour votre sacrifice

Tha Scribbler Bah a publié la carte d'identité d'un électeur gambien, la décrivant comme “l'arme dont tous les politiciens devraient avoir peur, c'est petit, mais ça fait plus de mal à un homme politique qu'une balle. Soyez en conscients ! “.

Au-delà des célébrations dans les rues de Banjul, un utilisateur de médias sociaux a tweeté :

Le pays le plus PETIT d'Afrique, la Gambie, a fait faire au continent son plus GRAND pas en avant en démocratie cette année

Le Président Jammeh a perdu contre Adama Barrow, qui s'était présenté en candidat indépendant soutenu par une coalition de sept partis politiques. Le nouvel élu devrait conduire un gouvernement de coalition de transition pour une période de trois ans, avec lequel il mettra en œuvre une série de réformes liées au processus de démocratisation. M. Barrow, un promoteur immobilier, était inconnu en politique en  Gambie jusqu'à très récemment. Il a remporté l'élection avec 45,5% des voix contre 36,7% pour Jammeh, tandis qu'un troisième candidat, Mamma Kandeh, a réussi à attirer environ 17,8% des voix.

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