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Gabriela García Calderón, sept années au quotidien avec Global Voices

 

Gabriela au Kenya en 2010, avec la Rift Valley à l'arrière-plan. Courtoisie Gabriela García Calderón Orbe

Gabriela au Kenya en 2010, avec la Rift Valley à l'arrière-plan. Courtoisie Gabriela García Calderón Orbe

Gabriela García Calderón a rejoint Global Voices en 2007, et depuis, dévouée et toujours amicale, elle  contribue sans relâche, avec d'excellents articles, à l'édification de cette communauté dynamique, qui célèbre ses dix ans. Elle est l'un des contributeurs les plus réguliers ainsi que les plus prolifiques et a récemment été éditeur intérimaire chargée de l'Amérique latine.

Global Voices (GV): Lorsque Juan Arellano vous a interviewée en juillet 2009, vous étiez traductrice pour GV espagnol depuis près de deux ans. Aujourd'hui, vous comptez plus de 7160 contributions au sein de GV en espagnol – le nombre le plus élevé à GV si je ne me trompe pas – et plus de 415 sur GV en anglais. En outre, vous avez exercé quelque temps les fonctions d'éditrice intérimaire de GV pour l'Amérique latine. Parlez-nous des étapes de votre implication au sein de Global Voices.

Gabriela García Calderón (GGC): Tout a été un un processus graduel. J'ai commencé à la fin de 2007, comme traductrice bénévole pour GV en espagnol et deux ans plus tard, Eddie Avila, alors rédacteur en chef régional, m'a invitée à être auteur. Je suis devenue, alors, traductrice bénévole et auteure. Quand notre ancienne rédactrice en chef Silvia Viñas a pris son congé de maternité, elle m'a demandé de la remplacer pendant les deux mois de son absence. Et quand elle a décidé de changer d'emploi, on m'a demandé de la remplacer provisoirement.

Entre temps, j'avais aussi écrit quelques articles pour Rising Voices, d'autre part, j'aide actuellement Eddie Avila dans le projet Rising Voices Amazonia  [fr].

GV: Est-ce que votre expérience de la traduction, de la création et de l'éditing a changé votre vision du monde au cours de ces années ?

GGC: Oui, ça me fait réfléchir beaucoup plus sur les personnes touchées par chaque information ou événement que nous rapportons. Les informations ne se limitent pas uniquement aux accidents ou aux manifestations, c'est celle d'une fille qui raconte sur Twitter comment elle s'est sentie malade lorsqu'on a lancé du gaz lacrymogène à côté d'elle, ou celle d'un volontaire qui partage ses réflexions après avoir vu directement les effets d'un typhon. Ce qui me porte à considérer le côté humain des informations et me fait réaliser qu'il ne s'agit pas que de statistiques et de chiffres, mais de personnes.

GV: Est-ce que votre travail avec GV a un impact sur vos activités d'avocate ?

GGC: Faire partie de GV m'a rendue plus sensible à ce qui se passe dans le monde. De même, quand je prends connaissance d'une affaire judiciaire, je tends à me concentrer sur la façon dont elle affecte quelqu'un pour essayer de faire respecter la loi. Nous lisons tellement à propos d'endroits où les gens n'obtiennent pas justice, que j'ai la chance depuis là où je me trouve d'être en mesure d'aider quelqu'un à voir ses droits respectés.

GV: Le monde des médias sociaux a-t-il changé beaucoup en Amérique latine depuis, disons, 2009 ? 

GGC: En 2009, Twitter n'était pas utilisé comme il l'est maintenant. A présent, les politiciens expriment leurs pensées via Twitter et parfois ils créent tout un buzz avec seulement 140 caractères. Les citoyens ordinaires aussi utilisent Twitter pour dénoncer des incidents où ils estiment que leurs droits sont violés. Ou pour signaler des tremblements de terre, très fréquents dans ce pays. Par exemple, il y a quelques jours, il y a eu un séisme à Lima. il a fallu un peu de temps aux médias pour réagir. Mais immédiatement après, Twitter a commencé à inonder de messages sur le tremblement de terre.

GV: Vous êtes aussi une blogueuse active. Quelle est la place que tient cette activité dans votre vie quotidienne ? 

GGC: Mon blog m'a apporté beaucoup de moments de bonheur, beaucoup de bons amis dans des pays très divers et l'idée que partager des événements et des incidents quotidiens en vaut la peine, aussi insignifiants que nous estimions qu'ils soient. Il est incroyable de voir comment les idées et les pensées similaires que nous pouvons trouver quand nous sommes confrontés à une situation simple, peu importe si cela se produit au Pérou, en Espagne ou au Qatar.

GV: Pourriez-vous aussi apporter quelques précisions sur la façon dont vous gérez votre propre temps pour toutes ces tâches, y compris votre travail comme avocate ? Des conseils ?

GGC: Chaque jour apporte ses propres problèmes. Ce que je fais chaque jour est de diviser mes activités et voir celles qui ont la priorité. Si un post sur GV doit être publié tout de suite, tout le reste devra attendre. La même chose avec toutes les autres activités. Cela fonctionne pour les jours de la semaine. Le week-end, j'essaie d'être loin de l'ordinateur, ce qui n'est pas une tâche facile ! Je finis à un certain point par consulter mes e-mails et exécuter des tâches afin de réduire ma charge de travail pour la semaine.

GV: Autre chose que vous aimeriez ajouter ?

GGC: Je souhaite à GV un heureux dixième anniversaire ainsi que beaucoup d'autres anniversaires à venir. Je suis tellement heureuse d'appartenir à cette communauté incroyable, où chacun compte comme une personne et où tout le monde a son mot à dire. 

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